Amadou Kane confirme Standards and poors

Quelques jours seulement après la confirmation par Standard and Poors des notes "B+/B" attribuées au Sénégal et qui annoncent une « perspective négative», le ministre de l'Economie et des finances Amadou Kane confirme que la forte croissance de la dette publique présente des «motifs d'inquiétude».


Amadou Kane confirme Standards and poors
La dette publique du Sénégal, estimée à 2704 milliards de francs CFA, n’est pas encore "alarmante", mais sa "forte croissance" présente des motifs « d'inquiétude », selon le ministre sénégalais de l’Economie et des Finances, Amadou Kane, qui réagissait ainsi ce dimanche dans une émission radiophonique sur la RFM. En langage argotique, la locution cela signifie « on n’est pas sorti de l’auberge» et le ministre de l’Economie et des finances le précise en ajoutant que «Notre profil de la dette n’est pas adéquat.» Auparavant, le 16 juillet 2012, Standard & Poor's Ratings Services, confirmant les notes à long terme «B+» et à court terme «B» de la dette en devises et en monnaie locale du Sénégal, annonçait ainsi une «perspective négative» en raison de déséquilibres budgétaires et extérieurs «inquiétants».

Le risque de transfert et de convertibilité évalué à «BBB-» à l’instar de l'ensemble des pays de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), signifie qu’ «En cas de défaut de paiement, le taux de recouvrement serait en moyenne de 30 à 50 % ». En plus clair, la perspective négative indique que les notes attribuées au Sénégal par Standards and poors sont susceptibles d’être abaissées «si les mesures mises en place par le nouveau gouvernement ne s’attaquent pas de manière efficace aux déséquilibres budgétaires et extérieurs et à l’amélioration des perspectives de croissance économique».

L’agence pointe ainsi la faiblesse du développement économique et des indicateurs sociaux, mais aussi des déficits budgétaire et extérieur persistants. Pour l’agence, la performance budgétaire en 2011 s'est révélée «légèrement inférieure» à ses anticipations, « avec un déficit de 6,6 % du PIB amenant le ratio dette/PIB vers le seuil de 40 %», selon l’agence qui ne prévoit pas d’amélioration cette année.

La bonne surprise aux yeux de Sand P, vient du côté politique, l’agence estimant que la situation politique au Sénégal s’est améliorée ces derniers mois, contrairement aux appréhensions. « Avancées récentes sur le plan politique, bonnes relations avec les bailleurs de fonds et stabilité des politiques monétaires et de change conférée par l'appartenance à l’UEMOA».
Lundi 30 Juillet 2012
Sudonline




1.Posté par Billal le 30/07/2012 11:24
J'avais prédit ici un ratio dette/PIB autour de 40 % après les élections. Je me rappelle à ce moment, un prof d'économie de l'Ucad du nom de Niang de même que Djibo kâ affirmaient que la dette du Sénégal ne posait pas de problème. Aujourd'hui, on continue de faire les mêmes fausses analyses! Il faut analyser la dette du Sénégal en termes dynamique. Une analyse sous forme de ratio ne veut pasd dire grand chose pour une économie comme la nôtre. Le sénégal est déjà surendetté et un vrai crime économique a été commis entre 2006 et 2011.

2.Posté par kanko le 30/07/2012 16:00
ATTENTION ENTRE 2006 ET 2011 IL Y A UN PEU DE MACKY SALL ET MACKY NE SAURAIT ETRE COMPLICE DE CRIME FUT-IL ECONOMIQUE. REVOIS TA PERIODE DE REFERENCE



Dans la même rubrique :