Les 9 et 10 septembre 2026, Bamako a accueilli la 13e session de la Grande Commission mixte de coopération Mali-Algérie, près de dix ans après la précédente réunion tenue en novembre 2016. Une rencontre de haut niveau qui marque un tournant décisif dans les relations entre les deux voisins sahélo-sahariens, après une période de tensions diplomatiques sans précédent. Une délégation ministérielle algérienne s'est déplacée dans la capitale malienne pour l'occasion, signe fort de la volonté des deux pays de tourner définitivement la page.
Une décennie de turbulences surmontées
Le chemin qui mène à cette 13e session n'a pas été simple. La rupture entre les deux pays remonte à janvier 2024, lorsque Bamako avait dénoncé l'accord de paix de 2015 issu du processus d'Alger, accusant l'Algérie d'un rôle trouble dans le nord du Mali. S'en était suivi un long silence diplomatique, culminant avec la fermeture de l'espace aérien entre les deux pays en avril 2025, après l'abattage d'un drone malien par la défense algérienne.Mais depuis l'été 2026, les deux capitales ont multiplié les gestes de rapprochement. La reprise des vols commerciaux en juillet, la visite du Premier ministre malien Abdoulaye Maïga à Alger le 24 août, porteur d'un message du Président Assimi Goïta au Président Abdelmadjid Tebboune : chaque étape a préparé le terrain pour cette commission historique.
Un agenda ambitieux couvrant tous les secteurs
Les échanges des deux journées ont porté sur un agenda large et ambitieux : les relations économiques et commerciales, la sécurité et les flux transfrontaliers, l'énergie, le pétrole et le gaz, la recherche géologique et minière, les ressources en eau, la santé, l'agriculture, l'emploi, la culture et la coopération scientifique.Pour mémoire, la session de 2016 avait abouti à la signature de treize instruments de coopération. Bamako et Alger espèrent cette fois dépasser ce bilan en traduisant leurs engagements en projets concrets et durables, au bénéfice direct des deux peuples.
Une redéfinition stratégique des relations
Pour Birahim Soumaré, ancien ambassadeur du Mali en Turquie et analyste en stratégie internationale, cette commission dépasse la simple normalisation diplomatique. Selon lui, les deux pays sont entrés dans une phase de redéfinition et de relance de leur partenariat, dans un contexte régional profondément transformé.Le Mali, qui place désormais la souveraineté nationale et la diversification de ses partenariats au cœur de sa politique étrangère, voit dans cette commission une opportunité de concrétiser le rapprochement engagé avec Alger. L'Algérie, de son côté, accorde une importance particulière à la stabilité de l'espace sahélo-saharien, où son influence avait été mise à mal par les turbulences des dernières années.
Une coopération née il y a plus de 50 ans
Au-delà des tensions récentes, Mali et Algérie partagent une histoire commune qui remonte à bien avant leurs indépendances respectives. Une frontière de plus de 1 300 kilomètres, des liens humains et culturels anciens dans les régions sahariennes, des échanges entre populations qui ont largement précédé les relations diplomatiques modernes : tout cela forme un socle solide sur lequel les deux pays peuvent reconstruire.Dix ans de silence institutionnel n'auront donc pas eu raison d'une amitié plus que cinquantenaire. À Bamako, les 9 et 10 septembre 2026, Mali et Algérie ont choisi de regarder vers l'avenir plutôt que de ressasser le passé. Une page est tournée. Une autre s'ouvre.
Une décennie de turbulences surmontées
Le chemin qui mène à cette 13e session n'a pas été simple. La rupture entre les deux pays remonte à janvier 2024, lorsque Bamako avait dénoncé l'accord de paix de 2015 issu du processus d'Alger, accusant l'Algérie d'un rôle trouble dans le nord du Mali. S'en était suivi un long silence diplomatique, culminant avec la fermeture de l'espace aérien entre les deux pays en avril 2025, après l'abattage d'un drone malien par la défense algérienne.Mais depuis l'été 2026, les deux capitales ont multiplié les gestes de rapprochement. La reprise des vols commerciaux en juillet, la visite du Premier ministre malien Abdoulaye Maïga à Alger le 24 août, porteur d'un message du Président Assimi Goïta au Président Abdelmadjid Tebboune : chaque étape a préparé le terrain pour cette commission historique.
Un agenda ambitieux couvrant tous les secteurs
Les échanges des deux journées ont porté sur un agenda large et ambitieux : les relations économiques et commerciales, la sécurité et les flux transfrontaliers, l'énergie, le pétrole et le gaz, la recherche géologique et minière, les ressources en eau, la santé, l'agriculture, l'emploi, la culture et la coopération scientifique.Pour mémoire, la session de 2016 avait abouti à la signature de treize instruments de coopération. Bamako et Alger espèrent cette fois dépasser ce bilan en traduisant leurs engagements en projets concrets et durables, au bénéfice direct des deux peuples.
Une redéfinition stratégique des relations
Pour Birahim Soumaré, ancien ambassadeur du Mali en Turquie et analyste en stratégie internationale, cette commission dépasse la simple normalisation diplomatique. Selon lui, les deux pays sont entrés dans une phase de redéfinition et de relance de leur partenariat, dans un contexte régional profondément transformé.Le Mali, qui place désormais la souveraineté nationale et la diversification de ses partenariats au cœur de sa politique étrangère, voit dans cette commission une opportunité de concrétiser le rapprochement engagé avec Alger. L'Algérie, de son côté, accorde une importance particulière à la stabilité de l'espace sahélo-saharien, où son influence avait été mise à mal par les turbulences des dernières années.
Une coopération née il y a plus de 50 ans
Au-delà des tensions récentes, Mali et Algérie partagent une histoire commune qui remonte à bien avant leurs indépendances respectives. Une frontière de plus de 1 300 kilomètres, des liens humains et culturels anciens dans les régions sahariennes, des échanges entre populations qui ont largement précédé les relations diplomatiques modernes : tout cela forme un socle solide sur lequel les deux pays peuvent reconstruire.Dix ans de silence institutionnel n'auront donc pas eu raison d'une amitié plus que cinquantenaire. À Bamako, les 9 et 10 septembre 2026, Mali et Algérie ont choisi de regarder vers l'avenir plutôt que de ressasser le passé. Une page est tournée. Une autre s'ouvre.
Autres articles
-
Contenu local minier : Plus de 500 ingénieurs géologues sénégalais pointent du doigt un déficit d'implication
-
TOUBA- Le « Mouvement Doleel Diomaye » estimait que «les femmes de Touba sont fatiguées »
-
Nomination d’Abba Mbaye à la SONAGED : Kiiraay Saint-Louis dément toute contestation officielle
-
Mines et contenu local - « 86,4 % de la valeur minière quitte le Sénégal »( Ministre des Mines et de la Géologie)
-
Scandale Kosmos: Ainsi va le Sénégal! (Par ABC)


