Macky, Ouattara, deux destins croisés, dans la même direction


Macky, Ouattara, deux destins croisés, dans la même direction
La Côte d‘Ivoire a bien relevé le défi: abriter le 58ème Congrès de l’Internationale Libérale. Tous ceux qui comme nous étaient présents à cette rencontre ont pu mesurer à sa juste valeur les efforts déployés par le pays hôte tant au niveau de l’accueil, de la sécurité que du confort. Les membres des cent cinquante délégations présentes à ce congrès ne nous démentiront point. Pendant cinq jours, Abidjan la coquète, capitale du pays des lagunes, connu pour son sens de l’hospitalité légendaire a été le lieu de convergence de tous les libéraux du monde entier, venus communier et échanger autour d’un thème d’actualité : « LA PROMOTION DE L’ INVESTISSEMENT ET RESPONSABILITE SOCIALE. » Ce congrès par de là ses objectifs du reste largement atteints, à bien des égards avait un cachet tout particulier : la présence du Président Macky SALL venu honorer l’invitation de son frère et collègue son excellence Alassane OUATTARA. Occasion ne pouvait être mieux appropriée pour l’homme le mieux élu démocratiquement, dans l’histoire du Sénégal, de réclamer du haut de la tribune de l’Internationale libérale qu’il est bien membre à part entière de la famille libérale. L’audience qu’il a accordée aux membres de la délégation de son ancien parti, le Parti Démocratique Sénégalais, aujourd’hui déchu et dans l’opposition, est en droite ligne avec sa volonté de toujours poursuivre le dialogue et de rendre effectif le statut du chef de l’opposition. Il en est de même pour l’hommage rendu à son frère Lamine BA, président sortant du Réseau libéral Africain et les félicitations adressées à maître Ousmane NGOM pour son élection au poste de Vice Président de l’Internationale Libérale. A vrai dire, le Sénégal et la Côte d‘Ivoire, ont un héritage commun qui a créé entre les deux peuples des liens d’amitié, de fraternité, de complicité, de solidarité, qui ont bien résisté au temps et aux vicissitudes de l’histoire, et des contingences contemporaines. Les incidents regrettables survenus à Dakar lors du match de football opposant les deux pays, et les réactions et attitudes très responsables des membres et dirigeants des deux communautés en sont une illustration parfaite. Pouvait - il du reste en être autrement, eu égard aux liens séculaires et indéfectibles qui existent entre ces deux peuples ? Il serait juste de se rappeler aux bons souvenirs du défunt Président Houphouët BOIGNY, membre fondateur du Rassemblement Démocratique, Grand Avocat du Syndicat des paysans et planteurs, père de l’indépendance de son pays, de son ami, le regretté Président poète et académicien, chantre de la Négritude et de la Civilisation de l’Universel, de leurs successeurs, le républicain Président Abou DIOUF, Secrétaire Général de la Francophonie, l’ancien Président et père du libéralisme africain Abdoulaye WADE qui a bien démontré par ses réalisations infrastructurelles et sociales( constructions de routes, hôpitaux, centres de santé, prise en charge médicale des personnes du troisième âge à travers le plan sésame, octroi de bourse à tous les étudiants) que les autres idéologies ne détiennent pas le monopole exclusif des actions sociales. Les Présidents Alassane OUATTARA et Macky SALL sont aujourd’hui leurs dignes héritiers, bâtisseurs des chantiers de la paix, de la concorde, de l’unité nationale et de l’émergence. Ces deux grandes figures entendent bien préserver, consolider les acquis positifs le legs de leurs prédécesseurs. Mais au nom de quel libéralisme ? Le libéralisme africain c’est quoi même ?

Le Président OUATTARA prône pour un libéralisme à visage humain. La liberté est l’une des valeurs essentielles du libéralisme. Comme disait Hans Van BAALEN, il ne saurait y avoir de bonheur sans liberté. Mais elle ne saurait être confondue à des pratiques et comportements qui nuiraient à la liberté des autres. Le libéralisme pour reprendre la chancelière Henriette Diagri Diabaté a toujours été caricaturé et présenté comme « le système de la quête effrénée du seul profit individuel, égoïste, sans égard pour l’intérêt général, et au mépris de la sécurité économique des populations. »

Le Président Ouattara malgré la situation très difficile qu’a connue son pays , éprouvé par deux longues périodes de guerre et d’instabilité a bien démontré dans ses actions que le libéralisme est un projet de société, un projet politique fondé sur une éthique sociale, culturelle et économique. Qu’ il doit servir à la prospérité de la société et du plus grand nombre, et que son objectif premier est de faire reculer la misère.

Et que dire de la conception du libéralisme du Président Macky SALL qu’il a matérialisée aussi bien à travers le programme de son parti de l’Alliance pour la République que dans sa vision politique pour l’émergence et le développement ( Yoonu Yokkute) ?

Le Parti APR a été crée par un groupe de patriotes qui se sont retrouvés dans les actes et principes citoyens, d’honneur, de dignité posés par son leader le Président Macky SALL pour défendre les symboles de la République bafoués par le régime libéral d’alors. Ce dernier en plus de redorer le blason du libéralisme terni apportera un nouveau contenu au libéralisme articulé autour de deux axes majeurs : l’ Humanisme républicain et social, le Patriotisme économique.

L’humanisme républicain redéfinit la nature des rapports entre les gouvernants et les administrés, en faisant prévaloir la décence et de la pudeur républicaines dans le comportement du gouvernant dans ses rapports avec les biens et services publics au nom de l’intérêt général. En retour il exigera des citoyens de tout âge et de tout bord à fonder surtout leurs actions quotidiennes sur des bases civiques et vertueuses. D’où une aspiration permanente du citoyen à l’excellence, à la conscience professionnelle et à l’intégrité. Le libéralisme qui ne fait certes pas l’unanimité, malgré tout est bien la voie de création des richesses, pour favoriser la croissance et créer l’émergence et le développement. L’Etat libéral tel que conçu par Président Macky ne s’aurait se cantonner à un rôle exclusif d’Etat gendarme et se confiner à des missions exclusivement régaliennes d’assurer la sécurité, de veiller à la loi du marché dictée par l’offre et la demande. Il devrait au contraire au nom d’un humanisme républicain entreprendre des actions sur le front social. L’implication et l’intervention de l’Etat libéral dans le front social contribuerait bien à faire reculer la pauvreté , gage de la paix, de la concorde et de la stabilité sociales. Le nouveau régime libéral a posé des actes notables dans cette direction. La prise en charge totale et gratuite des soins prodigués aux malades atteints d’insuffisance rénale et l’acquisition d’équipements pour l’ hémodialyse, la suppression du Sénat en vue d’ affecter son budget au programme de lutte contre les inondations, la décision par l’Etat de réparer les dégâts matériels subis par les propriétaires des véhicules détruits par les vandales lors des émeutes de ces derniers jours répondent bien à ces préoccupations.

Le patriotisme économique pose la forme des rapports que l’Etat doit entretenir avec les différents acteurs du secteur public, et du secteur privé et le milieu rural pour une coexistence harmonieuse.

L’Etat libéral compte accompagner les opérateurs économiques par la mise en place de dispositifs l‘accès à l’information commerciale industrielle plus connus sous le vocable d’intelligence économique et la facilitation pour l’accès au crédit.

En retour, les acteurs du secteur privé devront bien s’acquitter de leurs devoirs citoyens et patriotiques par le paiement de leurs impôts, et de promouvoir une politique d’investissement industriel décentralisée à l’échelle des régions, créer des centres de recherches scientifiques et de formations professionnelles dans des secteurs qui répondent à leurs besoins spécifiques naturels et humains.

Enfin le libéralisme à visage et cœur humain nouveau entend avoir un regard plus attentif aux préoccupations de l’heure, réclamer un traitement équitable des échanges de nos matières premières exposées aux dures lois de la mondialisation, de la globalisation, la prise en compte de notre tissu environnemental, face à l’effet de serre provoqué par la destruction progressive de la couche d’ozone du fait de cette forte industrialisation des pays du nord. Les pays africains, du tiers monde continuent de payer un lourd tribut de ces catastrophes naturelles sans aucune contrepartie en termes de valeur ajoutée dans leur produit intérieur brut. Il entend ainsi préserver nos valeurs morales, culturelles, sociologiques contre toutes atteintes et volonté d‘aliénation, et le respect de la dignité dans le traitement de l’immigration. Le libéralisme qui proclame l’impact de l’initiative de l’individu et sa responsabilité sur le destin du groupe social où il évolue est d’abord un comportement avant d’être une philosophie, une doctrine, un dogme, une idéologie, une vision, un programme. Comme le rappelle à juste raison Hans van Baalen MEP, le Président de l’Internationale libérale, il ne saurait y avoir de bonheur sans liberté. La Charte du Mandé proclamée au Mali en 1222 par le fondateur de l’Empire du Mali Soundiata Keita qui accordait entre autres « à chacun la liberté de dire, de faire et de voir », nous conforte d’avantage dans notre conviction de libéraux. Dans les campagnes comme dans les villes, chaque individu avec ses revenus, fruit de son travail prend en charge un nombre très élevé de personnes, membres de sa famille au sens africain du terme.

Oui ! Le libéralisme humaniste et social incarné par ces deux dignes fils de l’Afrique qui constituent un grand espoir pour les générations d’aujourd’hui et de demain a de beaux jours devant lui.



Maître Djibril WAR

Directeur de l’Ecole du Parti de l’Alliance pour la République

wardjibril@yahoo.fr
Maître Djibril WAR




Samedi 3 Novembre 2012
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1.Posté par produit avarié le 03/11/2012 14:22
hooooo! djibril war macky ne peut etre l'héritir du libéralisme waye ! bayi gnou bayi lène forcer bi



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