DISCOURS D’INTRONISATION DU GRAND SERIGNE DE DAKAR PAPE IBRAHIMA DIAGNE


DISCOURS D’INTRONISATION  DU GRAND SERIGNE DE DAKAR PAPE IBRAHIMA DIAGNE
Samedi 15 juin 2013 - «Penc» de Diécko de la Médina


Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux.
Gloire au Tout-Puissant dont nous implorons la Bienveillance. Qu’Il répande Ses Meilleures Bénédictions sur Son illustre Envoyé, le Prophète Mouhamed Sala laahou aleyhi wasalam, ainsi que sur Ses Illustres Compagnons et Sa Vénérable Famille.
Avec la Bénédiction des Khalifes Généraux et de tous les guides religieux qui ont bien voulu prier pour nous et éclairer notre voie pour mieux servir la Collectivité Léboue, le Sénégal et l’Afrique, nous rendons respectueusement hommage à tous les guides spirituels de ce pays.
Nous voici réunis, ce samedi 15 juin 2013, au «Penc» historique de Diécko, qui a marqué d’une belle empreinte l’histoire de la Collectivité Léboue, et qui assurément marquera encore d’un sceau indélébile notre communauté, au terme de cette mémorable cérémonie traditionnelle.
Il s’agit d’un jalon dans notre marche irréversible vers notre progrès économique, social et culturel impulsée par le regretté Grand Serigne de Dakar, El Hadj Bassirou Diagne Marème Diop, qui a su insuffler a cette fonction coutumière une dignité et une respectabilité jamais égalée ! Qu’Allah le couvre de son Manteau de Miséricorde et l’accueille au Sommet de son Paradis Firdawsi.
Je salue les Grands Dignitaires, les Notables, les Chefs de Villages traditionnels, pour leur engagement sans faille à mes côtés, tout en appréciant à sa juste valeur le choix qu’ils ont porté sur ma modeste personne, lors de cette journée mémorable du jeudi 18 avril 2013, avant que ce choix ne soit librement entériné par nos 36 «Ndiambours» (grands électeurs) issus des 12 «Penc».
Au nom de tous ces chefs coutumiers, je voudrais adresser ma profonde gratitude à l’ensemble du Peuple Lébou ; un peuple de Dignité et de Refus ; valeurs que nous ont généreusement inculquées nos vaillants ancêtres ; un peuple réputé pour son amour du travail, son esprit de solidarité, son hospitalité légendaire, qui a fait qu’en si peu de décennies, Dakar est devenue une grande ville cosmopolite.
Je confonds dans ces remerciements toutes les autorités coutumières des autres localités du pays. Du Bour Saloum au Roi de Oussouye, en passant par le Boumouya du Fouta, le Bour Laguéne, les Chefs coutumiers du Sine et les Grands Dignitaires du Fouladou…
Les Chefs traditionnels d’Afrique ne sont pas en reste. J’adresse mes salutations à ceux du Burkina Faso, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Ghana, du Togo, du Cameroun, de l’Afrique du Sud, du Lésotho, du Swaziland, du Botswana et du Congo. Je remercie du fond du cœur ceux qui ont bien voulu me témoigner fraternellement, au téléphone ou par écrit, de leur sympathie, de leur soutien et de leur disponibilité pour un compagnonnage traditionnel et fécond afin d’accélérer le processus de réalisation des Etats-Unis d’Afrique, pour un continent solidaire et prospère. Le porte-parole de la Collectivité Léboue, Mame Mactar Guèye vient, dans la mesure du temps qui nous est imparti de vous livrer le contenu de quelques messages de mes homologues chefs traditionnels africains.
Je m’engage, durant mon magistère, à ne ménager aucun effort pour que la contribution du Sénégal traditionnel soit des meilleures, dans la continuité de l’engagement panafricaniste de mon prédécesseur, en intégrant les précieux conseils des honorables dignitaires de la Collectivité Léboue.
Je me réjouis de cette mobilisation exceptionnelle de ce samedi 15 juin2013, qui me rappelle de grands moments de notre communauté. De Diander à Diecko en passant par Midiém, Toubab Dialaw, Yenn, Kayar, Tenguedj, Bargny, Dakar, Yoff, Ouakam, Ngor…, la Collectivité Léboue debout comme un seul homme assumera ses responsabilités historiques dans une dynamique de construction nationale.
Dans un contexte de mondialisation et de crise de valeurs, il est capital, pour ne pas perdre nos repères, que nous nous ressourcions davantage dans nos valeurs et que nous nous adossions sur notre patrimoine traditionnel et culturel.
A cet égard, j’exhorte la jeunesse léboue à s’abreuver aux sources nourricières de notre legs ancestral, et s’ouvrir aux apports fécondants du monde moderne.
La jeunesse constitue le socle sur lequel repose l’espoir du Peuple Lébou. C’est pour cela que l’insertion des jeunes dans le circuit productif me tient particulièrement à cœur. Avec l’équipe qui m’accompagne, nous comptons initier des projets auxquels les jeunes seront étroitement associés. Tel est, à mon sens, le meilleur moyen de perpétuer la mémoire collective de notre communauté, de développer économiquement et culturellement la «Communauté du Peuple de l’Eau».
A nos braves femmes, gardiennes de la Tradition, j’ai confiance qu’elles joueront toujours hardiment leur partition dans les dynamiques de développement socio-économiques, initiées par la Collectivité. Je les encourage à persévérer dans les activités génératrices de revenus, et de faire davantage preuve d’imagination dans la transformation des produits de la mer et de la terre, pour mieux valoriser l’activité économique de notre terroir.
Aux distingués notables, coutumiers, dignitaires, grands pères, pères et oncles dépositaires de valeurs traditionnelles, transmetteurs de savoirs endogènes, je resterai le réceptacle de vos conseils éclairés pour qu’ensemble nous valorisions davantage notre patrimoine commun avec loyauté, transparence, dans la défense des intérêts du Grand Cap-Vert.
Peuple lébou, nos parents pêcheurs mettent quotidiennement leur vie en péril. De nombreuses familles traditionnelles léboues, établies depuis plusieurs générations le long du littoral, englobant les villages traditionnels de Ouakam, Ngor, Yoff, Cambéréne, Malika, Yénn… contribuent vaillamment à l’essor de notre économie, en gagnant leur vie par la moisson des produites halieutiques, grands pourvoyeurs de devises après le tourisme. Mais ils sont malheureusement confrontés à de multiples difficultés, parce que régulièrement agressés en haute mer, leurs pirogues et matériels parfois confisqués ou endommagés. Des multinationales de pêche, avec des chalutiers modernes suréquipées, font régulièrement d’impitoyables razzias sur nos côtes et pillent systématiquement nos ressources halieutiques.
Il s’y ajoute que nos parents pêcheurs sont souvent confrontés à d’éternels problèmes de licences de pêches, pour pouvoir opérer dans les eaux extraterritoriales. Aussi, ai-je décidé d’accéder à la requête de nombre de ces familles traditionnelles léboues, qui ont émis le souhait de me voir conserver mon poste d’élu consulaire, à la Chambre de Commerce d’Agriculture et d’Industrie de Dakar, où j’officie, depuis 2010, à la Section Pêche. Je crois ainsi pouvoir me rendre plus utile à ce large segment de la Collectivité Léboue, qui vit essentiellement de ressources de la pêche. J’ai d’ailleurs constitué à cet égard une équipe d’experts, à charge de parachever notre programme spécial relatif à la pêche artisanale.
Nous nous ferons le devoir de défendre nos parents de la mer et de protéger leurs activités de pêche.
Peuple Lébou, soyons unis, donnons nous la main pour servir la Collectivité. Pour ce faire, et pour fédérer davantage tous les fils et filles de notre communauté, la mise sur pied d’un «Grand Conseil des Notables» me semble d’une importance vitale, en tant qu’espace de concertation et d’échange entre tous les segments de la chefferie léboue, pour que nous puissions avancer hardiment vers la reconstitution du Grand Cap-Vert.
Ce faisant, ayant particulièrement en charge la défense des intérêts matériels et moraux de la Collectivité Léboue, je réitère à chacun de vous mon invite à ne pas baisser la garde. Restons vigilants. Exigeons des clarifications sur le patrimoine foncier lébou, présentement accaparé par une minorité qui en tire chaque jour des dividendes au détriment de l’écrasante majorité.
L’Etat est certes en train de faire son devoir, à travers la Commission nationale de la réforme foncière, récemment portée sur les fonts baptismaux, et dont la direction a été confiée à un éminent membre de la Collectivité Léboue. Nous osons espérer que seront rétablis les droits des milliers de familles victimes de déchéance foncière, consécutivement aux effets néfastes des dispositions désuètes de la Loi 64-46 du 17 juin 1964, dite «Loi sur le domaine national».
La tache noire se situe plutôt au niveau d’un groupuscule dévorateur des biens fonciers de la Collectivité Léboue. Nous nous dresserons sans faiblesse, contre ces fossoyeurs des temps modernes, pilleurs de nos ressources foncières de Dakar et du Grand Cap-Vert.
Peuple Lébou, le moment est venu de reprendre notre destin en main avec l’accompagnement de l’Etat. Unis et Solidaires, nous sauvegarderons ensemble les intérêts de la Collectivité.
Cela pourrait mieux se concrétiser par la mise en place d’un cadre de concertation entre l’Etat et la Collectivité Léboue.
Vive le Grand Cap-Vert, Vive le Sénégal, Vive l’Afrique.
Que la Paix soit avec vous.


Pape Ibrahima DIAGNE
Grand Serigne de Dakar
Chef Supérieur de la Collecivité Léboue

Dimanche 16 Juin 2013




1.Posté par mboulitaar thiapape guedj le 16/06/2013 13:27
mane non dou sama serigne ndakarou

2.Posté par mboulitaar thiapape guedj le 16/06/2013 13:27
mane non dou sama serigne ndakarou

3.Posté par Bass Tingal le 16/06/2013 14:48
QUELLE VISION ! Quelle ouverture d'esprit, quelle dignité dans les perspectives! Tout différent du discours plat du grand serigne de santhiaba qui n'avait tourné qu'autour de l'argent : "tontine" de 2000 francs pour la Mecque" par-ci, "séddoo souf" par-là... C'était pitoyable. Les Lébous ont enfin, à travers ce jeune et dynamique Grand Serigne Pape Ibrahima Diagne, trouvé un digne porte-étendard, qui ne calomnie pas, ne souille pas la mémoire de grands dignitaires lébous défunts, comme ce grand patriote qu'était El Hadji Bassirou Diagne. LONGUE VIE AU NOUVEAU SERIGNE NDAKARU, fiéreté des Lébous !!!!!

4.Posté par LebouPiiiiir le 16/06/2013 16:48
QUELLE VISION ! Quelle ouverture d'esprit, quelle dignité dans les perspectives! Tout différent du discours plat du grand serigne de santhiaba qui n'avait tourné qu'autour de l'argent : "tontine" de 2000 francs pour la Mecque" par-ci, "séddoo souf" par-là... C'était pitoyable. Les Lébous ont enfin, à travers ce jeune et dynamique Grand Serigne Pape Ibrahima Diagne, trouvé un digne porte-étendard, qui ne calomnie pas de braves gens à travers les médias, ne souille pas la mémoire de grands dignitaires lébous défunts. LONGUE VIE AU NOUVEAU SERIGNE NDAKARU, fiéreté des Lébous !!!!!

5.Posté par Malamine Mbacke le 16/06/2013 19:35
Amadou Louty Fall , fils de Amary Fall ou Pape Ibrahima Diagne , fils sulr le tard de de Bassirou Diagne...Faut clarifier

6.Posté par moussé le 17/06/2013 10:08
les lébous méritent ca.avoir un batad comme grand serigne c'est extrat.vive le batardisme



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