KOLDA : les commerçants détaillants suivent le mot d’ordre de grève…


Les commerçants détaillants de Kolda, à l’image de ceux du pays, observent le mot d’ordre de grève pour fustiger la nouvelle grille tarifaire des prix édictée par l’État. Dans la ville, presque tous les commerçants détaillants ont fermé leurs boutiques pour se faire entendre. En ce sens, Ibrahima Sy, le président des commerçants détaillants, estime que la grève est observée pour montrer leur désapprobation envers les nouveaux prix fixés par l’État. Ainsi, il soutient que « c’est comme une imposition pour nous, car on ne nous a pas fixé le prix auquel on doit acheter chez le grossiste. » Et cette mésentente concerne les prix des denrées comme le sucre, l’huile, le lait, l’oignon et l’aliment de bétail.

À en croire toujours Ibrahima Sy, « nous sommes des pères de famille comme tout le monde avec des charges, mais nous ne faisons pas cette grève de gaité de cœur. Nous voulons demander à l’État de reconsidérer les prix au niveau des grossistes pour ne pas nous ruiner. Par exemple, la grille tarifaire dit que le détaillant doit vendre le kilogramme de sucre à 600 f cfa, mais ne dit pas le prix d’achat chez le grossiste. » Dans la foulée, il précise : « nous voulons que les prix soient harmonisés du grossiste au détaillant. Mais, il ne faut pas nous imposer des prix qui ne suivent pas la chaine et qui risquent de nous ruiner. Et si rien n’est fait, nous allons ouvrir nos boutiques sans vendre du sucre, de l’huile, du lait et les oignons et laisser ces produits aux autres… » 

Il faut signaler que cette grève des commerçants a pris au dépourvu plusieurs personnes surtout dans les quartiers. Ainsi, les populations étaient obligées de faire la queue  dans les boulangeries pour avoir le pain. Mais certains étaient obligés aussi d’aller au marché central pour se ravitailler au niveau des grossistes. Et cette situation a créé de sérieuses perturbations dans les familles. 

Maoundé D., ménagère de son état, d’avancer : « je me suis réveillée comme d’habitude, mais à ma grande surprise la boutique du coin était fermée pour la grève. Et nous avons eu du mal à prendre le petit déjeuner et à préparer le déjeuner comme on s’approvisionne toujours à la boutique. Et ces deux jours vont être durs pour les consommateurs. Je pense que l’État devrait trouver une entente pour le retour à la normale. » À cela, elle ajoute « la réduction des prix est une bouffée d’oxygène pour les consommateurs, mais elle doit être accompagnée par des mesures inclusives… » 

Jeudi 24 Novembre 2022
Dakaractu



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