Chassée de la zone sahélienne: le Sénégal, un des derniers remparts de la France


Chassée de la zone sahélienne: le Sénégal, un des derniers remparts de la France
La France est depuis quelques années, l'ennemie jurée de ses anciennes colonies. En Afrique de l'Ouest, trois pays l'ont déjà désigné, personna-non grata, il s'agit du Mali, du Burkina et du Niger. 
Malgré, leurs relations séculaires, la France se méfie de la population Sénégalaise.  
D'après Erwan Davoux, ancien chargé de mission de l'Elysée, "l’état d'esprit vis-à-vis de la France est comparable à celui qui prévaut dans les trois pays de la zone sahélienne. 
 
"L’idée est largement répandue dans la population sénégalaise que ce partenariat bénéficie davantage à la France qu’au Sénégal, que la France pille des richesses plutôt que de transférer de la valeur ajoutée. Alors que le Sénégal a traversé une zone de turbulence politique, la diplomatie française ne peut se permettre un nouvel « exploit », celui de faire l’unanimité contre et laisser le rideau tomber définitivement sur la scène, fait savoir l'ex conseiller de personnalités Politiques à l'International. 
 
Le rédacteur en chef de Geopolitics, estime que " dans le tourbillon incessant des coups de théâtre qui se sont succédé depuis quelques semaines au Sénégal, il est permis, aujourd’hui, de voir un peu plus clair.
 
 - Le Président Macky Sall a reçu le rapport émanant du « dialogue national » qui propose la tenue de l'élection présidentielle le 2 juin. 
 
- Le Conseil Constitutionnel va être saisi pour interpréter l’article 36-2 de la Constitution afin de déterminer si le Président quitte le pouvoir le 2 avril, terme de son mandat, ou le 2 juin, élection de son successeur. 
 
Ainsi, soutient-il, "l’apaisement et la sagesse voulus par le Président ont prévalu, le projet de loi d’amnistie est un autre signal qui va dans le même sens. Les pressions américaines se sont avérées inutiles et devraient prioritairement s’orienter vers un autre gouvernement qui commet un massacre et un possible génocide", analyse l'ancien chargé de mission à l'Elysée, Erwan Davoux dans une tribune consacrée à la présence de la France en Afrique de l'Ouest et particulierement au Sénégal.   
Mardi 5 Mars 2024
Dakaractu




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