« Nous avons reçu une visite imprévue et impromptue car on ne s’y attendait pas. L’Etat est un tout et la gestion d’une institution est une continuité. Moi j’assume ce que mes prédécesseurs ont fait. Il suffit d’assumer l’actif et le passif. Et dès l’instant que l’on accepte de gérer de l’argent, il faudra se préparer à rendre compte du déroulement des activités Et je pense que c’est une excellente idée car nous allons faire des levées de fonds. Il faudrait que la ville soit notée et pour cela il faut qu’elle soit auditée. Sachez que la gestion de la ville fait l’objet d’une demande d’enquête de la brigade de recherche de la gendarmerie à la demande du parquet. Nous allons nous organiser pour que les informations soient à la portée des enquêteurs en leur fournissant toutes les données ». C’est en ces termes que l’édile de la ville de Dakar, Khalifa Ababacar Sall a ouvert la première session du conseil municipal de l’année 2012. Pour le maire de la ville, les audits doivent être salutaires. « Il ne faut pas avoir peur des audits car dans la gestion d’une entreprise il peut y arriver qu’on fasse des erreurs dans la gestion, commettre des fautes, des imprudences. Mais la seule chose qu’un gestionnaire doit éviter c’est qu’on lui reproche d’avoir volé, ou détourner de l’argent. Avant d’enchaîner : « déceler des fautes de gestion permet à l’auditeur de vous donner des orientations, afin de s’améliorer ». La demande de la gendarmerie n’ébranle nullement M. Sall. « Nous n’avons pas peur et ceux qui viennent nous permettrons de déceler nos insuffisances, nos manquements, nos fautes et par l’occasion ils nous aideront à les corriger. Si ce sont des fautes qui méritent d’être sanctionnées nous serons sanctionné et nous l’assumerons pleinement, il y a aucun problème ». Avant de clore le débat en ces termes : « je n’ai aucune crainte car il s’agit de la vie de l’institution. Et cela ne pose aucun problème dans la mesure où nous allons prouver ce nous avons fait dans le cadre du travail ».
39 milliards pour embellir la ville
Pour l’année 2012, l’embellissement de la ville de Dakar va se faire avec une enveloppe de 39 milliards de francs. Cette somme se justifie par les activités mondiales qui se profilent d’ici le mois de décembre. D’après Kalifa Sall « l’année va être chargée, nous allons mettre au moins 39 milliards d’investissements dans le cadre de l’éclairage, de la voierie, le pavage et dans le domaine de la santé et de l’aménagement de certains ronds-points et ruelles. Et nous avons aussi Africités, c’est pourquoi nous avons mis autant de moyen car nous recevons les 4 et 8 décembre trois manifestations d’envergure mondiale. Et pour une ville nette, correcte et propre avec les normes minimales, ça ne sera pas facile car 2012 est une année très chargée. Et nous allons dans les six prochains mois faire les bouchées doubles. Heureusement que les marchés sont presque à terme et nous n’allons pas avoir beaucoup de soucis ». Revenant sur la session de l’année dernière, le maire avoue avoir eu des difficultés financières. « 2011 a été une année difficile en termes de recettes, de dépenses, nos difficultés avec le gouvernement ont été exacerbées, nous n’avons pas reçu les rôles d’impôt à temps. C’est la même situation qui se pose, jusqu’au moment où je vous parle nous n’avons pas reçu nos rôles d’impôts. C’est pourquoi, nous posons le problème des réformes. Pour le maire, la décentralisation des collectivités est impérative. « L’année 1996 a été un moment pour la décentralisation car nous constatons que les collectivités locales ne détiennent pas l’assiette de leurs ressources et il n’y a que l’Etat pour régler cette situation. Comment comprendre que pour les impôts d’une année, nous sommes à la fin du 6e mois et que nous n’avons pas reçu les rôles d’impôts qui sont estimés entre 20 et 30 milliards de francs Cfa ».
Fatou Baba FALL (stagiaire) - Loffice
39 milliards pour embellir la ville
Pour l’année 2012, l’embellissement de la ville de Dakar va se faire avec une enveloppe de 39 milliards de francs. Cette somme se justifie par les activités mondiales qui se profilent d’ici le mois de décembre. D’après Kalifa Sall « l’année va être chargée, nous allons mettre au moins 39 milliards d’investissements dans le cadre de l’éclairage, de la voierie, le pavage et dans le domaine de la santé et de l’aménagement de certains ronds-points et ruelles. Et nous avons aussi Africités, c’est pourquoi nous avons mis autant de moyen car nous recevons les 4 et 8 décembre trois manifestations d’envergure mondiale. Et pour une ville nette, correcte et propre avec les normes minimales, ça ne sera pas facile car 2012 est une année très chargée. Et nous allons dans les six prochains mois faire les bouchées doubles. Heureusement que les marchés sont presque à terme et nous n’allons pas avoir beaucoup de soucis ». Revenant sur la session de l’année dernière, le maire avoue avoir eu des difficultés financières. « 2011 a été une année difficile en termes de recettes, de dépenses, nos difficultés avec le gouvernement ont été exacerbées, nous n’avons pas reçu les rôles d’impôt à temps. C’est la même situation qui se pose, jusqu’au moment où je vous parle nous n’avons pas reçu nos rôles d’impôts. C’est pourquoi, nous posons le problème des réformes. Pour le maire, la décentralisation des collectivités est impérative. « L’année 1996 a été un moment pour la décentralisation car nous constatons que les collectivités locales ne détiennent pas l’assiette de leurs ressources et il n’y a que l’Etat pour régler cette situation. Comment comprendre que pour les impôts d’une année, nous sommes à la fin du 6e mois et que nous n’avons pas reçu les rôles d’impôts qui sont estimés entre 20 et 30 milliards de francs Cfa ».
Fatou Baba FALL (stagiaire) - Loffice
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