La malhonnêteté des intellectuels africains


La malhonnêteté des intellectuels africains
L'Africain a peur de l'avenir. Au lieu de travailler pour s'élever à la dignité, il préfère trouver des boucs émissaires à son retard. Et pendant qu'il évoque des événements surannés comme la traite négrière pour expliquer ce retard, ses propres frères s'entretuent à coup de hache et s'enterrent vivant pour un morceau de territoire ; pendant qu'il crie famine, il continue à faire une ribambelle d'enfants qu'il abandonne à l'errance et à la délinquance, faute de pouvoir les entretenir.
Les intellectuels africains, très peu nombreux sur le continent du fait notamment de la fuite des cerveaux et de forte concurrence de la superstition, ont la charge d'accompagner la renaissance de l'Afrique mais pêchent par orgueil et malhonnêteté. Beaucoup d'entre eux manquent de courage et se contentent de caresser des régimes despotiques pour être invités à la bamboula gouvernementale. Et dès qu'ils reçoivent un poste de responsabilité public, ils deviennent méconnaissables et défendent des positions indignes de leurs références scientifiques. Pour Jean Paul Sartre, l'intellectuel est celui qui refuse d'être le moyen d'un but qui n'est pas le sien. Il est donc celui qui récuse l'injustice et de l'illogisme. Ayant pris conscience de la valeur de l'être humain, il est tout simplement un défenseur de l'Homme, un militant du progrès.

Les intellectuels africains sont, pour la plupart, des émotifs et des trompeurs. Ils évitent de dire la vérité historique et se contentent de rabâcher des mots que les gens qui croient encore en eux veulent bien entendre. Certains d'entres eux ont chanté la beauté de l'Afrique et de l'africaine, mais se sont empressés de s'attacher à une femme blanche et, après leur service en Afrique, sont restés en Europe jusqu'à ce que la mort les y surprenne.

Si les négriers ont pu braver l'océan et pénétrer si facilement en Afrique pour ramasser nos ancêtres comme des sardines et les parquer dans des navires avec la complicité de traîtres africains friands de pacotilles, c'est parce que l'Afrique avait déjà accusé un immense retard sur l'Occident avant même la traite négrière. Si le colonisateur a pu entrer allègrement en Afrique pour dompter les peuples, les réduire à de simples sujets et à leur imposer une langue qu'ils continuent encore à balbutier, c'est parce que l'Afrique avait déjà accusé un retard sur l'Europe. L'ignorance, la naïveté et l'immaturité étaient telles que les africains vendaient des êtres humains, qui plus est leurs propres frères de race, contre un vieux fusil, une bouteille de whisky ou un morceau de miroir… La vérité historique nous enseigne que les négriers prenaient rarement le risque de pénétrer dans des forêts denses à l'époque ; ils campaient sur la côte attendant paisiblement que des traîtres viennent livrer leurs propres frères. Si la traite négrière est un crime contre l'humanité, l'Afrique doit, elle aussi demander pardon car la traite négrière n'aurait jamais été aussi massive sans la complicité des nègres eux-mêmes. Les historiens africains happés par la fierté plutôt qu'animés par l'objectivité scientifique, ont tort d'apprendre aux enfants que c'est la traite négrière et la colonisation qui expliquent le retard de l'Afrique. C'est plutôt le retard de l'Afrique qui a rendu possible et facilité la domination étrangère. Si l'Afrique s'était mise au travail pour se constituer en nations fortes, jamais des européens n'auraient pu l'étaler sur une table de Berlin pour se la partager comme un gâteau docile. Car, au lieu de résister en bloc contre la pénétration coloniale, les royaumes africains s'entretuaient et les vaincus étaient réduits à… l'esclavage. Cette adhésion au désordre et à l'émiettement est devenue culturelle et sévit toujours. En effet, à chaque fois que des bouffons se rencontrent à des sommets de chefs d'Etat africains pour prétendre créer les Etats-Unis d'Afrique, ils demeurent jaloux de leurs pouvoirs respectifs souvent usurpés par les armes ou la fraude électorale, se perdent en querelles puériles et se séparent sans aucun résultat palpable.

Cela, les intellectuels africains le savent, mais se gardent de le dire. Ils refusent d'admettre que le seul pays d'Afrique Noir qui émerge du lot du point de vue de l'organisation économique, est celui qui n'a pas été dirigé par des africains, en l'occurrence l'Afrique du Sud. Ils se gardent de dire que l'Afrique Noire réunie, immense et riche de ressources naturelles, est économiquement en deçà d'un petit pays européen comme la Belgique. Ils préfèrent disperser leurs forces en portant plainte contre « Tintin au Congo », en faisant le procès des discours racistes de Sarkozy, bref, ils s'enlisent dans l'émotion et oublient les batailles urgentes qu'ils doivent mener pour relancer l'Afrique et laver l'humiliation dont elle dit être l'objet.

Et les chefs d'Etat qui prétendent être des intellectuels en avance sur leurs pairs parce qu'ils ont des diplômes, n'utilisent pas leur savoir pour faire avancer leur pays, mais pour duper la majorité analphabète qu'ils gouvernent. C'est ainsi que certains s'affirment comme leader mondial de la lutte contre la fracture numérique alors qu'ils n'ont même pas d'électricité chez eux ; ils érigent des monuments de béton pour appâter les ignares et épater les électeurs alors qu'ils sont incapables d'assurer une activité aussi élémentaire que le ramassage des ordures.

Les intellectuels africains refusent de critiquer l'Afrique et s'offusquent quand d'autres le font à leur place. Il en est ainsi de l'inflation nataliste. Les observateurs européens qui ont osé dénoncer la tendance désinvolte des africains à faire un nombre d'enfant excessif compte tenu de leur condition modeste ont essuyé une riposte émotive farouche de la part des intellectuels africains. Pourtant, il n'existe pas une vérité aussi évidente. Il est déjà difficile, dans la conjoncture actuelle d'assurer à un seul enfant, protection, éducation de qualité et bonne santé. L'africain en fait 8, 9, 10 alors qu'il est le plus pauvre sur la terre. La pléthore d'enfants innocents qu'on est incapable d'entretenir et qui dorment comme des sardines dans des chambrettes étriquées avec d'autres membres de la famille suscite la promiscuité et, de plus en plus, la pédophilie incestueuse. La promiscuité s'exporte d'ailleurs allègrement en Europe où des africains, sans but précis s'entassent, dans des immeubles insalubres qu'ils transforment en pétaudière. En France notamment, ils s'organisent en mouvements de « sans papiers » pour réclamer dans le pays d'autrui des droits qu'ils n'ont jamais pu avoir dans leur propre pays natal. Les intellectuels africains ne savent pas leur dire la vérité. Au lieu de les exhorter à rentrer chez eux plutôt que d'être l'objet d'arrestations et d'expulsions dégradantes, ils préfèrent la solution de facilité, c'est-à-dire accuser le gouvernement français de racisme et de xénophobie. Aujourd'hui encore, des milliers d'Africains se laissent bercer par le mirage européen, s'entassent comme des esclaves dans des pirogues de fortune et meurent en mer de manière inaperçue comme des oiseaux.

Les intellectuels africains défendent l'idée selon laquelle la pauvreté de l'Afrique est aggravée par le caractère inopérant des plans d'ajustement structurel imposés de l'extérieur. Il y'a certes une par de vérité dans cette assertion. Mais nos intellectuels omettent de souligner, dans le même sillage, qu'à la tête de nos Etats africains, on retrouve des voyous, des gangsters, des dealers et des bouchers qui vendent une partie de leur territoire maritime pour une pêche étrangère destructrice, une partie de leur territoire terrestre pour le dépôt ou l'enfouissement de déchets toxiques et qui attisent des guerres civiles pour affaiblir ou exterminer une ethnie qui ne leur est pas favorable.

A la malhonnêteté vient se greffer l'égoïsme. Des chercheurs, européens et américains notamment, ont sacrifié leur vie, au sens propre du mot, pour trouver des formules et des recettes qui aujourd'hui encore profitent à l'humanité toute entière. L'Africain lui cache son savoir si bien que lorsqu'il meurt, c'est « une bibliothèque qui brûle ». L'Afrique regorge d'une expertise féconde en matière de pharmacopée, mais les détenteurs de ce trésor le gardent jalousement et n'en font même pas profiter leur propre frère.

Il faut abandonner la rhétorique victimaire qui consiste à jeter tous nos malheurs sur le dos du blanc. Le Japon n'aurait jamais pu être ce qu'il est aujourd'hui s'il s'était contenté de se lamenter sur le sort de Hiroshima et Nagasaki. Il faut avoir le courage d'un mea culpa constructif, l'humilité de prendre conscience de ses tares et le courage de travailler pour un avenir meilleur.

Il est vrai cependant que l'environnement culturel africain n'est pas toujours favorable à l'éclosion d'un esprit scientifique. On y retrouve des diplômés, mais peu d'intellectuels. L'aliénation de l'individu au groupe, poussé à l'extrême, inhibe l'affirmation des talents. Le tout fonctionne comme un panier à crabe où celui qui veut émerger est tiré par le bas par ses pairs. L'individu qui échappe et réussit est tenu de nourrir tout le groupe. Ainsi, il ne peut épargner en vue de placements bénéfiques. Il n'est pas étonnant que c'est lorsqu'il voyage en occident que l'Africain est à même de donner le meilleur de lui-même. Beaucoup de savants, de poètes et de chercheurs africain n'ont pu briller qu'en s'exilant loin de leur terre natale.

Il est donc évident que le développement de l'Afrique ne relève pas seulement d'une panoplie de recettes savantes comme le rééquilibrage de la balance des paiements, la croissance à deux chiffres, etc ; c'est une question de comportement et d'attitude face à la difficulté. Certains auteurs africains ont préféré, à juste titre, l'ajustement culturel à l'ajustement structurel. Car, alors que les pays riches travaillent sans répit comme s'ils étaient pauvres, l'Africain se prélasse et saute sur tout prétexte pour manger et danser, y compris le deuil…

Rosnert Ludovic ALISSOUTIN
Mercredi 31 Juillet 2013
Dakaractu




1.Posté par mom le 31/07/2013 12:31
mon dieu de toute ma vie je viens d'entendre la vraie crue d'un intellectuel africain.voila qui merite d'etre le porte drapeau de toute l'afrique a toutes les rencontres internationales.vivement que ton appel soit entendu de partout.

2.Posté par Badou le 31/07/2013 12:40
Houla, attention à la généralisation facile là M. Alissoutin!! Il y a à boire et à manger dans votre article, mais c'est quand même simpliste tout ça!

3.Posté par @Dakaractu le 31/07/2013 13:09
Salam,

l'article n'est pas signé ou alors c'est le nom barré qui en est l'auteur.
Je partage certains points de vue de l'auteur concernant les pseudo "intellectuels africains" mais sur d'autres points je trouve qu'il n'est pas trop loin d'eux. Je m'explique :

Quoiqu'on puisse dire, les indépendances sont un processus déclenché depuis un demi siècle, justement parce que le besoin d'affirmation grandit chaque jour, ce texte en est une preuve.

Toutefois, tous les peuples de ce monde ont connu l'esclavage (les romains, grecs, gaulois, hébreux, arabes, noirs, etc...), donc là n'est pas le problème à mon avis.
Sur la recherche scientifique, l'auteur semble méconnaitre sa propre histoire (rien d'étonnant, d'ailleurs la seule référence scientifique et/ou littéraire citée est un polisson scélérat, philosophe aux heures perdues), dommage.
Cheikh Anta Diop et tout récemment le congolais qui a créé sa tablette informatique commercialisée au Congo sont des exemples qu'il lui faut apprendre et méditer.

En réalité, quand l'auteur affirme que l'europe était en avance sur nous (continent africain) avant la traite et la colonisation , ma question est : sur quelle base se fonde son analyse, avance par rapport à quel but (toute course a une ligne d'arrivée)? n'a t il pas appris que René Caillé s'est déguisé en femme pour pénétrer Tombouctou, la ville millénaire aux maisons à étages?

j'ai déjà été long, je trouve ce texte bidon et sans valeur ajoutée pour un africain qui se connait et se respecte.

Wa salam

4.Posté par africain le 31/07/2013 13:17
je n ai jamais entendue une verite aussi crue. tres bonne reflexion

5.Posté par Ridial le 31/07/2013 13:37
C'est la triste réalité Monsieur. Bravo! Merci d'avoir souligné les tares de l'Afrique et la malhonnêteté de nos intellectuels.
Merci

6.Posté par boymelakh le 31/07/2013 13:52
waoouhh ce texte est un peu pervers sur les cotées mais d'une lucidité alarmante...

7.Posté par Deugg gui le 31/07/2013 16:09
Un afro-pessimisme de bas étage qui tire sur tout le monde. Personne ne trouve grâce à ses yeux ...sauf lui-même peut-être.

Discours d'un simplisme affligeant. "Les historiens africains.. ont tort d'apprendre aux enfants que c'est la traite négrière et la colonisation qui expliquent le retard de l'Afrique. C'est plutôt le retard de l'Afrique qui a rendu possible et facilité la domination étrangère. "

Une belle tautologie pour reconnaître en fin de compte que la domination étrangère a été un véritable frein pour l'Afrique. Monsieur ALISSOUTIN aurait dû commencer par là et essayer de proposer une stratégie qui permettrait de se défaire de cette domination étrangère mortifère qui dure depuis plusieurs siècles, plusieurs générations...

Et la première étape devrait être de se couper de la puissance coloniale : et là je parle en priorité pour les ex-colonies françaises d'Afrique (vous avez dit CFA?) qui doivent commencer par se défaire de la langue française au lieu de continuer à chanter ses belles lettres en organisant ce machin nommé OIF.

8.Posté par Le Parmenide le 01/08/2013 08:04
Un autre prestidigitateur qui veut nous convaincre que la pourriture intellectuelle est partout, et, qui cherche a faire accrediter l'idee que l'Afrique est responsable de son retard actuel. On ne peut mieux faire dans le negationnisme. Le plus affligeant est que ce discours trouve grace aupres de certains internautes qui applaudissent l'iconoclaste apparemment en quete de notoriete. L'adage dit que tout ce qui est excessif est sans signification.

Dans les causes du retard africain, il y a trois raisons premieres : les effets de la domination exterieure (traite negriere, exploitation coloniale, echange inegal), le manque de sens prospectif (vision du futur) et les lacunes de la gouvernance politique,

De quelque maniere que le probleme est adresse, la responsabilite des elites politiques semble la plus engagee, Si les dirigeants avaient ete perspicaces et vigilants, ils auraient pu, en depit de l'inferiorite technologique africaine aux XVI, XVII et XIXe siecles, avoir raison des forces europeennes ayant fait main basse sur le continent africain et sur ses ressources humaines et economiques. On pourrait, pour leur trouver des circonstances attenuantes, dire que les anciens rois et empereurs n'avaient pas la culture geopolitique qui leur aurait permis de flairer les enjeux majeurs de leurs temps. Sans doute. Mais la generation des Senghor,Houphouet-Boigny, Nasser, Nkrumah, Nyerere, Kenyatta, Bourguiba ...avait un niveau d'education et une culture politique les predisposant aux ruptures qui auraient donne au cours de l'histoire africaine une trajectoire orientee vers une reelle auto-determination et un moindre assujettissement a la domination de l'imperialisme. Pourquoi le non alignemen, la voie africaine du socialisme, la philosophie nasserienne de la revolution, l'ideologie de l'african unity t ont-elles ete davantage des petitions de principe sans effets durables qu'autre chose ?

De son avenir, l'Africain a generalement une conception transcendantale et magique, la ou les Occidentaux ont une demarche fondee sur la rationalite et la responsabilite humaine. Pour eux, on n'attend pas le futur, on le prepare. Le futur est essentiellement une construction sociale. Dans une demarche strategique, il doit traduire la volonte d'inflechir le cheminement de la societe a partir de la connaissance de l'evolution de celle-ci. La veille du futur est par essence une responsabilite du politique, lui qui s'est leve pour demander de conduire le destin de la nation.

Donc que notre donneur de lecons laisse les intellectuels tranquilles. Faut-il, apres Gerard Noiriel, lui rappeler qu'il y a intellectuels et intellectuels : les intellectuels du gouvernement et ceux qui aspirent a en faire partie - quitte a jouer aux iconoclastes - les intellectuels radicaux ou revoltes auxquels Jean Paul Sartre faisait allusion et les intellectuels specifiques plus nombreux qui s'en tiennent a la distance critique toujours necessaire dans l'observation de quelque fait social que ce soit.

9.Posté par mom le 01/08/2013 12:08
encore le mal des africains ,percu dans ce forum,ils se defendent de tout sans jamais reconnaitre leur faute.quelqu'un a justement parle de CFa mais qu'il sache que notre malhonnete vis a vis du CFA donc crapuleuse est pire que notre malhonnete intellectuelle.Depuis les roitelets qui raquettaient leurs sujets jusqu'aux petits bandits agresseurs en passant par ce chemin sinueux des mara qui reclament des cadeaux dits adiyat, des guewels qui vous flattent pour bouffer votre pognon,des fonctionnaires verreux qui vous font les poches,des commercants adeptes de la surfacturation et j'en oublie, aucun africain ne pense consommer de l'argent acquit dignement du fruit de son travail,un travail licite, legitime et legal. nous voulons toujours vivre de la sueur et du sang de l'autre. c'est dire donc que nous avons ete eduques dans la malhonnete et ce n'est pas iconoclaste que de reconnaitre ses fautes. il faut justement les toucher du doigt pour les corriger.mais chacun cherche helas a tirer son epingle du jeu.

10.Posté par fi le 01/08/2013 12:57
L'auteur dans sa diatribe contre les intellectuels , oublie qu'il est lui même de ce cercle. Or donc ,il est comptable de toutes ces tares qui font peser le syndrome de la toupie sur nos actions et nos pensées. Sans bouger, nous tournons autour de nous même et finissons par tomber, affalés.Écouter, depuis 1960, et même avant, tout ce que l'Afrique compte comme penseurs et exégètes dans tous les domaines, n'ont fait que se pencher sur ces problèmes , qu'ils ont retourné dans tous les sens sans arriver à les dépasser. Tout ce que vous venez de rapporter ici , relevé ou participe de cette chanson maintes fois ressassée sans que rien, aucune action concrète , ne sorte de cette cogitation stérile.Plus radicale et sans doute plus extrémiste que vous, une autre africaine comme vous , a poussé le bouchon jusqu'à parler du refus des africains du développement. Il n'est pas besoin, je le crois ,sincèrement , d’être un expert en quoi que ce soit pour savoir que la plus grande aspiration partagée par les hommes , quel s que soient leur culture,leur histoire , c'est la liberté.Et comme il est aisé de le comprendre, la liberté se nourrit de progrès et de bien être. Vous l'avez fait constater pour s'en offusquer, les milliers de jeunes , par bandes successives , prenant les pirogues à l'assaut de l'atlantique et de la Méditerranée, à la recherche de pitance en occident avec les drames que l'on sait, voudraient bien rester chez eux si un minimum d'espoir pouvait y leur être garanti. Je suis d'accord avec vous qu'on ne peut sur tous ces problèmes, se défausser seulement, sur l'esclavage la traite négrière ou alors la détérioration des termes de l'échange.Mais gardons nous aussi de toute posture d’angélisme en refusant de voir l’énorme responsabilité de ces crimes infamants et abominables dans la situation actuelle de nos pays.On ne peut pas faire fi de l'histoire ,qu'elle soit heureuse ou malheureuse, dans l'analyse visant à comprendre le présent de certains peuples.Qu'on le veuille ou pas , ces événements sont à insérer dans les données du problème pour aboutir à des conclusions et recommandations qui soient pas biaisées .Je suis tout aussi d'accord quand vous soutenez que ces faits aussi graves qu'ils puissent être, ne doivent pas pour autant constituer de fixation , qui empêcherait de s'engager dans des logiques et processus de résolution des difficultés.Je vous renvois au discours sur le colonialisme de A.Césaire pour se convaincre de la responsabilité historique de ces facteurs.Cette responsabilité est d'autant plus rédhibitoire , handicapante qu'une des consciences les plus respectées de l'occident à la fois politique que sociale, Pape jean p 2 , pour ne pas le nommer , à partir des perrons de la maison des esclaves ,face à l'ocean , avait lancé son fameux pardon à l'Afrique.Comme pour dire que la traite a causé à l'afrique des dommages irréparables.

11.Posté par jazz le 02/08/2013 14:52
Ajouter aussi que tout est extraverti chez nous meme en cas de maladie on accuse l'autre

12.Posté par Bath le 06/08/2013 13:54
Cet individu nous rabâche depuis des années son thème favori a savoir la responsabilité de notre propre sort. Il est vraiment temps de changer de disque. Celui-là commence à être rayé.

13.Posté par moi l''''''''''''''''AFRICAINE, tout court ! le 11/08/2013 18:37
Voilà encore un égaré en mal de reconnaissance !
Quand on se prétend intellectuel et de plus donneur de leçons il faut, au moins, avoir l'honnêteté d'avoir un vrai savoir avant d'ouvrir un puits large comme l'océan atlantique pour charrier tous ces déchets.
Commencez, monsieur par lire (et comprendre !) l'histoire. Ensuite analyser l'évolution du monde occidental et les problématiques qui s'y posent actuellement avant de fustiger l'Afrique...

J'aurai beaucoup à vous dire, vous et tous ceux qui se permettent de nous dire, nous AFRICAINS, comment nous devons nous comporter pour devenir des "HUMAINS"...

Quand vous parlez de la solidarité et l'assistance mutuelle qui empêchent les africains de s'enrichir individuellement , ayez l'obligeance d'identifier le groupe pour lequel vous parlez !
Les africains qui se plaignent de la solidarité communautaire doivent simplement avoir le courage de vivre leur individualisme sans s'en justifier - Vous me rappelez le triste ouvrage d'un pseudo intellectuel, philosophe africain, restaurateur, vivant dans le nord de la France qui a cru bien faire d'écrire un livre pour dénoncer le poids de la communauté sur l'individu - Il remplit bien son restaurant ! C'est le syndrome SIMPSON. La tare est parfois logée chez celui qui en accuse les autres.
Pour finir, je vous dirai, monsieur, que votre article est pitoyable. A l'heure de la mobilisation pour reconstruire notre peuple (je ne suis pas sûre que vous comprenez ce que je veux dire là !) et construire notre avenir il se trouve encore des "répéteurs" qui balancent la rengaine des stéréotypes !

Je vie en France depuis plus de trente cinq ans - Je suis solidaire de mon peuple et de mon continent ! N'allez pas penser que je suis frustrée. Je suis très bien placée dans ce pays où je vie !



Dans la même rubrique :

AIDA CHERIE - 22/05/2015