Clôture du programme DigiSen : La recherche interinstitutionnelle au service de la réduction de la fracture numérique


Le programme de recherche DigiSen a clôturé ses activités ce mardi 13 octobre 2026.Porté par l’Ecole Supérieure Polytechnique de l’Université Cheikh Anta Diop (ESP-UCAD), l’Université Gaston Berger(UGB), et l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) avec le soutien de la fondation Botnar, le projet aura permis pendant plusieurs années d’analyser l’impact de la fracture numérique.

Au nom du ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Hamidou Datt, directeur général de la recherche et de l’innovation a présidé la cérémonie de clôture. Pour lui, ce projet est d’une importance capitale car soutient –il, « les universités que ça soit au nord et au sud sont toujours interpellés sur le rôle et la place dans la chaîne de l’innovation, par-delà sur le rôle dans le développement socio-économique et ce projet entre directement dans ce cadre » Il a salué un modèle interinstitutionnel regroupant des collègues d’Universités Cheikh Anta Diop, de l’UGB et des collègues de l’Université du Sud Assane Seck de Ziguinchor.

Un projet qui, selon lui, « entre directement dans les préoccupations de l’agenda national de transformation 2050 et du New Deal technologique ». « Il entre dans le cadre de comment gérer les inégalités sociales dans la marche vers le développement et cela est tellement important que les nations unies en ont fait l’objet de développement durable. Et effectivement, ce projet permettra de contrôler la fracture numérique entre les populations ».  Il a assuré que le ministère de l’Enseignement supérieur porte un grand intérêt à ce projet. Des recommandations basées sur des données réelles et le rapport général sont attendus pour l’accompagnement du ministère qui est prêt pour sa valorisation et sa mise en œuvre pour le bien des populations.

Quant au professeur Mady Cissé, directeur de l’école supérieur polytechnique de l’UCAD, il a relevé la particularité de DigiSen qui allie les politiques publiques, les infrastructures numériques et l’implication des jeunes. D’après lui, l’une des innovations majeures de ce projet est d’avoir combiné les mesures qualitatives et enquêtes de terrain, en y intégrant les sciences sociales et la géographie. L'objectif est de déterminer les zones de vulnérabilité en matière d’accessibilité du numérique dans ses deux régions principalement.
A ce titre, une plateforme participative via une application a été élaborée par les chercheurs pour permettre en temps réel d’observer les zones les plus vulnérables en termes de connectivité.



Mardi 13 Octobre 2026
Dieynaba Agne



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