Plusieurs organisations de la société civile, dont le FRAPP, Vision Citoyenne, l’Organisation Nationale des Acteurs de la Jeunesse pour la Justice (ONA2J) et Amnesty International, se sont réunies ce mardi à Ziguinchor aux côtés des victimes et des familles des victimes des répressions survenues sous le régime de l’ancien président Macky Sall. Un point de presse a été tenu pour interpeller les autorités sur l’urgence de rendre justice.
« Nous tenons d’abord à rappeler l’ampleur des tragédies subies par notre peuple durant les répressions du régime passé : plus de 1 000 détenus politiques, 85 morts et plus de 500 blessés. Ces chiffres traduisent non seulement la gravité des violations, mais aussi l’urgence d’une justice véritable », a déclaré Madia Diop Sané, membre du mouvement Vision Citoyenne.
« Nous tenons d’abord à rappeler l’ampleur des tragédies subies par notre peuple durant les répressions du régime passé : plus de 1 000 détenus politiques, 85 morts et plus de 500 blessés. Ces chiffres traduisent non seulement la gravité des violations, mais aussi l’urgence d’une justice véritable », a déclaré Madia Diop Sané, membre du mouvement Vision Citoyenne.
Les intervenants ont reconnu les premiers efforts de l’État actuel, saluant notamment les mesures engagées par les nouvelles autorités. Parmi elles : l’indemnisation des victimes, l’accompagnement des familles des martyrs pour le pèlerinage à la Mecque, ainsi que l’instruction récente du ministre de la Justice au procureur général pour l’ouverture d’enquêtes.
« Ces initiatives témoignent d’une volonté affichée du gouvernement d’élucider cette affaire », a souligné Cheikh Tidiane Sy, coordonnateur régional du FRAPP.
Cependant, ces avancées ne suffisent pas, selon les intervenants. La société civile dénonce la lenteur du processus judiciaire et craint que l’inaction ne renforce un climat d’impunité.
« Si ces actions sont louables, elles ne sauraient remplacer l’essentiel : rendre justice aux victimes et à leurs familles. Tant que cette justice tarde, un sentiment d’impunité risque de s’installer, perpétuant ainsi les bavures et la répression de droits pourtant garantis par la Constitution », a affirmé Amadou Tom Mbodj, représentant de l’ONA2J.
Les organisations appellent ainsi à une accélération des procédures, à l’identification des responsables, et à des sanctions à la hauteur des crimes commis. Elles demandent également à l’opinion nationale et internationale de rester mobilisées afin que lumière soit faite sur ces événements tragiques.
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