Monsieur le Président de la République, lors de votre rencontre avec la presse sénégalaise, vous êtes allé dans le sens de plusieurs responsables de votre majorité, justifiant l’interdiction du meeting que le PDS et ses alliés comptent organiser le 21 Novembre à Dakar.
J’ai beau écouté les arguments avancés par les pourfendeurs de la réunion envisagée, je n’ai pas encore trouvé d’élément permettant de justifier une interdiction du meeting.
Monsieur le Président de la République, ma foi de républicain me convainc que nos positions doivent être de principe et non de circonstance.
J’ai du mal à reconnaître, certains intellectuels aux côtés de qui nous nous battions durant les deux années de braise, 2011 et 2012, pour des questions de principe, et qui aujourd’hui essaient de défendre une interdiction d’un meeting politique.
Les deux (2) arguments avancés jusqu’ici pour interdire le meeting du PDS et de ses alliés sont :
Mais Monsieur le Président de la République, vos plus illustres hôtes autorisent régulièrement, chez eux, des manifestations de groupements qui vilipendent leurs actions politiques. N’est-ce pas un signe de vitalité de la démocratie ? On ne manifeste publiquement et pacifiquement que dans les démocraties. Soyons donc fiers de notre démocratie.
Par ailleurs, le PDS a beau jeu de saisir la période de préparation du sommet de la Francophonie (une semaine avant) pour se faire entendre. Cela a toujours été le jeu politique au Sénégal : se plaindre auprès de la France et des chancelleries occidentales et y dénoncer les agissements du pouvoir en place. Les initiateurs auraient pu décider de braquer les médias internationaux sur eux le 29 ou le 30 novembre à Diamniadio. Ils ont préféré rester à Dakar et vous laisser le sanctuaire du Centre international de conférence de Diamniadio (CICD).
Quant à l’argument de la menace terroriste, n’eut été le sérieux de la question, il prêterait à sourire. Pourquoi des terroristes viendraient-ils frapper des opposants, à la place de l’obélisque, au lieu de viser le CICD où se regrouperont quelques dizaines de Chefs d’Etat et de gouvernement?
Pour ce qui est de l’insuffisance de moyens policiers pour encadrer le meeting envisagé, il est très peu pertinent, dans la mesure où si le PDS et ses alliés décident de tenir leur manifestation malgré l’interdiction, l’autorité administrative mobilisera beaucoup d’éléments (policiers et moyens logistiques) pour s’assurer justement que « force reste à la loi ». N’est-ce pas paradoxal ?
Monsieur le Président de la République, je doute fort que vous reveniez sur votre décision d’interdire le meeting du PDS mais il est de notre devoir de citoyen engagé dans le renforcement de notre démocratie de vous dire que cette interdiction est une fausse bonne idée.
Respectueusement,
Abdou Khadre LO
Directeur Général de Primum Africa Consulting
J’ai beau écouté les arguments avancés par les pourfendeurs de la réunion envisagée, je n’ai pas encore trouvé d’élément permettant de justifier une interdiction du meeting.
Monsieur le Président de la République, ma foi de républicain me convainc que nos positions doivent être de principe et non de circonstance.
J’ai du mal à reconnaître, certains intellectuels aux côtés de qui nous nous battions durant les deux années de braise, 2011 et 2012, pour des questions de principe, et qui aujourd’hui essaient de défendre une interdiction d’un meeting politique.
Les deux (2) arguments avancés jusqu’ici pour interdire le meeting du PDS et de ses alliés sont :
- La crainte d’un trouble à l’ordre public à quelques encablures du quinzième (15ème) sommet de la Francophonie devant regrouper d’illustres convives mais aussi et surtout la crainte d’un acte terroriste.
- l’insuffisance d’éléments de force de l’ordre disponibles pour encadrer la manifestation.
Mais Monsieur le Président de la République, vos plus illustres hôtes autorisent régulièrement, chez eux, des manifestations de groupements qui vilipendent leurs actions politiques. N’est-ce pas un signe de vitalité de la démocratie ? On ne manifeste publiquement et pacifiquement que dans les démocraties. Soyons donc fiers de notre démocratie.
Par ailleurs, le PDS a beau jeu de saisir la période de préparation du sommet de la Francophonie (une semaine avant) pour se faire entendre. Cela a toujours été le jeu politique au Sénégal : se plaindre auprès de la France et des chancelleries occidentales et y dénoncer les agissements du pouvoir en place. Les initiateurs auraient pu décider de braquer les médias internationaux sur eux le 29 ou le 30 novembre à Diamniadio. Ils ont préféré rester à Dakar et vous laisser le sanctuaire du Centre international de conférence de Diamniadio (CICD).
Quant à l’argument de la menace terroriste, n’eut été le sérieux de la question, il prêterait à sourire. Pourquoi des terroristes viendraient-ils frapper des opposants, à la place de l’obélisque, au lieu de viser le CICD où se regrouperont quelques dizaines de Chefs d’Etat et de gouvernement?
Pour ce qui est de l’insuffisance de moyens policiers pour encadrer le meeting envisagé, il est très peu pertinent, dans la mesure où si le PDS et ses alliés décident de tenir leur manifestation malgré l’interdiction, l’autorité administrative mobilisera beaucoup d’éléments (policiers et moyens logistiques) pour s’assurer justement que « force reste à la loi ». N’est-ce pas paradoxal ?
Monsieur le Président de la République, je doute fort que vous reveniez sur votre décision d’interdire le meeting du PDS mais il est de notre devoir de citoyen engagé dans le renforcement de notre démocratie de vous dire que cette interdiction est une fausse bonne idée.
Respectueusement,
Abdou Khadre LO
Directeur Général de Primum Africa Consulting
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