Ce n’est pas encore le bout du tunnel pour les mutilés de guerre et invalides de l’armée sénégalaise. Malgré les promesses de l’Etat pour une réinsertion, les maux de ces fils du Sénégal ayant versé leur sang pour la patrie, restent toujours entiers. Pape Mar Gaye ex soldat de première classe signale : « nous sommes des jeunes qui étions dynamiques mais malheureusement, comme moi, des éclats d’obus m’ont bousillé la jambe. On ne peut pas tout dire mais, ce sont de mauvais souvenirs ». Ce qui le pousse à dire que « le devoir de l’Etat c’est de nous soutenir ». Mais, le mutilé de guerre se désole : « le régime passé faisait des efforts avec de petits rappels. Mais, avec l’actuel, il n’y a que des promesses. Vous entendez chaque le 4 Avril, le président faire des promesses en direction des blessés de guerre avec les indemnisations. Nous attendons toujours ».
Selon toujours l’ex soldat, les souffrances de ses frères d’arme sont loin d’être réglés. « Nous avons chacun un carnet de pension d’invalidité, un carnet de pharmacie. Et chaque blessé de guerre est traité selon le taux qu’il a », révèle-t-il. Tout en faisant savoir : « c’est en 2010 que j’ai été blessé. La fondation des invalides m’a demandé ce que je voulais faire. C’est par la suite que j’ai fait une formation en audio-visuel. C’est d’ailleurs ce qui m’avait conduit à la TFM comme caméraman ».
C’est, conscients des souffrances des soldats invalides, que certains d’entre eux ont mis en place une structure permettant à leurs ex frères d’arme de se recycler. C’est dans ce cadre qu’est né depuis 2006, AXEES, une société de sécurité privée. En droite ligne avec la politique du chef de l’Etat qui, le 4 Avril dernier, signait un décret qui valorisait les anciens militaires blessés au combat.
Selon le directeur général adjoint, El Hadj Mamouthiam Guèye, ancien major de l’armée sénégalaise, blessé de guerre au Liban et dans le Golf, « je trouve que ce sont des gens qu’on peut faire travailler parce qu’ils ont payé de leur sang et ils sont très jeunes. Vous voyez qu’il y a beaucoup de boulots au Sénégal qui ne demandent pas la mobilité. On ne peut seulement leur payer des pensions et leur demander de rester chez eux. Ça ne les valorise pas, ils ont des responsabilités, ils ont de la famille et ils ont plein d’énergie ».
Ainsi, signale-t-il, « en rapport avec la fondation des invalides, on en a sélectionné une trentaine et il y en a qui travaillent ici dans la vidéo surveillance de la SOCOCIM. Il y en a d’autres qui travaillent au niveau de Dubaï Port toujours dans la vidéo surveillance ».
Pour Simon Diouf, ancien caporal-chef au bataillon des commandos, aujourd’hui invalide et blessé en 2009 au Darfour et en Casamance en 2011, « nous sommes maintenant des agents de sécurité en vidéo surveillance. Ce travail ne nécessite pas beaucoup de mobilité, parce que je me trouve dans mon écran et j’alerte les autres agents sur le terrain, en cas de besoin ».
Enfin, El Hadji Mamouthiam Guèye, voudrait que les autres grandes sociétés fassent comme la SOCOCIM afin d’appuyer l’Etat dans sa politique d’insertion des soldats invalides et blessés de guerre. « Les autres grandes sociétés devraient quand même recruter dans les rangs des blessés de guerre, afin d’appuyer l’Etat du Sénégal dans sa politique d’insertion de ces derniers. Certains ont de bons niveaux d’études ».
Selon toujours l’ex soldat, les souffrances de ses frères d’arme sont loin d’être réglés. « Nous avons chacun un carnet de pension d’invalidité, un carnet de pharmacie. Et chaque blessé de guerre est traité selon le taux qu’il a », révèle-t-il. Tout en faisant savoir : « c’est en 2010 que j’ai été blessé. La fondation des invalides m’a demandé ce que je voulais faire. C’est par la suite que j’ai fait une formation en audio-visuel. C’est d’ailleurs ce qui m’avait conduit à la TFM comme caméraman ».
C’est, conscients des souffrances des soldats invalides, que certains d’entre eux ont mis en place une structure permettant à leurs ex frères d’arme de se recycler. C’est dans ce cadre qu’est né depuis 2006, AXEES, une société de sécurité privée. En droite ligne avec la politique du chef de l’Etat qui, le 4 Avril dernier, signait un décret qui valorisait les anciens militaires blessés au combat.
Selon le directeur général adjoint, El Hadj Mamouthiam Guèye, ancien major de l’armée sénégalaise, blessé de guerre au Liban et dans le Golf, « je trouve que ce sont des gens qu’on peut faire travailler parce qu’ils ont payé de leur sang et ils sont très jeunes. Vous voyez qu’il y a beaucoup de boulots au Sénégal qui ne demandent pas la mobilité. On ne peut seulement leur payer des pensions et leur demander de rester chez eux. Ça ne les valorise pas, ils ont des responsabilités, ils ont de la famille et ils ont plein d’énergie ».
Ainsi, signale-t-il, « en rapport avec la fondation des invalides, on en a sélectionné une trentaine et il y en a qui travaillent ici dans la vidéo surveillance de la SOCOCIM. Il y en a d’autres qui travaillent au niveau de Dubaï Port toujours dans la vidéo surveillance ».
Pour Simon Diouf, ancien caporal-chef au bataillon des commandos, aujourd’hui invalide et blessé en 2009 au Darfour et en Casamance en 2011, « nous sommes maintenant des agents de sécurité en vidéo surveillance. Ce travail ne nécessite pas beaucoup de mobilité, parce que je me trouve dans mon écran et j’alerte les autres agents sur le terrain, en cas de besoin ».
Enfin, El Hadji Mamouthiam Guèye, voudrait que les autres grandes sociétés fassent comme la SOCOCIM afin d’appuyer l’Etat dans sa politique d’insertion des soldats invalides et blessés de guerre. « Les autres grandes sociétés devraient quand même recruter dans les rangs des blessés de guerre, afin d’appuyer l’Etat du Sénégal dans sa politique d’insertion de ces derniers. Certains ont de bons niveaux d’études ».
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