Bras de fer MALI – CEDEAO : intenses tractations en coulisses pour un dégel.


Bras de fer MALI – CEDEAO : intenses tractations en coulisses pour un dégel.
Est-on proche d’une issue heureuse dans le bras de fer opposant le Mali à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest ? La question trouve sa légitimité dans les manœuvres en cours pour un dégel qui permettrait à chaque partie d’avoir gain de cause. 
Confidentielafrique révèle que le président togolais Faure Gnassingbé se serait rendu discrètement au Mali pour discuter avec le Colonel Assimi Goita. Au cours de leur tête-à-tête, les deux hommes auraient convenu d’une transition d’une durée de deux ans.

Après ce séjour malien, le président togolais qui, rappelons-le, s’est fait représenter aux sessions de l’UEMOA et de la CEDEAO ayant entériné les sanctions supplémentaires contre le Mali, est passé au Sénégal pour rencontrer son homologue sénégalais. Le même site affirme que Macky Sall s’est engagé pour une résolution de cette crise. 

Dans moins d’un mois, le chef de l’Exécutif sénégalais prendra la présidence de l’Union africaine en remplacement de Félix Tshisekedi pour une période d’un an. 

Il faut dire que l’institution panafricaine s’est déjà saisie de la question lors de la 1057e réunion du Conseil de Paix et de sécurité du 14 janvier dernier. À l’issue de la rencontre, le CPS s’est aligné sur la position de la CEDEAO sur le Mali et « a exprimé son soutien à tous les efforts visant à créer les conditions nécessaires pour favoriser le retour à un ordre constitutionnel ». 

Le CPS a fermement rejeté « le calendrier soumis au médiateur de la CEDEAO par les autorités de la transition prévoyant la tenue des élections présidentielles avant la fin du mois de décembre 2025, fixant ainsi la durée de la transition à 5 ans ». 

Cependant, le CPS se « félicite » de la proposition de l’Algérie d’accompagner le Mali et la CEDEAO « sur la voie salutaire de la compréhension mutuelle », et « lance un appel aux autorités de la Transition malienne et à la CEDEAO pour qu’elles s’engagent dans cette initiative afin de traiter les points de divergence en suspens en vue de faciliter le retour du Mali à l’ordre constitutionnel dans un délai approprié et réalisable ne dépassant pas 16 mois ». Toutes ces démarches visant à apaiser la situation prouvent que tout n’est pas encore perdu et que le réveil risque d’être brutal pour les jusqu’aux-boutistes des deux camps... 
Samedi 22 Janvier 2022
Dakaractu




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