Dans un communiqué rendu public à Dakar, le collectif « Sunu 37 milliards » appelle les populations des villages bénéficiaires du programme d'électrification de l'Agence sénégalaise d'électrification rurale (ASER) à organiser, « dans le respect de la loi », des séries de manifestations pacifiques. Il entend ainsi les amener à exiger des réponses sur le dossier dit des 37 milliards de francs CFA. « Le temps de la tergiversation est révolu. Le temps de la vérité et de la reddition des comptes est venu », écrit le collectif, qui dénonce ce qu'il considère comme une « inaction persistante » des autorités. Il lance un appel à « un sursaut national » à l'adresse des députés, des élus territoriaux, des populations bénéficiaires, des organisations citoyennes, de la société civile et des acteurs de la presse.
Le collectif formule six exigences : la publication intégrale de la liste des villages concernés, la transparence totale sur l'utilisation des 37 milliards de francs CFA, l'état d'exécution réel du programme village par village, la publication des contrats, avenants, paiements et garanties liés au projet, la clarification de toutes les sommes supplémentaires engagées, et la reddition des comptes assortie de la détermination des responsabilités.
Il s'élève par ailleurs contre ce qu'il présente comme une rallonge de 1,5 milliard de francs CFA accordée à l'entreprise espagnole AEE Power EPC. Pour le collectif, « aucune faveur financière supplémentaire » ne saurait se justifier tant que la lumière n'a pas été faite sur l'exécution du contrat initial et sur l'usage des fonds déjà engagés. Il s'interroge sur l'octroi d'un financement additionnel alors que des populations vivent encore sans électricité. Il cite notamment Ndiatta Ngoye (Bambey), Thiadabi, Thiadabi 2 et Ndairy (Fatick), Thiakhathie Mouride (Koungheul) et Bouhinor (Bignona), parmi « tant d'autres localités ».
Le collectif refuse que le débat reste « cantonné aux bureaux de Dakar, aux déclarations politiques et aux querelles de personnes ». Il invite les députés à se rendre dans les localités concernées, à écouter les habitants et à exercer pleinement leur mission de contrôle de l'action gouvernementale. Il demande enfin aux autorités compétentes de publier les documents contractuels et financiers nécessaires et de situer « sans complaisance » les responsabilités de chaque acteur. « Il ne s'agit plus d'une simple polémique financière », affirme le collectif, qui parle d'une question de « transparence, de responsabilité publique et de justice » pour des milliers de Sénégalais. Il conclut : « Nous ne demandons ni faveur ni privilège. Nous demandons la vérité. »
Le collectif formule six exigences : la publication intégrale de la liste des villages concernés, la transparence totale sur l'utilisation des 37 milliards de francs CFA, l'état d'exécution réel du programme village par village, la publication des contrats, avenants, paiements et garanties liés au projet, la clarification de toutes les sommes supplémentaires engagées, et la reddition des comptes assortie de la détermination des responsabilités.
Il s'élève par ailleurs contre ce qu'il présente comme une rallonge de 1,5 milliard de francs CFA accordée à l'entreprise espagnole AEE Power EPC. Pour le collectif, « aucune faveur financière supplémentaire » ne saurait se justifier tant que la lumière n'a pas été faite sur l'exécution du contrat initial et sur l'usage des fonds déjà engagés. Il s'interroge sur l'octroi d'un financement additionnel alors que des populations vivent encore sans électricité. Il cite notamment Ndiatta Ngoye (Bambey), Thiadabi, Thiadabi 2 et Ndairy (Fatick), Thiakhathie Mouride (Koungheul) et Bouhinor (Bignona), parmi « tant d'autres localités ».
Le collectif refuse que le débat reste « cantonné aux bureaux de Dakar, aux déclarations politiques et aux querelles de personnes ». Il invite les députés à se rendre dans les localités concernées, à écouter les habitants et à exercer pleinement leur mission de contrôle de l'action gouvernementale. Il demande enfin aux autorités compétentes de publier les documents contractuels et financiers nécessaires et de situer « sans complaisance » les responsabilités de chaque acteur. « Il ne s'agit plus d'une simple polémique financière », affirme le collectif, qui parle d'une question de « transparence, de responsabilité publique et de justice » pour des milliers de Sénégalais. Il conclut : « Nous ne demandons ni faveur ni privilège. Nous demandons la vérité. »
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