Le centre de santé Philippe Maguilen Senghor reste profondément affecté par les fortes pluies qui ont frappé Dakar. Dans son reportage publié le 8 octobre 2026, L’Observateur décrit un établissement dont plusieurs services ont été envahis par l’eau et dont le fonctionnement normal n’avait toujours pas repris quatre jours après le sinistre.
La montée des eaux a commencé dans la nuit du 5 octobre, vers 1 h 20. De l’entrée principale jusqu’au bureau des superviseurs, sur environ 130 mètres, aucun secteur situé sur ce parcours n’a été épargné.
Selon le quotidien, le niveau de l’eau variait entre 20 centimètres et 2,10 mètres dans les services. Deux pompes immergées seulement parvenaient alors à fonctionner, tandis que les équipes tentaient de protéger les patients les plus vulnérables.
Des nouveau-nés ont dû être transportés à bout de bras pour être soustraits aux eaux. Médecins, infirmiers, sages-femmes et aides-soignants ont participé aux opérations d’évacuation, parfois en circulant difficilement entre les lits et les portes.
Les patients hospitalisés ainsi que les nouveau-nés de la salle Kangourou ont été transférés vers d’autres structures. Seuls la néonatologie et le service ORL, installés à l’étage, ont continué à fonctionner, rapporte L’Observateur.
Après le retrait de l’eau, les dommages sont apparus dans toute leur ampleur. Des espaces restaient couverts de boue, des équipements étaient hors d’usage, des bureaux désorganisés et des archives détériorées.
Le quotidien indique également que trois pans du mur d’enceinte se sont effondrés sous la pression des eaux pluviales.
En radiologie, plusieurs équipements ont été déclarés inutilisables : échographes, table de radiologie os-poumon, mammographe, imprimante et cassettes. Le laboratoire a également été touché, avec des dommages concernant notamment des automates, une centrifugeuse, des microscopes, des réactifs, des ordinateurs et des réfrigérateurs-congélateurs.
Le mobilier, des fauteuils dentaires, un compresseur, un onduleur, des médicaments, des lits et un groupe électrogène figurent aussi parmi les biens affectés recensés par le journal.
Alioune Diatta, chargé de la communication et comptable de la structure, a livré une première estimation du préjudice. Les dommages du laboratoire pourraient atteindre 150 millions de FCFA. Pour la radiologie, incluant la mammographie et l’échographie, ils seraient compris entre 170 et 200 millions.
Ces évaluations restent provisoires. Elles donnent néanmoins la mesure des pertes dans un établissement qui assure environ 600 accouchements par mois et propose de nombreuses autres prestations de soins.
L’inondation est survenue alors que le centre préparait sa participation à la campagne « Octobre Rose ». Une offre de mammographies gratuites, à raison de vingt examens par jour pendant le mois d’octobre, était prévue, ainsi que des activités de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus.
La vulnérabilité du site est au cœur des critiques syndicales recueillies par L’Observateur. Cheikh Seck et Mballo Dia Thiam soulignent que l’établissement se trouve dans une zone basse, vers laquelle convergent les eaux de ruissellement.
Cheikh Seck appelle à un plan global d’assainissement, à une meilleure protection du site et à des constructions en hauteur. Mballo Dia Thiam propose d’étudier un déplacement de l’établissement sur le site de l’ancien hangar des pèlerins de l’aéroport Léopold-Sédar-Senghor.
Au-delà des équipements détruits, le sinistre perturbe ainsi l’accès aux soins et compromet des activités de prévention destinées à une population importante.
La montée des eaux a commencé dans la nuit du 5 octobre, vers 1 h 20. De l’entrée principale jusqu’au bureau des superviseurs, sur environ 130 mètres, aucun secteur situé sur ce parcours n’a été épargné.
Selon le quotidien, le niveau de l’eau variait entre 20 centimètres et 2,10 mètres dans les services. Deux pompes immergées seulement parvenaient alors à fonctionner, tandis que les équipes tentaient de protéger les patients les plus vulnérables.
Des nouveau-nés ont dû être transportés à bout de bras pour être soustraits aux eaux. Médecins, infirmiers, sages-femmes et aides-soignants ont participé aux opérations d’évacuation, parfois en circulant difficilement entre les lits et les portes.
Les patients hospitalisés ainsi que les nouveau-nés de la salle Kangourou ont été transférés vers d’autres structures. Seuls la néonatologie et le service ORL, installés à l’étage, ont continué à fonctionner, rapporte L’Observateur.
Après le retrait de l’eau, les dommages sont apparus dans toute leur ampleur. Des espaces restaient couverts de boue, des équipements étaient hors d’usage, des bureaux désorganisés et des archives détériorées.
Le quotidien indique également que trois pans du mur d’enceinte se sont effondrés sous la pression des eaux pluviales.
En radiologie, plusieurs équipements ont été déclarés inutilisables : échographes, table de radiologie os-poumon, mammographe, imprimante et cassettes. Le laboratoire a également été touché, avec des dommages concernant notamment des automates, une centrifugeuse, des microscopes, des réactifs, des ordinateurs et des réfrigérateurs-congélateurs.
Le mobilier, des fauteuils dentaires, un compresseur, un onduleur, des médicaments, des lits et un groupe électrogène figurent aussi parmi les biens affectés recensés par le journal.
Alioune Diatta, chargé de la communication et comptable de la structure, a livré une première estimation du préjudice. Les dommages du laboratoire pourraient atteindre 150 millions de FCFA. Pour la radiologie, incluant la mammographie et l’échographie, ils seraient compris entre 170 et 200 millions.
Ces évaluations restent provisoires. Elles donnent néanmoins la mesure des pertes dans un établissement qui assure environ 600 accouchements par mois et propose de nombreuses autres prestations de soins.
L’inondation est survenue alors que le centre préparait sa participation à la campagne « Octobre Rose ». Une offre de mammographies gratuites, à raison de vingt examens par jour pendant le mois d’octobre, était prévue, ainsi que des activités de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus.
La vulnérabilité du site est au cœur des critiques syndicales recueillies par L’Observateur. Cheikh Seck et Mballo Dia Thiam soulignent que l’établissement se trouve dans une zone basse, vers laquelle convergent les eaux de ruissellement.
Cheikh Seck appelle à un plan global d’assainissement, à une meilleure protection du site et à des constructions en hauteur. Mballo Dia Thiam propose d’étudier un déplacement de l’établissement sur le site de l’ancien hangar des pèlerins de l’aéroport Léopold-Sédar-Senghor.
Au-delà des équipements détruits, le sinistre perturbe ainsi l’accès aux soins et compromet des activités de prévention destinées à une population importante.
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