Et si les choses sérieuses étaient en train de bouger dans le bon sens ! (Mody Niang)


Et si les choses sérieuses étaient en train de bouger dans le bon sens ! (Mody Niang)
Les Sénégalais commençaient à s’impatienter mais, apparemment, les choses seraient en train de bouger. Des actes qu’on peut considérer comme forts ont été posés. Il en est ainsi de la réactivation de la Cour de Répression contre l’Enrichissement illicite, du vote de lois importantes portant notamment création de l’Office national anti-corruption (Ofnac) et du Code de transparence, modification de la composition de la Haute Cour de Justice, nomination d’un coordonnateur de la Traque des Biens mal acquis, levée de l’immunité parlementaire de trois gros ex-gros dignitaires de l’abominable gouvernance des Wade, etc. En attendant la suite des événements, ces actes méritent d’être salués et encouragés.

Aujourd’hui, l’odieux système des Wade révèle ses secrets. Des scandales succèdent aux scandales. Mais, pour graves qu’ils soient, ils ne représentent que les quelques rares arbres qui cachent l’immense forêt d’autres scandales plus graves encore. En d’autres termes, nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises par rapport à l’ampleur des dégâts du vieux prédateur. Cet individu et ses acolytes nous ont délestés – c’est devenu une certitude –, de plusieurs centaines de milliards de francs Cfa. On ne connaîtra d’ailleurs jamais le montant exact de leurs forfaits.

Nous sommes quand même un pays pauvre et endetté, avec des besoins qui pressent de partout. Que des individus sans foi ni loi s’emparent de nos maigres ressources nationales pour aller les planquer dans des paradis fiscaux, est absolument inacceptable ! Les délinquants doivent donc payer à la hauteur de leurs forfaitures, à commencer par le premier d’entre eux, que personne ne devrait déclarer intouchable. Nous attendons donc avec impatience qu’ils soient tous traduits devant la Haute Cour de Justice.

Ces gros délinquants ne doivent pas nous faire oublier les autres, très nombreux, qui ont été épinglés par les rapports de l’Armp, de la Cour des comptes, de l’Ige, de la Centif, etc. Des audits seraient en cours. Les autorités sont très attendues sur cet autre le terrain. Ces audits suscitent de nombreuses interrogations. Ont-ils effectivement commencé ? Quelles structures sont-elles concernées ? Quelle période couvrent-ils ? Quand les premiers rapports tomberont-ils ? Autant de questions que les gens se posent légitimement. Le gouvernement devrait communiquer sur ces questions-là, et rassurer.

De nombreuses structures ont fait l’objet de pillages systématiques. Nombre des anciens responsables desdites structures, qui étaient des wadistes purs et durs ont vite fait, sentant la direction du vent changer en faveur de la Coalition Macky 2012, de quitter le bateau libéral et de transhumer sans vergogne. On en trouve beaucoup aujourd’hui dans la majorité présidentielle, certains d’entre occupant des postes importants. Les audits ne devraient les épargner sous aucun prétexte. Ils devraient aussi nous éclairer sur certaines questions restées jusqu’ici sans réponse. Parmi celles-ci, les 15 millions de dollars de TaÏwan, les 6 milliards de francs Cfa qui avaient migré, en 2001, de la Sonacos vers une destination jusqu’ici inconnue du grand nombre, les 5 milliards de Sénégal Pêche dont je douterai, jusqu’à preuve du contraire, qu’ils aient été encaissés par le Trésor public, etc. Pour de plus amples informations sur cette dernière affaire, je renvoie le lecteur intéressé aux pages 134-141 de mon dernier livre sur le « Clan des Wade… ».

Les auditeurs devraient aussi s’appesantir sur les centaines de milliards de francs « injectés » dans l’agriculture et principalement dans les programmes dits spéciaux et ces machines agricoles qui nous ont coûté les yeux de la tête. Un autre gouffre à milliards qui passait inaperçu, c’étaient les fameuses pluies provoquées du vieux président dépensier. Il en serait de même des énigmatiques Entrepôts sénégalais au Mali (Ensema).

Tout, dans la maudite gouvernance du vieux prédateur, était finalement gouffre à milliards. Il Convient de la fouiller de fond en comble, et dans les délais les plus raisonnables. Cette affaire d’audit et de rapatriement des biens mal acquis est une forte demande sociale. C’était aussi un engagement formel du candidat Macky Sall, qui l’a confirmé une fois élu. Tout indique, si on teint compte de certains actes qu’il a posés, notamment ceux évoqués au début de ce texte, qu’il respectera son engagement. Il a tout intérêt d’ailleurs car, de ce respect dépend, pour l’essentiel, le succès ou l’échec de son mandat.

Pour ce qui me concerne, je l’encouragerai et l’appuierai sans ambages, chaque qu’il posera un acte qui aille dans le bon sens. J’exprimerai tout aussi clairement mes réserves, chaque fois qu’il en posera un qui ne soit pas en accord avec ses engagements. C’est ainsi d’ailleurs qu’il m’arrive parfois d’avoir de sérieux problèmes avec certaines nominations qui ne vont point dans le sens de l’efficience, dont il fait un de ses crédos. Elles ont plutôt l’air de récompenses à des amis, à des parents ou à des militants. L’exemple le plus frappant qui me vient à l’esprit, c’est la nomination du Dr Cheikh Kanté à la tête de la stratégique direction générale du Port autonome de Dakar. L’homme, qui n’avait quitté le vieux président qu’au tout dernier moment, était loin d’être le mieux indiqué pour diriger cette importante structure. Il est vrai que ce Dr Kanté est le « pays » du président de la République.

On peut regretter aussi certaines nominations de présidents de conseils d’administration qui nous laissent parfois carrément interloqués. La présidence d’un conseil d’administration suppose quand même des compétences avérées ! Il en est d’ailleurs de même des directions de l’administration générale et de l’Equipement (Dage), à la tête desquelles sont nommés des médiateurs pédagogiques, des planificateurs, des « économistes », etc. Pendant ce temps, des administrateurs civils et des inspecteurs du trésor de classe exceptionnelle se morfondent dans des postes bien en deçà de leurs compétences.

On peut regretter d’autres nominations comme celle de ce professeur d’Enseignement moyen (d’Anglais je crois), qui a été bombardé, lors du Conseil des Ministres du 3 janvier 2013, président du Conseil de surveillance de l’Agence pour l’Economie et la maîtrise de l’Energie. Le nouveau promu sera-t-il à l’aise à la tête de ce Conseil ? C’est le lieu d’ailleurs de s’interroger sur ces nombreux conseils de surveillance dont on peut douter de la capacité d’apporter une valeur ajoutée à notre administration. Il conviendrait donc de les évaluer pour se faire une idée exacte de leur pertinence supposée. En tout cas, la seule évocation du Conseil de surveillance de l’Anoci nous donne des sueurs froides.

On ne peut pas, non plus, faire table rase de la nomination de plusieurs directeurs généraux – c’est la mode – à la tête d’agences et de directions nationales parfois squelettiques. L’exemple le plus frappant à cet égard, c’est la nomination, comme Directrice générale de l’Agence nationale de la Petite Enfance et la Case des Tout Petits, d’une jeune dame dont c’était la toute première fonction. Il convient, en outre, de signaler que la Petite Enfance est prise en charge par trois structures différentes : l’Agence nationale de la Petite Enfance et de la Case des Tout Petits, la Direction de l’Enfance du Ministère de la Famille, de l’Entreprenariat féminin et de l’Enfance, ainsi que la Direction de l’Education Préscolaire du Ministère de l’Education nationale.

Il est aussi difficile de ne pas faire état de cette toute récente nomination de Monsieur Moussa Baldé, professeur de mathématiques à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), comme Directeur général de la Société de Développement agricole et industriel du Sénégal (Sodagri). C’est un autre Baldé, Abdoulaye Bibi, lui aussi enseignant à l’Ucad, exactement à la Faculté des Sciences économiques et de Gestion (Fasteg), en qualité d’assistant, qui est Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Ils sont tous les deux amis et de Kolda (« L’AS » du 10 janvier 2013, page 2). Que va faire ce professeur dans les rizières du Sud ? Il est bien plus utile dans les amphithéâtres de la Faculté des Sciences et Techniques de l’Ucad. Et puis, où sont nos nombreux ingénieurs agronomes et du génie rural ? Quand même !

De nombreux autres exemples auraient pu être donnés ici, si l’espace le permettait. Nous sommes un pays pauvre, très endetté, et faisant face à de graves déficits. Nous ne devrions nous permettre donc aucun gaspillage. Nous nous passerions sans dommage de nombre de structures inutilement budgétivores maintenues, pour l’essentiel, pour trouver des planques à des proches. La restructuration et la rationalisation de notre administration devraient donc continuer et déboucher sur la suppression, sans état d’âme, de dizaines de directions et d’agences nationales dont la cohérence et l’efficacité sont loin d’être prouvées.

Le vieux prédateur était friand de louanges et, à cet égard, il était bien servi par une meute de courtisans, dont la plupart ont vite fait de changer de couleur et de camp dès le lendemain du 25 mars 2012. L’histoire est riche d’exemples de royaumes dont les fondements ont été sapés par de minables courtisans. On entend aujourd’hui d’obscurs individus qui se proclament « baay faal » ou « soldaaru » Macky Sall. Ils ne sont « baay faal » de personne, sinon que de leurs intérêts égoïstes. Le président Sall n’a pas intérêt à écouter des individus de cet acabit. Des gens, dont certains parmi ses proches, s’érigent en « boucliers » et menacent de leurs foudres de guerre tout compatriote qui ose « l’attaquer ». Aucun président ne peut faire l’unanimité – ce serait d’ailleurs une catastrophe – et fait forcément l’objet de critiques, dont certaines ne sont d’ailleurs que des encouragements à faire encore toujours mieux. C’est dans cette perspective d’ailleurs que je termine ce texte en abordant cette très sensible question des fonds spéciaux, dont la gestion calamiteuse nous vaut les nombreux scandales qui font l’actualité aujourd’hui.

Du temps des Socialistes, leur montant si situait autour de 740-750 millions de francs Cfa. Avec le vieux prédateur, ils ont crevé tous les plafonds. Pour le budget 2013, le montant serait de huit (8) milliards. Si ce même montant reste stable, le président de la République aura dépensé, dans ce cadre, 40 milliards de francs Cfa à la fin de son mandat, sans que personne ne sache, à part lui, comment ils ont été dépensés. Quarante milliards, c’est beaucoup pour un pays pauvre et endetté. De mon humble point de vue, 3 à 4 milliards par an, voire 5 (au maximum) suffiraient comme fonds spéciaux pour le président de la République. Ce serait plus conforme à son engagement de mettre en œuvre une politique sobre. Et encore !

Les fonds spéciaux devraient être aussi encadrés, dans des modalités qu’il faut déterminer. Ils pourraient l’être par la Cour des Comptes par exemple. Ce serait encore plus conforme à un des engagements forts du président de la République : la gestion des affaires publiques dans la transparence totale. Ce n’est certainement pas pour rien, je crois, qu’il a fait voter le Code de transparence que j’ai salué, en tant que militant de la Bonne Gouvernance. Cette Bonne Gouvernance qui, seule, est à même de sortir notre pays de la mauvaise passe dans laquelle il se trouve.



Mody Niang, e-mail : modyniang@arc.sn

Mody Niang




Samedi 12 Janvier 2013
Notez


1.Posté par Moussaka le 12/01/2013 09:29
Je croisnque vous etes passe a cote Mr Niang.Tous ces organes existaient sous un autre nom avec Wade.Ça qu'il nous faut aujourd'hui,c'est mettre en place un système ou nul ne peut se soustraire de la justice,fut-il un protege du pouvoir.Pas de justice sélective,mais une justice indépendante qui dit le droit.Pour ça,malheureusement,on est tres loin du compte.Les juges qui s'agitent aujourd'hui en coffrant a tour de bras sous Wade les opposants sont les memes qui envoient aujourd'hui les opposants de Macky en tôle.Un intellectuel doit savoir prendre du recul Mr Niang.Nous avons tous haï et combattu les Wade.Mais la verite est qu'on pose aujourd'hui les germes de ce avait hier le Wadisme:le silence coupable de tous.

2.Posté par Xman le 12/01/2013 09:59
Vous avez parfaitement raison ,Macky Sall doit savoir qu'on ne peut pas changer ce pays avec les mêmes pratiques qui nous ont conduit s à cette situation.Franchement avec lui on ne sait pas avec quel pied danser.

3.Posté par Kholal le 12/01/2013 10:10
Moussaka, je suis loin d'être d'accord avec vous, avouez quand même que les actes posés avec le Pr Sall reflètent la demande des sénégalais, il n'a pas le choix d'ailleurs, un président doit écouter son peuple, tout n'est pas encore au point, mais quand j'ai vu les changement qu'il y a eu au niveau du ministère de l'intérieur, de l'agriculture, des Affaires étrangères et tout dernièrement nos ambassadeurs à Paris et dans d'autres pays stratégiques ou l'ancien Pr disait qu'il pouvait même nommer son chauffeur, je ne peux qu'applaudir. Nul n'est infaillible, mais il est surtout louable pour un Pr de se rectifier quand tout le monde constate qu'il y a des manquements. Grand Mody je salue votre vigilance et approuve de toutes mes forces vos positions particulièrement l'humilité que vous avez d'encourager quand c'est bien. Si chaque sénégalais prenait un peu de son temps pour le sacrifier à la bonne marche du pays, sans forcément demander un poste on aurait dépassé ce stade. Il reste encore à faire mais il faudra aussi penser à organiser toute cette force perdue de jeunes entre 18 et 30 ans qui passent toute la journée dans les rues de Dakar pour aider les automobilistes à se garer, quel gâchis! Que ne ferait-on pas avec tous ces bras encore valides. Trouvez les moyens de les renvoyer à l'agriculture me semblerait la meilleure chose pour qu'enfin demain on puisse atteindre l'autosuffisance alimentaire.

4.Posté par Conscience patriotique le 12/01/2013 11:54
Toute l'action de propagande menée par Goebbels (pour le compte du régime nazi) reposait sur un idéal ; "c'est que la presse soit organisée avec une telle finesse qu'elle soit en quelque sorte un piano sur lequel puisse jouer le gouvernement". L'usage des techniques modernes de manipulation des masses et la démagogie propres aux États totalitaires semble être de mise, au Sénégal, avec une presse qui anticipe sur les décisions de justice, publie in extenso les procès verbaux d'auditions et les entretiens confidentiels tenus dans des leieux insoupçonnés...
Mieux, la "planification" rigoureuse des interventions sur les talk show (wakh sa khalate) sur la bande FM à longueur de journées - avec les mêmes acteurs qui se relaient de radio à radio- renseigne sur les méthodes abjectes d'endormissement de la masse... Rien n'a changé sous nos cieux ! Les détracteurs d'hier sont devenus les décideurs et faucons d'aujourd'hui, ayant sagement rangé leurs certitudes et convictions dans leurs tiroirs de leurs bureaux et salons feutrés du Palais.
Attention au réveil !

5.Posté par Bounkhatab le 12/01/2013 11:58
Malheureusement Mr NIANG, vos suggestions et vos alertes ne seront jamais suivies because nous serons diriges encore longtemps par des politiciens qui ne pense qu'a " massifier "( terme ignoble ) leurs partis.Depuis l'independance jusqu'a nos jours ceux qui nous dirigent , savent ce qui est Bien et ce qui est Mal.Mais tant qu'ils iront en colonne couvree dans les cites dites religieuses afin d y amener nos maigres ressources, nous ne sortions jamais de l'auberge.Voila bientot trois mois , le travail du gouvernement est en majeure partie absorbee par des delegations gouvernemantales vers ces cites dites religieuses.Quels sont les signe de developpement dans tout cela ?nada, rien , touss et pourtant pour nos gouvernants ce sont de hauts faits d'armes a saluer.A QUAND LE REVEIL DE CONSCIENCE DE NOS DIRIGEANTS ?

6.Posté par SENTINELLE le 12/01/2013 13:48
MERCI BOUNKHATAB !

7.Posté par Dacoumba Dieng SARR le 12/01/2013 14:30
J’ai lu, comme d’habitude, avec beaucoup d’intérêt, la contribution Monsieur Mody NIANG intitulé : « Et si les choses sérieuses étaient en train de bouger » posté sur SENEWEB, le samedi 12 janvier 2013. J’ose imaginer que M. NIANG ne me connait pas, mais il fait partie quand même des rares personnages qui ont toujours forcé mon estime et ma considération pour ses brillantes et pertinentes contributions. Ses analyses politiques ne laissent personne indifférent tant l’instituteur fait montre d’une impartialité sans commune mesure dans ses écrits. C’est un citoyen engagé et toujours obnubilé par une gestion rigoureuse et orthodoxe des deniers publics. Ça lui a valu de temps à autres pour ne pas dire régulièrement, des vertes pas des mûres de la part de certains sbires et militants zélés acquis à la cause de leur mentor politique, fut-il indélicat. Ces griffes et vilains coups bas reçus sont toutefois, loin d’annihiler les ardeurs de notre cher instituteur déterminé à apporter sa contribution pour un Sénégal prospère.
Instituteur, pour cette fois-ci, je m’inscris en faux sur certains points évoqués dans votre contribution. Il va s’en dire je respecte scrupuleusement vos idées mais je ne les partage pas pour autant.
J’ai l’impression que M. NIANG pense que toutes les personnes qui ont eu à collaborer, d’une matière ou d’une autre, avec Maitre WADE sont des parias et doivent systématiquement être vouées aux gémonies. Si on suit donc sa propre logique, même M. Macky SALL ne serait jamais élu Président de la République du Sénégal car il a eu à travailler avec le « Vieux WADE ». Il est important de savoir raison garder. Certes, il y en a des transhumants qui sont à la recherche de l’opulence et du gain. Mais, je suis sûr et certain que le cas de Dr Cheikh KANTE ne répond pas à cette logique. D’ailleurs, c’est récemment en 2009 Que Monsieur KANTE a commencé à taquiner la politique lors des élections locales, donc il n’est pas politicien comme on le fait croire mais plutôt un technocrate.
Ceci dit, il sied de préciser que Dr KANTE, n’a jamais occupé, autant que je sache, un poste de responsabilité sous le régime de Wade. Il a été Directeur Général Adjoint de Mitsubishi corporation, poste qu’il a hérité à la faveur de son expérience et sa maitrise de la culture Japonaise. Pour rappel, Il a fait une partie de son cursus universitaire à AOTS- Tokyo- Japon. Les autres activités de M. KANTE sous régime de WADE sont exclusivement orientées vers l’enseignement et la recherche notamment à l’université Paris Dauphine, et au Centre Africain d’Etudes Supérieures en Gestion où il Enseigne le cours de Management Stratégique. Dr KANTE est également membre du laboratoire de Recherche en sciences et Management à l’Université d’Orléans France. Par ailleurs, comme tout bon Manager, M. KANTE gérait son entreprise CEMAC –CLAC créée bien avant l’alternance, il en été d’ailleurs le Président Directeur Général. Mais dès sa nomination à la tête du Port Autonome de Dakar, il a démissionné de CEMAC afin de lever toute équivoque et mieux se concentrer sur la lourde charge qui pèse sur ses épaules. Conscient, de l’ampleur des défis qui l’attendent, Il ne cesse de rappeler que la gestion du port est loin d’être une sinécure mais plutôt un sacerdoce. Prions pour qu’il réussisse sa mission hautement stratégique.
Au demeurant, je pense qu’il est important d’encourager ses intellectuels affirmés qui font la fierté du Sénégal voire de L’Afrique au lieu de les déstabiliser. Je suis convaincu que le Dr Cheikh, homme de défis va faire autant que faire se peut répondre aux attentes du Président Macky du peuple Sénégalais.
Que Dieu Bénisse le Sénégal.
Dacoumba Dieng SARR



8.Posté par Dacoumba Dieng SARR le 12/01/2013 14:33
J’ai lu, comme d’habitude, avec beaucoup d’intérêt, la contribution Monsieur Mody NIANG intitulé : « Et si les choses sérieuses étaient en train de bouger » posté sur SENEWEB, le samedi 12 janvier 2013. J’ose imaginer que M. NIANG ne me connait pas, mais il fait partie quand même des rares personnages qui ont toujours forcé mon estime et ma considération pour ses brillantes et pertinentes contributions. Ses analyses politiques ne laissent personne indifférent tant l’instituteur fait montre d’une impartialité sans commune mesure dans ses écrits. C’est un citoyen engagé et toujours obnubilé par une gestion rigoureuse et orthodoxe des deniers publics. Ça lui a valu de temps à autres pour ne pas dire régulièrement, des vertes pas des mûres de la part de certains sbires et militants zélés acquis à la cause de leur mentor politique, fut-il indélicat. Ces griffes et vilains coups bas reçus sont toutefois, loin d’annihiler les ardeurs de notre cher instituteur déterminé à apporter sa contribution pour un Sénégal prospère.
Instituteur, pour cette fois-ci, je m’inscris en faux sur certains points évoqués dans votre contribution. Il va s’en dire je respecte scrupuleusement vos idées mais je ne les partage pas pour autant.
J’ai l’impression que M. NIANG pense que toutes les personnes qui ont eu à collaborer, d’une matière ou d’une autre, avec Maitre WADE sont des parias et doivent systématiquement être vouées aux gémonies. Si on suit donc sa propre logique, même M. Macky SALL ne serait jamais élu Président de la République du Sénégal car il a eu à travailler avec le « Vieux WADE ». Il est important de savoir raison garder. Certes, il y en a des transhumants qui sont à la recherche de l’opulence et du gain. Mais, je suis sûr et certain que le cas de Dr Cheikh KANTE ne répond pas à cette logique. D’ailleurs, c’est récemment en 2009 Que Monsieur KANTE a commencé à taquiner la politique lors des élections locales, donc il n’est pas politicien comme on le fait croire mais plutôt un technocrate.
Ceci dit, il sied de préciser que Dr KANTE, n’a jamais occupé, autant que je sache, un poste de responsabilité sous le régime de Wade. Il a été Directeur Général Adjoint de Mitsubishi corporation, poste qu’il a hérité à la faveur de son expérience et sa maitrise de la culture Japonaise. Pour rappel, Il a fait une partie de son cursus universitaire à AOTS- Tokyo- Japon. Les autres activités de M. KANTE sous régime de WADE sont exclusivement orientées vers l’enseignement et la recherche notamment à l’université Paris Dauphine, et au Centre Africain d’Etudes Supérieures en Gestion où il Enseigne le cours de Management Stratégique. Dr KANTE est également membre du laboratoire de Recherche en sciences et Management à l’Université d’Orléans France. Par ailleurs, comme tout bon Manager, M. KANTE gérait son entreprise CEMAC –CLAC créée bien avant l’alternance, il en été d’ailleurs le Président Directeur Général. Mais dès sa nomination à la tête du Port Autonome de Dakar, il a démissionné de CEMAC afin de lever toute équivoque et mieux se concentrer sur la lourde charge qui pèse sur ses épaules. Conscient, de l’ampleur des défis qui l’attendent, Il ne cesse de rappeler que la gestion du port est loin d’être une sinécure mais plutôt un sacerdoce. Prions pour qu’il réussisse sa mission hautement stratégique.
Au demeurant, je pense qu’il est important d’encourager ses intellectuels affirmés qui font la fierté du Sénégal voire de L’Afrique au lieu de les déstabiliser. Je suis convaincu que le Dr Cheikh, homme de défis va faire autant que faire se peut répondre aux attentes du Président Macky du peuple Sénégalais.
Que Dieu Bénisse le Sénégal.
Dacoumba Dieng SARR

9.Posté par atypico le 12/01/2013 14:57
Voilà une contribution bien construite monsieur MODY NIANG, mais qui ne permet en rien de conclure que les choses bougent dans le bon sens puisque vous relevez que pour une mesure par ailleurs très formelle (et facilement contournable) en apparence positive, il y en a 3 bien concrètes celles - ci, qui infirment l'idée que le mode d'exercice du pouvoir est en train de changer sur le fond.

10.Posté par KILIFA le 12/01/2013 19:36
Qu'est qui a changé concrètement au sénégal depuis que ce connard de macky est là?? NADA.
Un président qui a peur des débats d'idée, qui n'accepte pas la contradiction; vous pensez que celui-là fera quelque chose? Il pense que le fait d'avoir ces soûlards laudateurs ( latif coulibaly, souleymane j diop, cet escroc intellectuel de jacques h sy, maudit niang), il sera à l'abri des critiques!! Macky fout son doigt dans l'oeil!!!!!!

11.Posté par Mandou le 12/01/2013 23:22
MERCI BOUNKHATAB !

12.Posté par Diop le 13/01/2013 00:38
Encore un vendu !

13.Posté par boukhaba le 13/01/2013 19:57
tu n'es rien kun fils de pute mody niang



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