Le Bloc des centristes gaïndé n’approuve pas la suppression du Sénat. Jean Paul Dias et ses camarades jugent le prétexte des inondations «fallacieux» et continueront à militer pour le retour de cette institution parlementaire.
Jean Paul Dias met du sable dans le couscous de la suppression du Sénat. Alors que le président de la République a quasi-unanimement bénéficié des retombées politiques de cette décision, le Secrétaire général du Bloc des centristes gaïndé (Bcg), de surcroît membre de la coalition Macky 2012, ne s’explique, lui, cette décision. Dans un communiqué, le Bcg dit en prendre acte, même s’il n’est convaincu «ni de l’opportunité ni de l’efficacité» d’une telle mesure. Jean Paul Dias et ses camarades estiment que la Chambre haute du parlement a «toute sa place» dans l’architecture institutionnelle du pays. Mieux, le «prétexte des inondations avancé pour justifier» la suppression du Sénat est «fallacieux». Car, fait-on remarquer dans le même communiqué, «en même temps que le Sénégal, les Etats-Unis ont connu des inondations autrement plus graves ». Pourtant, poursuit-on, ce pays « n’a, pour cette raison, supprimé aucune institution.» Par conséquent, souligne le Bcg, «ni l’émotion, ni le lobbying politicien des perdants de l’élection présidentielle ni la manipulation de l’opinion publique ou des renseignements d’Etat ne sauraient fonder cette décision». Il faut plutôt, suggère-t-on, dans le même communiqué, s’attaquer aux «niches de gaspillage» comme des agences budgétivores et certaines ambassades dont la rationalisation ou la fermeture allaient «entraîner au moins un gain cumulé d’au moins 50 milliards pour le trésor public». Et cela, compte non tenu de la non récupération des milliers de milliards «volés par l’ancien régime et qui dorment dans les paradis extérieurs».
«LE BCG CONTINUERA A MILITER POUR LE RETOUR D’UN TEL SENAT»
Le Bcg rappelle, en tout cas, qu’il a modestement contribué à l’établissement d’un Programme de gouvernement qui «ne prévoyait nullement la suppression du Sénat». M. Dias et Cie de préciser : «Evidemment, un Sénat conçu autrement où n’importe qui ne saurait être candidat, où les mandats seraient limités à 2, où le quota de sénateurs élus seraient de loin supérieur à celui des sénateurs nommés, où la répartition des élus serait établie, par département, en rapport avec le nombre de conseillers locaux votant, où la proportionnelle, par département, serait introduite, où les députés ne feraient pas partie du corps électoral, etc.» Dans tous les cas, avertissent ses alliés de l’Alliance pour la République (Apr), parti du Président Sall, «le Bcg continuera donc à militer pour le retour d’un tel Sénat».
S’agissant des relations diplomatiques entre Dakar et Banjul, M. Dias et ses camarades, après avoir «salué» la fermeté du Président Macky Sall, en exigent davantage, quitte à aller «jusqu’au gel des avoirs et la fermeture de frontières, et même «l’interdiction pour les officiels d’entrer ou de transiter au Sénégal».
Cette sortie de Jean Paul Dias vient au moment où des informations- L’As de la semaine- font état d’une éventuelle suppression du Conseil économique et social à la tête duquel il serait pressenti.
osba@lequotidien.sn
Jean Paul Dias met du sable dans le couscous de la suppression du Sénat. Alors que le président de la République a quasi-unanimement bénéficié des retombées politiques de cette décision, le Secrétaire général du Bloc des centristes gaïndé (Bcg), de surcroît membre de la coalition Macky 2012, ne s’explique, lui, cette décision. Dans un communiqué, le Bcg dit en prendre acte, même s’il n’est convaincu «ni de l’opportunité ni de l’efficacité» d’une telle mesure. Jean Paul Dias et ses camarades estiment que la Chambre haute du parlement a «toute sa place» dans l’architecture institutionnelle du pays. Mieux, le «prétexte des inondations avancé pour justifier» la suppression du Sénat est «fallacieux». Car, fait-on remarquer dans le même communiqué, «en même temps que le Sénégal, les Etats-Unis ont connu des inondations autrement plus graves ». Pourtant, poursuit-on, ce pays « n’a, pour cette raison, supprimé aucune institution.» Par conséquent, souligne le Bcg, «ni l’émotion, ni le lobbying politicien des perdants de l’élection présidentielle ni la manipulation de l’opinion publique ou des renseignements d’Etat ne sauraient fonder cette décision». Il faut plutôt, suggère-t-on, dans le même communiqué, s’attaquer aux «niches de gaspillage» comme des agences budgétivores et certaines ambassades dont la rationalisation ou la fermeture allaient «entraîner au moins un gain cumulé d’au moins 50 milliards pour le trésor public». Et cela, compte non tenu de la non récupération des milliers de milliards «volés par l’ancien régime et qui dorment dans les paradis extérieurs».
«LE BCG CONTINUERA A MILITER POUR LE RETOUR D’UN TEL SENAT»
Le Bcg rappelle, en tout cas, qu’il a modestement contribué à l’établissement d’un Programme de gouvernement qui «ne prévoyait nullement la suppression du Sénat». M. Dias et Cie de préciser : «Evidemment, un Sénat conçu autrement où n’importe qui ne saurait être candidat, où les mandats seraient limités à 2, où le quota de sénateurs élus seraient de loin supérieur à celui des sénateurs nommés, où la répartition des élus serait établie, par département, en rapport avec le nombre de conseillers locaux votant, où la proportionnelle, par département, serait introduite, où les députés ne feraient pas partie du corps électoral, etc.» Dans tous les cas, avertissent ses alliés de l’Alliance pour la République (Apr), parti du Président Sall, «le Bcg continuera donc à militer pour le retour d’un tel Sénat».
S’agissant des relations diplomatiques entre Dakar et Banjul, M. Dias et ses camarades, après avoir «salué» la fermeté du Président Macky Sall, en exigent davantage, quitte à aller «jusqu’au gel des avoirs et la fermeture de frontières, et même «l’interdiction pour les officiels d’entrer ou de transiter au Sénégal».
Cette sortie de Jean Paul Dias vient au moment où des informations- L’As de la semaine- font état d’une éventuelle suppression du Conseil économique et social à la tête duquel il serait pressenti.
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