KOLDA : Coumbacara et Thietty, deux communes réclamant de l’électricité (haute tension) …


Ces deux communes commencent la nouvelle année (2024) comme elles avaient terminé la précédente, sans avoir encore de l’électricité continue. En ce sens, ces collectivités territoriales réclament depuis des années le raccordement à la haute tension comme les communes de Dabo, Saré Bidji, Mampatim entre autres. D’ailleurs, elles seraient les deux seules communes du département de Kolda sans une connexion au réseau électrique. C’est pourquoi, le maire de Coumbacara, Amadou Baldé, avait prévenu récemment l’État sur la situation en estimant qu’il ne peut plus « continuer à maintenir la pression sociale ».  
 
Cependant, il faut rappeler que Coumbacara (sud-est) et Thietty (ouest) ont bénéficié des lampadaires solaires de l’ANER. Mais toutefois, cet éclairage concerne les artères des villages et non les maisons. À cela, il faut ajouter que des poteaux électriques ont été implantés sur les axes menant en direction de ces communes. Aujourd’hui, l’obtention de l’électricité est devenue un leitmotiv pour ces populations. À ce titre, ces terroirs restent de grands poumons économiques pour le département, voire la région avec la production de cultures de rente (arachide/coton) et de produits maraichers. En ce sens, toutes les pistes sont devenues défectueuses entre autres secteurs qui devraient être pris en compte. Dans la foulée, Aissatou B. une habitante de Coumbacara nous a confié que désormais les femmes vont sécher leur linge sur les lignes électriques comme il n’y a pas d’électricité. 
 
Par exemple le maire de Thietty, Alassane Baldé (HCCT) ne cesse de rappeler à chaque occasion à qui de droit la question. Ainsi, à Diassina (Thietty) une centrale solaire a été réhabilitée pour desservir la population mais cela reste insuffisant d’après les populations. Voilà un vaste chantier qui interpelle le futur président qui devra faire sortir ces populations du noir. 
 
Pour Foula Mballo de Thietty, « il est inadmissible que nous restions au 21e siècle sans électricité alors que nous sommes à quelques 20 kilomètres de Kolda. Aujourd’hui, on passe pour des populations de seconde zone, car le projet n’a fait que trop dureru. De Saré Bidji à Thietty, nous avons des poteaux électriques jonchant parťfois le sol mais nous ne sommes pas connectés au réseau. C’est pourquoi, nous n’excluons rien pour la prochaine présidentielle. En ce sens, nous voulons que nos enfants étudient dans de bonnes conditions de même que le fonctionnement de nos postes de santé sans risque… »
C’est un sentiment « d’isolement ou d’exclusion » qui anime les élus et populations de ces communes d’où l’importance de les reconsidérer en les connectant à la haute tension...
 
 
 
 
 
Lundi 8 Janvier 2024
Madou Diallo




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