Interrogé par RFI et France 24 en marge de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a défendu la candidature de son prédécesseur, Macky Sall, que beaucoup d'observateurs jugent peu susceptible d'aboutir.
Le chef de l'État a dit ne pas partager ce pessimisme. Selon lui, la candidature de l'ancien président « garde encore toutes ses chances de succès ». Il a rappelé que le sort des candidats se jouera au sein du Conseil de sécurité : ceux qui sont aujourd'hui considérés comme favoris ne le seront, a-t-il expliqué, que lorsque les cinq membres permanents (P5) auront décidé que leur candidature passe. Or leurs votes ne sont pas encore connus. « Les jeux restent ouverts », a-t-il estimé. Bassirou Diomaye Faye a indiqué que le Sénégal mène un travail de son côté et discute avec ceux qui votent et détiennent la décision. Contrairement aux prédictions, il juge donc les chances « réelles ».
Le président a ensuite insisté sur le profil du candidat. Relevant que l'Afrique reste sous-représentée, il s'est demandé qui pouvait mieux défendre une place plus importante du continent que Macky Sall. Il a tenu le même raisonnement sur la réforme de l'architecture financière internationale, en soulignant que l'ancien chef de l'État a subi les effets de la dette, qui ont pesé sur les ambitions qu'il partageait avec de nombreux pays du Sud.
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