Tanor clôture sa campagne au stadium Iba Mar Diop


Tanor clôture sa campagne au stadium Iba Mar Diop
DAKARACTU.COM  Pour son meeting de clôture, Ousmane Tanor Dieng va faire son meeting au stadium Iba Mar Diop. Un choix qui, selon le responsable de la communication de Tanor, se justifie par une volonté de consolider l'avance que les socialistes ont dans la capitale. "La capitale nous appartient. C'est pourquoi nous avons décidé d'y clôturer notre campagne", avance-t-il.
Vendredi 24 Février 2012




1.Posté par BA Amadou le 24/02/2012 21:32
énégal – présidentielles - Le 26 février 2012 votez massivement pour le candidat du Parti Socialiste, Ousmane Tanor DIENG.

Le Sénégal compte plus de 151 partis politiques. Pour les présidentielles de 2012, le Conseil constitutionnel a validé 14 candidatures dont 5 représentent les principales forces politiques : la candidature irrégulière et fortement contestée de maître WADE, celle de trois anciens premiers ministres du président WADE qui portent une lourde responsabilité dans le bilan désastreux des Libéraux (Moustapha NIASSE, Macky SALL et Idrissa SECK), et M. Ousmane Tanor DIENG du Parti Socialiste.

Sans être désobligeants, les candidats issus de la société civile (Ibrahima FALL, le recalé Youssou N’DOUR), aussi sympathiques qu’ils soient, n’ont pas de programme précis et d’appareil politique solide susceptible de le mettre en oeuvre. Seul le Parti socialiste est massivement représenté dans toutes les couches de la société sénégalaise, notamment chez les jeunes, les ouvriers, les intellectuels et les paysans.

Tanor représente l’honneur en politique ; depuis 2000, il n’a jamais pactisé avec les Libéraux et a toujours adopté, en dépit des dérives gouvernementales, une attitude républicaine dans son opposition au pouvoir de maître WADE.

La mission de Tanor est de remettre à l’endroit ce que les libéraux ont mis à l’envers. Avec les élections de 2012, il ne s’agit pas de «rectifier» l’alternance ratée de M. WADE, mais de conduire un changement authentique. Or, seul Ousmane Tanor DIENG n’a jamais été compromis avec le gouvernement libéral de Abdoulaye WADE. On sait que depuis 2000, le PDS qui n’avait pas de cadres, a pioché dans les effectifs du Parti socialiste. En dépit de ce phénomène dit de «transhumance» ; certains sont «allés à la soupe», mais Ousmane Tanor DIENG est resté «pour garder la vieille maison», en référence à une expression de Léon BLUM au congrès de Tours quand les communistes ont quitté en 1920 la S.F.I.O. Par ailleurs, si Abdoulaye WADE a pu conquérir le pouvoir, avec le bilan désastreux qu’on connaît, c’est parce qu’il a pu bénéficier, hélas, d’appuis de certains ex- socialistes. Certains candidats de l’opposition qui sont des anciens premiers ministres de WADE, n’ont pas renoncé à la doctrine du libéralisme ; leur combat est uniquement une guerre de succession au sein de la famille politique ; rien ne changera sur le fond.

Ce vote, pour Tanor est largement justifié par le bilan très positif du Parti socialiste quand il était au pouvoir, par la nécessité de rétablir une vraie alternance, afin de mettre fin, durablement, à l’expérience désastreuse des libéraux.

Le vote pour Tanor s’inspire du bilan, très honorable, du Parti Socialiste quand il était au pouvoir, en termes de bonne gestion de l’indépendance, d’instauration d’une démocratie pluraliste qui a permis une alternance apaisée en mars 2000, de progrès économiques et de respect des valeurs républicaines. Les Socialistes ont légué à leurs successeurs un Etat aux fondamentaux économiques et politiques stables et confortables. Le Sénégal est un Etat de droit, laïque, souverain disposant d’une sécurité nationale crédible, un membre actif et reconnu sur la scène internationale. Depuis 2000, les Libéraux ont dilapidé cet héritage en instaurant un Etat patrimonial, avec des tentations monarchiques, un gaspillage sans précédent des deniers publics, des prises illégales d’intérêts, et surtout un règne de l’arbitraire, ainsi qu’une caporalisation de la Justice. La croissance économique est trop faible, la dette ne cesse de croître. En maintenant abusivement, sa candidature, pour un troisième mandat, maître WADE a créé les conditions d’une guerre civile au Sénégal.

Ousmane Tanor DIENG est issu d’une formation politique qui est dignement représentée, non seulement dans toutes les régions et localités les plus reculées du Sénégal, mais aussi et surtout à l’étranger avec deux puissantes coordinations en France et aux Etats-Unis, c’est le PS. Sans être désobligeant vis-à-vis des partenaires du PS, qu’il faut respecter, pour l’essentiel il s’agit de formations à représentativité particulièrement limitée que d’aucuns appellent «partis de cabines téléphoniques».

Les qualités personnelles et professionnelles de Ousmane Tanor DIENG font qu’il sera un Président éthique et moral. Tanor est tenace, obstiné, prudent, particulièrement avisé, doué pour la littérature et la philosophie, très attaché au respect du secret professionnel, a le sens du devoir. De par son expérience au sein de l’Etat et sur la scène internationale, il saura rétablir une République impartiale, un Etat qui fonctionne pour la satisfaction de tous, une justice indépendante, une démocratie apaisée. Sous la mandature de WADE, ces principes républicains ont été mis à mal par une déliquescence morale ; au lieu d’être au service du Bien public, les libéraux ont préféré se servir dans les caisses de l’Etat. Avec WADE c’est le seul pays, où les anciens ministres, même après perdu leurs fonctions officielles continuent, sans limites, de percevoir leurs émoluments. Les crimes d’Etat, comme dans l’affaire SEYE, ont été amnistiés ; la Justice a été mise aux ordres, puisque le Conseil Constitutionnel ne rend que des décisions d’incompétence. Des groupements privés et des autorités religieuses, en dépit du principe de laïcité, dictent à l’Etat, la conduite à tenir. Pire encore, on a vu l’émergence d’une police politique, la Division des Investigations Criminelles (D.I.C) qui persécute la moindre opposition au régime. Avec la DIC, faire de la politique au Sénégal est devenu un crime de droit commun.

Grand commis de l’Etat, Ousmane Tanor DIENG saura, avec le Parti socialiste et ses alliés, remettre les choses à l’endroit, dans le respect des valeurs républicaines. Les crimes commis au nom de la raison d’Etat devront être jugés ; ceux qui ont eu des biens mal acquis devront rendre compte à la Justice dont l’indépendance devra être préservée en toutes circonstances ; la D.I.C, compte tenu de ses procès politiques, devrait être dissoute sans tarder. L’Etat qui procède de la République c'est-à-dire de la chose de tous, devra être rendu aux citoyens.

Par ailleurs, Ousmane Tanor DIENG a une vision stratégique, démocratique et un projet axé sur le progrès. Il existe de nombreuses exigences, à l’alternance de 2012, que seul le Parti Socialiste et Tanor, prendront efficacement en compte :

- L’exigence de vérité, de bonne gouvernance et d’un rêve sénégalais ; l’exigence de vérité recommande de dire aux Sénégalais que tout ne sera pas facile, nous devront retrousser nos manches, pour affronter les nombreux défis, dont celui de l’optimisation de nos ressources humaines et financières, notamment une plus grande pertinence et une grande rationalité de nos représentations diplomatiques à l’étranger. Il ne sera pas facile de modifier les mauvaises habitudes des libéraux qui ont confondu les finances de l’Etat avec leurs biens personnels. Chaque centime doit être dépensé à bon escient ; tout gaspillage des deniers publics doit être sévèrement sanctionné. Les marges de manœuvres dégagées doivent tendre à réinstaurer un «rêve sénégalais», faire en sorte que la génération future vive mieux que la précédente.

- L’exigence de remettre l’éthique et les valeurs au centre de la vie sociale et placer le citoyen au cœur de la gestion du Sénégal ; avec les libéraux le Sénégal est en perte de valeurs. Par ailleurs, on a observé depuis 2000, une très forte concentration des pouvoirs en faveur d’un Président omnipotent et irresponsable ; un Parlement aux ordres et une Justice caporalisée. Ousmane Tanor DIENG s’engage à sacraliser la Constitution avec des procédures rigides d’amendement et en instaurant un équilibre des pouvoirs ;

- L’exigence de Justice dans ses facettes multiples ; chacun participera à l’effort national en fonction de ses facultés contributives ; il faudra rééquilibrer la ville et la campagne, avec un nouveau souffle à la décentralisation ; les privilèges accumulés par les libéraux seront abolis, les gouvernants seront justiciables au même titre que les citoyens ordinaires, bref l’égalité devant la loi sera le principe qui animera l’action des pouvoirs publics ; la Justice doit être indépendante pour assurer l’impartialité de l’Etat et la sécurité de tous ;

- L’exigence de répondre à certaines urgences, notamment en termes de lutte contre la vie chère, d’indépendance énergétique, de droit à la santé et à la sécurité pour tous, de rénovation de l’école sénégalaise paralysée par des grèves et des mouvements sociaux qui remettent en cause l’avenir de notre jeunesse, de nouvelles perspectives à notre paysannerie qui sombrent dans l’endettement, de sauvegarder de ce qui nous reste de notre industrie locale qui a été bradée aux intérêts étrangers ; le nombre d’agriculteurs a triplé, mais la part de l’agriculture dans la richesse nationale ne cesse de diminuer ; ce qui accentue notre dépendance alimentaire ; il faudrait donc relancer l’agriculture en vue d’un auto-suffisance alimentaire, développer les infrastructures et les services de base ;

- L’exigence de promouvoir la construction africaine et des rapports internationaux plus justes, fondés sur l’égalité, l’interdépendance et une rémunération plus équitable de nos matières premières.

- L’exigence de respecter les demandes légitimes de la diaspora ; notamment en prévoyant un quota nombre de députés qui la représenteront à l’Assemblée Nationale et au Sénat ; ainsi que l’instauration d’une commission qui recueillera en permanence leurs doléances. Notre candidat Tanor s’engage à

- à supprimer l’interdiction d’importer un véhicule de plus de 5 ans ;

- à maintenir le droit à la protection sociale dans le pays d’origine pour les émigrés ;

- à protéger, plus efficacement, les droits et intérêts de nos compatriotes établis à l’étranger, en refusant de coopérer, notamment, avec les procédures de leur éloignement du pays de résidence, en interdisant les harcèlements, violences et sollicitations des policiers et des douaniers, facilitation de leurs démarches administratives auprès des consulats et au pays, en instaurant une fiscalité incitative pour les investissements et les acquisitions de logement au pays.

2.Posté par BA Amadou le 24/02/2012 21:34
Sénégal - présidentielles du 26 février 2012 - L'appel de Ségolène ROYAL, une sénégalaise de coeur, pour la démocratie, la République et la paix -
Depuis plusieurs jours je sollicite la solidarité des Français. Et voila qu'une voix forte et juste nous rappelle les valeurs de solidarité de notre belle France. Merci à Ségolène de s'intéresser aux "Sans voix", aux oubliés des journaux du 20 heures. Je me permets, avec un infini respect, mais avec beaucoup d'affection, de t'adresser un très gros bisou.
Message de solidarité de Mme Ségolène ROYAL du 23 février 2012
"Abdoulaye WADE doit avoir la sagesse de passer la main à nouvelle génération. Il est encore temps. Ce qui se passe au Sénégal ne peut être passé sous silence ; ce qui s'y passe nous concerne et ne doit pas être occulté par la présidentielle française. Au Sénégal, où l'élection doit avoir lieu le 26 février, la situation est désormais explosive. Au moins sept morts, déjà, et nombreux morts blessés dans plusieurs villes du pays. Des heurts se sont produits entre étudiants et forces de l'ordre à la faculté Cheikh Anta DIOP de Dakar. L'étudiant des manifestations et répression violente ont radicalisé la colère des jeunes qui affrontent la police à Dakar, à Rufisque, à Kaolack, à Thiès, à Saint-Louis.
La grenade lacrymogène qui a blessé un fidèle au coeur de la mosquée Malick SY, l'un des plus anciens lieux de culte de la capitale, a scandalisé non seulement les membres de la confrérie Tidjane, l'une des deux plus importantes du pays, mais également tous ceux qui voient dans l'obstination du président WADE à briguer un troisième mandat, la cause première de l'actuelle spirale de la violence et le risque d'un chaos post-électoral.
Car ses affiches ont beau désigné Abdoulaye WADE comme "celui qui rassure", c'est bien ce mandat de trop qui a mis le feu au poudre dans un pays qui n'accepte pas le manquement du Président sortant à la parole donnée.
La situation est jugée suffisamment alarmante que la Haute Commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU mette en garde le président WADE contre "un usage excessif de la force par la police" et appelle les autorités à la modération".
En 2000 : une alternance pacifique et exemplaire
La démocratie sénégalaise avait, en 2000, été jugée exemplaire pour la réussite de son alternance pacifique et l'élégance du Président sortant, Abdou DIOUF, succédant au grand SENGHOR, félicitant son rival victorieux, Abdoulaye WADE.
Elle risque, aujourd'hui, de basculer dans un cycle de violences que toutes les composantes de l'opposition refusent, mais à quoi pousse, inexorablement, le refus du président WADE d'écouter le message de son peuple.
En qualifiant la protestation populaire de "mouvement d'humeur" et de "brise légère", dont il n'entend pas tenir compte, l'actuel chef de l'Etat sénégalais a pris la lourde responsabilité d'une escalade des affrontements.
Une même protestation civique rassemble, aujourd'hui, au-delà de leurs divisions, les partis d'opposition, le dynamique mouvement "Y en a marre", les organisations de la société civile, les militants des droits de l'Homme, et beaucoup de citoyens sénégalais attachés leur démocratie et refusant les dérives de leur République.
Le peuple sénégalais avait refusé, avec force, ce qui fut qualifié de "dévolution monarchique du pouvoir", et stoppé net la tentative dynastique. Sous la pression de la rue, le président WADE avait remisé son projet. C'est alors qu'est né le "Mouvement des forces vives du 23 juin", le "M23", sous la bannière duquel se réunissent, aujourd'hui, tous les opposants au "putsch institutionnel" dont le président WADE a pris la malheureuse initiative.
2012 : un troisième mandat anti - constitutionnel
Les manifestations de janvier - février 2012 n'acceptent pas que, contrairement, à sa promesse et au mépris de la Loi fondamentale du pays, le chef de l'Etat sénégalais impose au forcing sa candidature à un troisième mandat. Ils lui rappellent l'engagement pris et la règle constitutionnelle de ne pas permettre plus de deux mandats présidentiels successifs. élu en 2000, puis réélu en 2007, M. WADE les a accomplis, et doit accepter la loi démocratique du pays. "je l'ai dit, peux me dédire", aurait-il déclaré le rappeur Didier AWADI a fait de cette réponse désinvolte une chanson emblématique de l'actuelle mobilisation. Non, répondent tous ceux qui tiennent la République pour autre chose qu'une appropriation privée de l'appareil de l'Etat, et n'acceptent pas qu'on dépossède les citoyens de leur pouvoir de décider. Beaucoup, parmi eux, avaient cru à la promesse de WADE d'une démocratie qui respire mieux, et d'une vraie transparence dans la gestion des affaires publiques.
Beaucoup se reconnaissaient dans ces propos d'un jeune responsable du mouvement "Y en a marre" : "c'est nous qui avons élu Abdoulaye WADE en 2000, parce qu'il faisait rêver. C'est nous qui l'avons réélu en 2007. Notre conviction était que la Constitution devait changer pour que plus personne ne puisse se maintenir indéfiniment au pouvoir". La loi fondamentale a été bien rénovée, le président WADE ne peut s'en exonérer au prétexte qu'elle ne saurait concerner que son premier mandat.
Colère démocratique et colère sociale
La colère démocratique se nourrit d'une colère sociale contre la pauvreté persistante, les difficultés de la vie quotidienne, le chômage général (officiellement de 47% de la population active), et tout particulièrement, celui massif des jeunes, mêmes diplômés, l'affairisme des uns et la misère des autres, le décalage entre les chantiers somptuaires et la déshérence des services publics.
Le 22 janvier dernier, le mouvement "Y en a marre" a organisé, à Dakar, une "foire aux problèmes", pour "replacer les préoccupations des Sénégalais au coeur du débat public". Des milliers de visiteurs s'y sont pressés. Les témoignages et les débats y ont dressé comme un immense chantier de doléances contre la vie chère, la paupérisation de la santé et de l'éducation, l'accaparement des terres agricoles. On y a dénoncé l'inondation permanente des quartiers populaires de Dakar car l'eau n'est pas efficacement pompée, envahit les habitations et stagne en mares insalubres qui attirent les moustiques vecteurs du paludisme. On y a protesté contre ces expulsions, sans ménagement, ni relogement, à hauteur de besoins de ceux qui habitent sur le tracé d'une autoroute à péage qu'ils n'auront jamais les moyens d'emprunter, mais qui représentent, pour BOUYGUES, un gros contrat, et pour quelques juteuses retombées. Et, aussi, pour ces transports défaillants avec leurs bus, tellement surchargés de passagers qu'il faut s'accrocher à l'extérieur au risque de dangereux accidents. Et aussi, ces produits de première nécessité, de plus en plus inabordables (le Sénégal importe au prix fort 2/3 du riz quotidiennement consommé par ses habitants) ; ces factures qui s'envolent pour un service très mal rendu, comme en témoignent ces incessantes coupures d'électricité. Et, bien d'autres choses encore qui signifient, pour ceux qui les vivent tous les jours, abandon social et indifférence.
Au Sénégal, l'indice du développement humain des Nations unis a reculé de la 155ème à 166 ème place sur 182 pays, rejoignant le niveau des pays qui ont été, ou sont encore, dévastés par la guerre. 54% de la population vit, aujourd'hui en dessous du seuil de pauvreté. Tout cela pèse dans la colère d'aujourd'hui.
Jean-Christophe RUFFIN, ambassadeur de France au Sénégal, a été débarqué pour l'avoir mentionné sans fards. Mais l'ambassadrice des Etats-Unis ne disait pas autre chose quand elle remarquait que cette mal-gouvernance constitue une entrave majeure au développement et détourne certains fonds nécessaires aux services vitaux pour la population.
Le moment présent est, au Sénégal, celui de tous les dangers. Démocratie ou autocratie, le choix incombe au président WADE. Il serait, tout à son honneur, qu'en homme d'Etat responsable et soucieux de l'intérêt de son pays, il prenne la décision qui s'impose : respecter la règle dont il a pris, lui-même, l'initiative, et renoncer à s'accrocher au pouvoir, à tout prix. C'est le sage conseil, qu'en termes, sans ambiguïtés, a formulé la diplomatie du président OBAMA.
La France doit parler net,
La parole de la France a été, malheureusement, plus hésitante et le Ministre des Affaires étrangères a même eu, dans un premier temps, l'imprudence de dire, qu'elle avait été entendue par le président WADE, alors que tout indiquait le contraire. Il a, depuis lors, appelé à la libération de tous les manifestants emprisonnés, mais force est de constater que la voix de notre diplomatie est bien faible.
Or, "parler ne signifie pas ingérence", comme tente de le faire croire M. WADE, mais simplement défendre, en accord avec les valeurs universelles qui sont aussi celles de la France, le droit du peuple sénégalais au bon fonctionnement de sa démocratie.

Le Sénégal est un pays de la francophonie qui nous est cher. J'y étais le mois dernier, et j'ai senti la tension monter. Déjà en juillet 2011, Ibrahima THIOUB, historien sénégalais, répondait en ces termes à Karim WADE, le fils du Président : "Les citoyens que nous sommes ont en partage avec la République. Nous ne vous laisserons pas agir comme s'il s'agissait d'un patrimoine privé".

Tout récemment, Wolé SOYINKA, immense écrivain africain nigérian et prix Nobel de littérature, a eu ces mots de mise en garde : "les chefs d'Etat qui tentent de s'accrocher au pouvoir connaîtront le même sort que les dictateurs qui ont été emportés par les printemps arabes". Car, ajoutait - il, "ceux qui traitent leur peuple comme des inférieurs, avec leurs clans, seront confrontés à la même forme de violence" et ceux qui jouent avec leur Constitution pour se maintenir au pouvoir, "font preuve du même paternalisme arrogant que les anciens pouvoirs coloniaux".

Au Sénégal, il est encore temps que la démocratie l'emporte et que le peuple exerce ses droits.
La France doit être solidaire de celles et ceux qui, dans ce pays ami et à la riche histoire, luttent des valeurs qui nous sommes communes. Sa parole doit être forte et claire : Abdoulaye WADE doit protéger la paix du Sénégal, passer la main.

Mme Ségolène ROYAL.

Paris le 23 février 2012.

3.Posté par seck le 25/02/2012 00:53
ps c est revolu



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