Mouvement d’humeur des Ex-travailleurs de la SOTRAC, de la SIAS et d'AMA Sénégal : La Présidente de la CNDH appelle à surseoir à la grève de la faim


La Présidente de la Commission nationale des Droits de l'Homme (CNDH), le Professeur Amsatou Sow SIDIBÉ, s'est rendue ce vendredi au Terminus Liberté V, où sont regroupés d'anciens travailleurs de la SOTRAC, de la SIAS et d'AMA Sénégal, actuellement en grève de la faim depuis le 17 août 2026. Cette visite avait pour objectif de s'enquérir de leur situation et d'échanger avec les représentants des grévistes sur leurs revendications.

 

Entourés au sein d'un cadre unitaire comptant 5 221 membres, les anciens travailleurs réclament le règlement d'un reliquat d'indemnités consécutif à la liquidation de leurs entreprises. Selon les informations recueillies par la CNDH, ce reliquat est actuellement estimé à environ 11,4 milliards de francs CFA.

 

Au cours des échanges, la Présidente de la CNDH a pris la mesure de la situation particulièrement préoccupante de ces anciens travailleurs, dont beaucoup sont aujourd'hui âgés et confrontés à une grande précarité. Plus de 800 d'entre eux seraient décédés sans avoir perçu l'intégralité de leurs droits, tandis que de nombreuses familles restent confrontées à des difficultés liées à la santé, à la scolarisation des enfants et aux moyens de subsistance.

 

Face aux risques que fait peser la grève de la faim sur la santé et la vie des personnes concernées, le Professeur Amsatou Sow SIDIBÉ a demandé aux représentants des grévistes de surseoir à cette forme extrême de protestation, le temps de permettre la recherche d'une solution à cette situation qui perdure depuis plusieurs années.

 

La CNDH recommande aux autorités l'ouverture urgente d'un dialogue avec les représentants des ex-travailleurs, la mise en place d'un dispositif de prise en charge médicale des grévistes dont l'état de santé se dégrade, ainsi que l'élaboration d'un mécanisme transparent et progressif de règlement du passif social, assorti d'un échéancier précis. Pour la CNDH, le règlement définitif de ce dossier constituerait un signal fort en faveur de la justice sociale, de l'équité et du respect des droits humains, tout en permettant de tourner une page douloureuse pour des milliers de familles sénégalaises.

Vendredi 11 Septembre 2026
Dakaractu



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