Tribunal de Dakar : L'étudiant en management de l'ISM, le commerçant et les 6 pièces de volet commandées par la police

Commerçant de son état, Mame S T. et Jean J. A, un étudiant en management à l'ISM risque deux ans de prison ferme pour offre ou cession en vue d'une consommation personnelle. Comparant devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, ils seront édifiés sur leur sort le 09 août prochain.


En effet, il ressort des débats d'audience que les éléments du commissariat des Parcelles Assainies ont reçu une dénonciation faisant état d'un réseau de trafiquants de drogue dont Mame S. T et son co-prévenu en sont les cerveaux. Pour les besoins de l'enquête, les policiers ont pris contact avec Mame S T pour faire une commande de 6 pièces de volet. Et le prévenu a mordu à l'hameçon en fixant rendez-vous avec les enquêteurs sans savoir qu'il était en contact avec des limiers. C'est ainsi que Mame S T. a été arrêté par les éléments du commissariat des Parcelles Assainies. Les enquêteurs ont trouvé 20 pièces dans ses poches. Interrogé, il avait soutenu avoir acheté le produit prohibé à 80 mille francs. Et, il devait vendre chaque volet à 6 000 francs pour un montant total de 120 mille avec un bénéfice de 40 mille FCfa. Dans ces circonstances, il a pris contact avec son fournisseur Jean J. A. pour convenir d'une rencontre dans un restaurant sis à l'unité 11 des Parcelles Assainies. Ce dernier s'est présenté au lieu de rendez-vous avec 12 pièces de volet dans ses poches sans savoir que la police lui avait tendu un guet-apens. Arrêtés, ils ont tous été déférés au parquet puis placés sous mandat de dépôt depuis le 24 juillet dernier. Les prévenus ont été jugés devant la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar ce mercredi.

À la barre, ils contestent les faits alors qu'à l'enquête préliminaire, ils avaient reconnu sans ambages les faits qui leur sont reprochés. Mame S T. déclare avoir été appréhendé dans son quartier. " Ce jour-là, j'étais tout seul et des policiers se sont jetés sur moi pour m'appréhender. Ils ont procédé à une fouille corporelle et ont sorti un sachet dans mes poches me signifiant que c'est de la drogue. C'est dans ces circonstances qu'ils m'ont demandé de donner le nom de mon fournisseur", narre-t-il avant de préciser qu'il n'a jamais dit aux enquêteurs que c'est Jean J.A qui lui a vendu les 20 pièces.


À son tour, son co-acolyte, poursuivi pour offre et cession et rébellion, a nié catégoriquement les faits. " Je ne me suis jamais battu avec les policiers. Par contre, ce sont eux qui m'ont donné 10 gifles. J'étais venu dans ce restaurant pour acheter un sandwich. Et c'est là que j'ai été appréhendé", dit-il.

Prenant la parole, le représentant du ministère public a relevé la constance des faits. Selon lui, les mis en cause ont déclaré à l'enquête que cette drogue était destinée à la vente. "Même s'il tente aujourd'hui de nier les faits. Il est constant que la quantité retrouvée par-devers eux était destinée à la vente. La drogue a été scellée", a mentionné le parquet qui requiert 2 ans de prison ferme contre les prévenus.

Du côté de la défense, Me Alioune Badara Ndiaye sollicite que son client soit relaxé au bénéfice du doute ou à défaut requalifier de détention et d'usage de chanvre indien en vue de la communication personnelle.
Jeudi 3 Août 2023
Dakaractu



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