Affaire du garçon violé par un communicateur traditionnel : La victime présumée de 13 ans raconte comment le vieux de 72 ans s’y prenait…


Il a fallu avoir le cœur bien accroché pour éviter de piquer un infarctus, même si les poils du corps se hérissent par moments, pour recueillir les accusations d'actes contre-nature et de viols multiples avec violence présumés du garçon M.D, 13 ans, contre le communicateur traditionnel, M. Mb, âgé de 72 ans. Tellement les minutes d'audition sur procès-verbal (Pv) du jeune apprenti-mécanicien font froid dans le dos. D’après le quotidien Les Échos, ce fut un coup de tonnerre dans un ciel serein au commissariat d'arrondissement de Pikine, lorsque les flics ont fait rejouer le film d'acte contre-nature présumé dans toute sa froideur contre un garçon de 13 ans par un communicateur traditionnel qui animait une émission de musique rétro sénégalaise sur une radio communautaire dans le complexe culturel Léopold Sédar Senghor. 

Cette nuit-là, renseigne nos confrères, le garçon se fait piéger par le communicateur traditionnel, qui l'entraîne dans son bureau, sis au deuxième étage du bâtiment du complexe en question. « Quand il m'a introduit dans son bureau, il m'a poussé avec violence sur son matelas posé à même le sol. Et il s'est jeté comme un forcené sur moi pour tenter de m'ôter les habits et me sodomiser », renseigne l'apprenti-mécanicien. » J'ai eu peur et j’ai tenté d'organiser une résistance. Il m'a violenté pour essayer de me maîtriser», indique-t-il. Face a l’épreuve de force du gamin, le vieil homme s'emporte, retourne de force le garçon et tente de le pénétrer par derrière. « J'ai hurlé de toutes mes forces pour alerter les gens. Mais, personne ne pouvait m'entendre. Car, mes cris ont été noyés par le brouhaha et la forte sonorisation des prestations et autres séances de répétition des artistes. 

Ainsi, il s'est saisi d'un morceau de tissu avec lequel il m'a ligoté les deux mains. Ensuite, il m'a bâillonné avec un tee-shirt et a enlevé avec violence ma culotte», affirme l'adolescent, au bord des larmes. L'apprenti-mécano étant maîtrisé, le vieillard l'allonge de force et le plaque au sol. « Il a sorti ensuite son sexe et a essayé de me pénétrer d'un trait. Sans succès. Il a tenté une deuxième fois et a réussi finalement à m’atteindre » déclare le garçon. Las des présumés abus sexuels répétitifs, le garçon file droit au domicile de ses parents et les alerte. « Ne pouvant plus continuer à subir les assauts du vieux, j'ai informé mes parents. Ces derniers, qui n'en revenaient pas, ont saisi d'une lettre-plainte les flics du commissariat d'arrondissement de Pikine. 

C'était dans la nuit du lundi 9 au mardi 10 octobre dernier ; un jour où le complexe grouille de sons et de lumière à cause des artistes », indique le jeune mécano. Les flics entrent en action, identifient le communicateur traditionnel et l'appréhendent dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 octobre dernier. Cuisiné par les enquêteurs, le mis en cause verse dans des dénégations. Il parle de cabale montée de toutes pièces par ses détracteurs. « Je n'ai rien fait au garçon. C'est un complot pour nuire à ma réputation. Je suis très ami aux garçons, et le jeune M. D en fait partie. Les gosses me fréquentent au complexe culturel et causent avec moi. Et je leur offre parfois de l'argent variant entre 500f et 1000 FCFA. 

Le communicateur traditionnel a juré sur tous ses saints pour essayer de convaincre les flics de sa bonne foi et par ricochet de se tirer du bourbier. En vain. Il a été présenté, hier, devant le parquetier du tribunal de grande instance de Pikine/Guédiawaye. Qui a aussitôt placé sous mandat de dépôt le vieillard de 72 ans. Il est poursuivi pour acte contre-nature et viols multiples avec violence présumé sur mineur de moins de 15 ans.
Mardi 17 Octobre 2023
Dakaractu




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