En garde à vue à la brigade de Colobane, Ousmane Ngom a reçu la visite de son épouse


En garde à vue à la brigade de Colobane, Ousmane Ngom a reçu la visite de son épouse
DAKARACTU.COM  Les choses se corsent pour Ousmane Ngom. Après être presenté au procureur ce matin, l'ancien patron de la police se trouve actuellement  à la brigade de recherches de Colobane. L'ex-ministre de l'interieur qui n'a pu prendre son petit déjeuner ce matin au moment où il était cueilli par les eléments de la Bip à Kolda, a pu prendre son repas de midi. Ousmane Ngom a en effet reçu la visite de son épouse qui lui a apporté à manger. 
Mercredi 20 Juin 2012




1.Posté par keks le 20/06/2012 20:23
TOT OU TARD MACKY VA SUBIR LE MEME TRAITEMENT DANS 10 ANS S IL N ARRIVE PAS A ECLAIRER L ORIGINE DE SA FORTUNE .

2.Posté par DEU DEUG le 20/06/2012 20:25
HE BIEN M. Ngom force restera a la loi. tu ne dois pas te plaindre. tu as subi tes propres methode. Enfin une bonne action depuis le 25 mars. A qui le tour.

3.Posté par coolman le 20/06/2012 20:58
il est temps q'il paye pour toutes les bêtises qu’il a fais durant ces 10 ans

4.Posté par deugg rek le 20/06/2012 21:08
mais macky ne doit pas oublier qu'on ne l'a pas elu pour regler dees comptes personnels.macky sall mets la main a la patte avant qu'il ne soit tard a bon entendeur peace out.

5.Posté par modou le 20/06/2012 21:26
Adounaa gui nii,yalla rek moy bour

6.Posté par bocar le 20/06/2012 22:36
L’ancien Premier ministre et ancien maire de Thiès, M. Idrissa Seck a, une nouvelle fois été auditionné hier dans la matinée par la Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice au sujet de l’affaire des Chantiers de Thiès. Après ce jeu de questions-réponses, qui a duré plusieurs heures, M. Seck, qui affichait la sérénité a salué ses militants venus nombreux le soutenir tout en continuant à clamer à la presse son innocence dans cette affaire.

C’est vers les coups de 9H 25 que l’ancien Maire de la Cité du Rail, accompagné de ses avocats, près d’une dizaine, s’est présenté devant la porte de la Haute cour de Justice où étaient déjà massés des militants de son parti venus des quatre coins du pays. Arborant le plus souvent l’orange, la couleur du Rewmi, la formation politique dirigée par M. Idrissa Seck et en nombre considérable et progressif au fil des heures, ces derniers surexcités et encadrés par la direction de ce parti à savoir MM Oumar Sarr, Pape Diouf et les autres n’ont cessé de chanter : « Idy président », ou encore, « Vous êtes innocent, ils ne peuvent rien contre vous ».

Si les uns parmi eux brandissaient des pancartes et autres banderoles, d’autres par contre égrenaient leur chapelet en invoquant le Tout-Puissant pour que sûrement leur leader bénéficie d’un non-lieu total dans cette affaire où il a déjà obtenu un non-lieu partiel, après avoir séjourné pendant sept mois à la prison de Rebeuss pour enrichissement illicite, transfert de fonds à l’étranger, etc. Les heures passent, mais le soleil de plomb qui darde ses rayons sur la Corniche n’affecte en rien l’ardeur de ces militants et inconditionnels de l’ancien Premier ministre.

Ils attendent stoïquement la fin de l’audition. Par moments, ils étanchent leur soif par un sachet d’eau ou bien ils écoutent, attentifs les consignes des membres de la Direction de Rewmi. Les forces de l’ordre en nombre considérable veillent et les journalistes venus nombreux occupent les premières loges. Il est 11 h quand le chargé de communication d’Idrissa Seck, M. Thiongane s’approche de ses confrères pour donner une information : Vous vous rendez compte, depuis des heures, l’audition n’a pas encore débuté parce que la greffière n’est pas encore là ?

C’est scandaleux… ». Enfin, elle (la greffière) est là, s’exclame-t-on du côté des responsables de Rewmi. S’en suit un brouhaha qui ne lui laisse pas le temps de continuer sa phrase. Ceci s’explique par un mouvement de foule qui a cru à une sortie imminente de M. Idrissa Seck à la suite d’un renvoi de l’audition par les juges. Mais, il n’en fut rien. C’était une fausse alerte.

La commission rogatoire

Finalement, c’est à 16 heures passées que l’ancien maire de Thiès, debout à bord de sa voiture et très souriant s’est adressé aux journalistes. Tout au long de son discours, il n’a cessé de clamer son innocence dans cette affaire dite des chantiers de Thiès et des accusations de malversation et autres accusations qui s’y greffent. Selon lui, rien n’a été trouvé par les enquêteurs pour remettre en cause son innocence. M. Idrissa Seck a même insisté en soutenant que ceux qui l’accusent savent pertinemment qu’il n’a rien à se reprocher dans cette affaire. Interrogé sur la prochaine date d’une prochaine audition le concernant dans cette affaire, il a répondu aux journalistes qu’aucune date n’a été fixée à cet effet. L’ancien Premier ministre a été accompagné jusque chez lui par une foule nombreuse.

De leur côté, ses avocats avec à leur tête Me Boucounta Diallo, se sont interrogés sur le pourquoi de cette audition après un non-lieu total obtenu par le ministre de l’Habitat et de la Construction, M. Salif Bâ, poursuivi pour les mêmes faits. Parlant d’un « dossier alibi et d’une prise d’otage », Me Diallo a déclaré : « Hélas, aujourd’hui encore pour ceux qui espéraient avoir quelque chose contre l’ancien Premier ministre, sachez que nous sommes restés sur notre faim à savoir qu’aucun élément probant n’a encore été brandi pour enfoncer celui qui a toujours proclamé son innocence.

Il y a deux arrêtés au moins qui nous permettent de dire que les choses vont s’arrêter là. Il s’agit du non-lieu total dont bénéficie un ancien ministre dans cette affaire où il est dit qu’en l’état actuel de la procédure, on ne peut pas dire que les fonds utilisés dans les chantiers de Thiès ont été utilisés ailleurs que dans le cadre de ces chantiers. Et, il y a aussi le non-lieu partiel dont bénéficie notre client qui fait référence. Dès lors que dans un arrêt qui blanchit définitivement et totalement un accusé, on se demande pourquoi, on continue des auditions de M. Seck dans cette affaire ».

Dans cette même lancée, le coordonnateur du collectif chargé de la défense d’Idrissa Seck a affirmé qu’ « en l’absence d’éléments nouveaux fondant la responsabilité de M. Bara Tall dans cette affaire, aujourd’hui aucune poursuite ne peut être envisagée contre M. Seck ». Il a également indiqué qu’il n’y a aucun document nouveau qui leur a été présenté au sujet de la commission rogatoire qui a été brandie à un moment donné dans cette affaire.

Me Boucounta Diallo prône ’’l’arrêt des poursuites’’ contre Idrissa Seck

Le conseiller de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck dans l’affaire dite des ’’chantiers de Thiès’’, Me Boucounta Diallo, a appelé, mercredi, à Dakar, à l’arrêt des poursuites contre son client, soutenant ’’qu’aucun élément probant n’a encore été brandi pour l’enfoncer ’’.

’’Pour ceux qui espéraient avoir quelque chose contre l’ancien Premier ministre, sachez encore que nous sommes restés sur notre faim. Aucun élément probant n’a encore été brandi pour enfoncer celui qui a toujours proclamé son innocence’’, a-t-il notamment déclaré à la presse.

Le coordonnateur des avocats de la défense de l’ancien premier ministre s’exprimait au terme de l’audition d’Idrissa Seck par la Haute cour de justice dans l’affaire des ’’chantiers de Thiès’’.

’’Nous sommes arrivés depuis ce matin pour être auditionnés sur des faits que nous ne pouvons pas évoquer devant la presse du fait du secret lié à l’instruction. Par contre, les deux arrêts qui ont déjà été rendus par cette juridiction nous permettent d’espérer au moins que cette histoire va s’arrêter là’’, a-t-il fait observer.

’’Il s’agit en effet de l’arrêt de non lieu pour l’ancien ministre de l’Habitat Salif Ba et du non lieu partiel prononcé pour Idrissa Seck par cette même juridiction’’, a rappelé Me Diallo.

L’ancien Premier ministre, dans le cadre de ’’l’affaire des chantiers de Thiès’’, avait été emprisonné le 23 juillet 2005 avant d’être élargi le 7 février 2006, à la faveur d’un non-lieu partiel. Il était auditionné mercredi pour la deuxième fois, après un premier passage le 22 avril dernier.

INCIDENT D’AUDIENCE - Allusion à une Justice aux ordres de l’Exécutif : Violent accrochage entre Idy et le président Cheikh Tidiane Diakhaté

Il y a eu hier un très violent accrochage verbal entre le président de la Commission d’instruction et l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, quand ce dernier dans ses observations préliminaires, lui a fait remarquer que les immixtions de l’Exécutif dans la procédure judiciaire.

Dans ses observations préliminaires, Idrissa Seck a déclaré que pour la postérité, il est important de parler aux membres de la commission, de ce que l’on appelle le Protocole de Rebeuss. Pour signaler que d’abord, contrairement à ce que l’on dit, il n’a pris aucun engagement de quelque nature, ni politique ni financier avec le président de la République, Abdoulaye Wade. Interpellant directement, le président de la Commission d’instruction de la Haute Cour de justice, l’ancien Pm a insisté pour lui signifier qu’il l’a placé sous mandat de dépôt, l’a envoyé en prison, mais à son insu, le Président Wade a envoyé des gens pour négocier sa libération. Une façon de dire que les juges ne décident de rien dans cette affaire.

Il leur a dit : « Le Président (Wade) m’a envoyé des émissaires en me faisant des propositions, en m’accordant un non-lieu total dans l’affaire de l’atteinte à la sûreté de l’Etat et un non-lieu partiel sur les Chantiers de Thiès. » L’allusion est nette pour dire que c’est le Président (Wade), lui-même, qui a initié les poursuites, que c’est sur son instruction, il a été envoyé en prison. Le président de la Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice, Cheikh Tidiane Diakhaté a aussitôt vu rouge devant de tels propos et a voulu mettre fin au speech de l’ancien Pm. Il s’en suit un violent accrochage verbal qui ne connaîtra un répit qu’avec la proposition du juge Demba Kandji, qui a demandé une suspension de séance. Une suspension de séance qui durera environ quarante minutes au lieu de quinze. Les avocats de la défense en profitent pour se concerter. Me Khaly Niang lui aussi, s’en prendra au président de la Commission pour lui faire savoir qu’il n’a pas le droit d’empêcher son client de s’exprimer. Idrissa Seck revient à la charge pour dire au magistrat Cheikh Tidiane Diakhaté : « ça fait trois ans que vous m’avez pris ma liberté (…) Pour l’histoire et la justice, il faut clarifier. Si vous me privez de répondre, je ne parlerais plus. »

Après cet incident, Cheikh Tidiane Diakhaté, le président de la Commission reprend la parole pour dire que c’est le droit absolu de Idrissa Seck de faire sa déposition. Et d’ajouter : « Nous sommes des êtres comme vous et à notre mort, c’est sept mètres de percale qui nous accompagnerons. Il y a une seule constante, c’est Dieu. Donc, je vous laisse parler parce que nous allons tous mourir et rendre compte à Dieu. » Et Idrissa Seck de lui répondre : « C’est ma totale foi en ce que vous dites. C’est en la croyance en Dieu que j’ai refusé de déposer une demande de mise en liberté provisoire, en laissant le soin aux magistrats professionnels que vous êtes, la responsabilité de décider de ce dossier. Vous êtes cinq magistrats et je veux briguer votre suffrage quand je me présenterai à l’élection présidentielle. » Alors intervient le juge Demba Kandji pour demander à Idrissa Seck de continuer ses observations préliminaires.

L’ancien Pm s’est largement exprimé pour lever ce qui, pour lui, relève d’équivoques sur le protocole de Rebeuss et sur le fait que la Justice ait été instrumentalisée par l’Exécutif. Cela d’autant plus qu’il déclare l’avoir personnellement expérimenté. Aux juges d’instruction, il fait remarquer : « Vous dites que tout l’argent est allé aux Chantiers de Thiès, je ne vois pas pourquoi je continue de comparaître devant vous (…) Vous me posez des questions que vos propres décisions ont réglées. »

7.Posté par observer le 20/06/2012 22:51
comme dit l'autre, force reste à la loi

8.Posté par kilifa le 20/06/2012 23:21
J'ai peur pour mon pays car nos politiciens sont ingrats. Khouraissi thiam sur tfm cest delirant

9.Posté par azerty le 21/06/2012 03:05
IL N A ENCORE RIEN VU.RIEN QUE POUR LE MEURTRE DE MAMADDOU DIOP IL DEVRAIT ETRE TRADUIT DEVANT LA CPI

10.Posté par Doumbelane le 21/06/2012 05:41
L’ancien Premier ministre et ancien maire de Thiès, M. Idrissa Seck a, une nouvelle fois été auditionné hier dans la matinée par la Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice au sujet de l’affaire des Chantiers de Thiès. Après ce jeu de questions-réponses, qui a duré plusieurs heures, M. Seck, qui affichait la sérénité a salué ses militants venus nombreux le soutenir tout en continuant à clamer à la presse son innocence dans cette affaire.

C’est vers les coups de 9H 25 que l’ancien Maire de la Cité du Rail, accompagné de ses avocats, près d’une dizaine, s’est présenté devant la porte de la Haute cour de Justice où étaient déjà massés des militants de son parti venus des quatre coins du pays. Arborant le plus souvent l’orange, la couleur du Rewmi, la formation politique dirigée par M. Idrissa Seck et en nombre considérable et progressif au fil des heures, ces derniers surexcités et encadrés par la direction de ce parti à savoir MM Oumar Sarr, Pape Diouf et les autres n’ont cessé de chanter : « Idy président », ou encore, « Vous êtes innocent, ils ne peuvent rien contre vous ».

Si les uns parmi eux brandissaient des pancartes et autres banderoles, d’autres par contre égrenaient leur chapelet en invoquant le Tout-Puissant pour que sûrement leur leader bénéficie d’un non-lieu total dans cette affaire où il a déjà obtenu un non-lieu partiel, après avoir séjourné pendant sept mois à la prison de Rebeuss pour enrichissement illicite, transfert de fonds à l’étranger, etc. Les heures passent, mais le soleil de plomb qui darde ses rayons sur la Corniche n’affecte en rien l’ardeur de ces militants et inconditionnels de l’ancien Premier ministre.

Ils attendent stoïquement la fin de l’audition. Par moments, ils étanchent leur soif par un sachet d’eau ou bien ils écoutent, attentifs les consignes des membres de la Direction de Rewmi. Les forces de l’ordre en nombre considérable veillent et les journalistes venus nombreux occupent les premières loges. Il est 11 h quand le chargé de communication d’Idrissa Seck, M. Thiongane s’approche de ses confrères pour donner une information : Vous vous rendez compte, depuis des heures, l’audition n’a pas encore débuté parce que la greffière n’est pas encore là ?

C’est scandaleux… ». Enfin, elle (la greffière) est là, s’exclame-t-on du côté des responsables de Rewmi. S’en suit un brouhaha qui ne lui laisse pas le temps de continuer sa phrase. Ceci s’explique par un mouvement de foule qui a cru à une sortie imminente de M. Idrissa Seck à la suite d’un renvoi de l’audition par les juges. Mais, il n’en fut rien. C’était une fausse alerte.

La commission rogatoire

Finalement, c’est à 16 heures passées que l’ancien maire de Thiès, debout à bord de sa voiture et très souriant s’est adressé aux journalistes. Tout au long de son discours, il n’a cessé de clamer son innocence dans cette affaire dite des chantiers de Thiès et des accusations de malversation et autres accusations qui s’y greffent. Selon lui, rien n’a été trouvé par les enquêteurs pour remettre en cause son innocence. M. Idrissa Seck a même insisté en soutenant que ceux qui l’accusent savent pertinemment qu’il n’a rien à se reprocher dans cette affaire. Interrogé sur la prochaine date d’une prochaine audition le concernant dans cette affaire, il a répondu aux journalistes qu’aucune date n’a été fixée à cet effet. L’ancien Premier ministre a été accompagné jusque chez lui par une foule nombreuse.

De leur côté, ses avocats avec à leur tête Me Boucounta Diallo, se sont interrogés sur le pourquoi de cette audition après un non-lieu total obtenu par le ministre de l’Habitat et de la Construction, M. Salif Bâ, poursuivi pour les mêmes faits. Parlant d’un « dossier alibi et d’une prise d’otage », Me Diallo a déclaré : « Hélas, aujourd’hui encore pour ceux qui espéraient avoir quelque chose contre l’ancien Premier ministre, sachez que nous sommes restés sur notre faim à savoir qu’aucun élément probant n’a encore été brandi pour enfoncer celui qui a toujours proclamé son innocence.

Il y a deux arrêtés au moins qui nous permettent de dire que les choses vont s’arrêter là. Il s’agit du non-lieu total dont bénéficie un ancien ministre dans cette affaire où il est dit qu’en l’état actuel de la procédure, on ne peut pas dire que les fonds utilisés dans les chantiers de Thiès ont été utilisés ailleurs que dans le cadre de ces chantiers. Et, il y a aussi le non-lieu partiel dont bénéficie notre client qui fait référence. Dès lors que dans un arrêt qui blanchit définitivement et totalement un accusé, on se demande pourquoi, on continue des auditions de M. Seck dans cette affaire ».

Dans cette même lancée, le coordonnateur du collectif chargé de la défense d’Idrissa Seck a affirmé qu’ « en l’absence d’éléments nouveaux fondant la responsabilité de M. Bara Tall dans cette affaire, aujourd’hui aucune poursuite ne peut être envisagée contre M. Seck ». Il a également indiqué qu’il n’y a aucun document nouveau qui leur a été présenté au sujet de la commission rogatoire qui a été brandie à un moment donné dans cette affaire.

Me Boucounta Diallo prône ’’l’arrêt des poursuites’’ contre Idrissa Seck

Le conseiller de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck dans l’affaire dite des ’’chantiers de Thiès’’, Me Boucounta Diallo, a appelé, mercredi, à Dakar, à l’arrêt des poursuites contre son client, soutenant ’’qu’aucun élément probant n’a encore été brandi pour l’enfoncer ’’.

’’Pour ceux qui espéraient avoir quelque chose contre l’ancien Premier ministre, sachez encore que nous sommes restés sur notre faim. Aucun élément probant n’a encore été brandi pour enfoncer celui qui a toujours proclamé son innocence’’, a-t-il notamment déclaré à la presse.

Le coordonnateur des avocats de la défense de l’ancien premier ministre s’exprimait au terme de l’audition d’Idrissa Seck par la Haute cour de justice dans l’affaire des ’’chantiers de Thiès’’.

’’Nous sommes arrivés depuis ce matin pour être auditionnés sur des faits que nous ne pouvons pas évoquer devant la presse du fait du secret lié à l’instruction. Par contre, les deux arrêts qui ont déjà été rendus par cette juridiction nous permettent d’espérer au moins que cette histoire va s’arrêter là’’, a-t-il fait observer.

’’Il s’agit en effet de l’arrêt de non lieu pour l’ancien ministre de l’Habitat Salif Ba et du non lieu partiel prononcé pour Idrissa Seck par cette même juridiction’’, a rappelé Me Diallo.

L’ancien Premier ministre, dans le cadre de ’’l’affaire des chantiers de Thiès’’, avait été emprisonné le 23 juillet 2005 avant d’être élargi le 7 février 2006, à la faveur d’un non-lieu partiel. Il était auditionné mercredi pour la deuxième fois, après un premier passage le 22 avril dernier.

INCIDENT D’AUDIENCE - Allusion à une Justice aux ordres de l’Exécutif : Violent accrochage entre Idy et le président Cheikh Tidiane Diakhaté

Il y a eu hier un très violent accrochage verbal entre le président de la Commission d’instruction et l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, quand ce dernier dans ses observations préliminaires, lui a fait remarquer que les immixtions de l’Exécutif dans la procédure judiciaire.

Dans ses observations préliminaires, Idrissa Seck a déclaré que pour la postérité, il est important de parler aux membres de la commission, de ce que l’on appelle le Protocole de Rebeuss. Pour signaler que d’abord, contrairement à ce que l’on dit, il n’a pris aucun engagement de quelque nature, ni politique ni financier avec le président de la République, Abdoulaye Wade. Interpellant directement, le président de la Commission d’instruction de la Haute Cour de justice, l’ancien Pm a insisté pour lui signifier qu’il l’a placé sous mandat de dépôt, l’a envoyé en prison, mais à son insu, le Président Wade a envoyé des gens pour négocier sa libération. Une façon de dire que les juges ne décident de rien dans cette affaire.

Il leur a dit : « Le Président (Wade) m’a envoyé des émissaires en me faisant des propositions, en m’accordant un non-lieu total dans l’affaire de l’atteinte à la sûreté de l’Etat et un non-lieu partiel sur les Chantiers de Thiès. » L’allusion est nette pour dire que c’est le Président (Wade), lui-même, qui a initié les poursuites, que c’est sur son instruction, il a été envoyé en prison. Le président de la Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice, Cheikh Tidiane Diakhaté a aussitôt vu rouge devant de tels propos et a voulu mettre fin au speech de l’ancien Pm. Il s’en suit un violent accrochage verbal qui ne connaîtra un répit qu’avec la proposition du juge Demba Kandji, qui a demandé une suspension de séance. Une suspension de séance qui durera environ quarante minutes au lieu de quinze. Les avocats de la défense en profitent pour se concerter. Me Khaly Niang lui aussi, s’en prendra au président de la Commission pour lui faire savoir qu’il n’a pas le droit d’empêcher son client de s’exprimer. Idrissa Seck revient à la charge pour dire au magistrat Cheikh Tidiane Diakhaté : « ça fait trois ans que vous m’avez pris ma liberté (…) Pour l’histoire et la justice, il faut clarifier. Si vous me privez de répondre, je ne parlerais plus. »

Après cet incident, Cheikh Tidiane Diakhaté, le président de la Commission reprend la parole pour dire que c’est le droit absolu de Idrissa Seck de faire sa déposition. Et d’ajouter : « Nous sommes des êtres comme vous et à notre mort, c’est sept mètres de percale qui nous accompagnerons. Il y a une seule constante, c’est Dieu. Donc, je vous laisse parler parce que nous allons tous mourir et rendre compte à Dieu. » Et Idrissa Seck de lui répondre : « C’est ma totale foi en ce que vous dites. C’est en la croyance en Dieu que j’ai refusé de déposer une demande de mise en liberté provisoire, en laissant le soin aux magistrats professionnels que vous êtes, la responsabilité de décider de ce dossier. Vous êtes cinq magistrats et je veux briguer votre suffrage quand je me présenterai à l’élection présidentielle. » Alors intervient le juge Demba Kandji pour demander à Idrissa Seck de continuer ses observations préliminaires.

L’ancien Pm s’est largement exprimé pour lever ce qui, pour lui, relève d’équivoques sur le protocole de Rebeuss et sur le fait que la Justice ait été instrumentalisée par l’Exécutif. Cela d’autant plus qu’il déclare l’avoir personnellement expérimenté. Aux juges d’instruction, il fait remarquer : « Vous dites que tout l’argent est allé aux Chantiers de Thiès, je ne vois pas pourquoi je continue de comparaître devant vous (…) Vous me posez des questions que vos propres décisions ont réglées. »
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