Birima Mangara : « Le marché africain représente à peine 1% du marché mondial de l’assurance ».

« Courtage d’Assurances face aux mutations », est le thème de la 12ème assemblée générale de la Fédération interafricaine des assureurs-conseils, sous la présidence du Ministre en charge du Budget, Birima Mangara.


« Si notre continent est bien présent dans la révolution digitale, avec ses mutations auxquelles le secteur des assurances devra s’adapter, il me parait important de bien identifier l’enjeu prioritaire, lorsque l’on constate que le marché africain représente à peine 1% du marché mondial de l’assurance ». Ces propos sont de Birima  Mangara, Ministre délégué auprès du Ministre  de l’Economie, des Finances et du Plan, chargé du budget.
Il s’exprimait hier à Dakar, lors  de la 12ème assemblée générale de la Fédération interafricaine des assureurs-conseils.
S’adressant aux acteurs de l’assurance, il laisse entendre : « A mon sens, votre secteur doit travailler à développer davantage l’offre d’assurance sur le continent, de façon à la rendre plus inclusive et améliorer en conséquence le taux de pénétration de l’assurance au sein de nos populations ».
Dans ce sens, dira-t-il, les mutations induites par la transformation digitale doivent être perçues essentiellement comme une opportunité de promouvoir une assurance inclusive. Les dernières réformes règlementaires dans l’espace communautaire qu’est la CIMA, sont à inscrire dans cette dynamique de positionner davantage le secteur de l’assurance comme acteur de notre développement.
« L’un des défis majeurs auxquels votre industrie devra faire face dans ce contexte, est celui de l’augmentation de la capacité de souscription au niveau de tous les opérateurs, Assureurs, Réassureurs et Assureurs Conseils. Je pense à la capacité technique, technologique mais aussi financière », a-t-il soutenu.
Pour le Président de la Fédération interafricaine des Assurances-conseil, Jean Claude Sanson, le thème « courtage d’Assurances face aux mutations », leur permettra d’aborder, une fois de plus, les évolutions que leur profession doit nécessairement intégrer si elle veut survivre et contribuer efficacement à l’amélioration tant souhaitée du taux de pénétration de l’assurance dans nos pays.
« Notre souhait est que les sujets qui seront traités dans le cadre de différents panels nous permettent de nous engager un peu plus sur la voie du professionnalisme et de la modernité, seul gage de pérennité de notre métier », a-t-il indiqué.
Selon la présidente de l’Association des sociétés d’assurances et de courtage au Sénégal, Racky Wane, le taux de pénétration est inférieur à 2%. A l’en croire, les courtiers doivent veiller à leur respectabilité en érigeant le code moral comme viatique et en étant soucieux de l’éthique et de la déontologie. Des acquis sont à souligner avec l’obligation faite aux courtiers de souscrire  à une assurance de responsabilité professionnelle et d’avoir une garantie financière renouvelable chaque année. Sur ce, elle a conclu : « cette mesure devrait être étendue à tous les intermédiaires présentant des opérations d’assurances au public pour la protection des consommateurs ».
Mardi 26 Juin 2018
Dakaractu



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