Fin mai, l’imam Mohamad Ishaq Kindo a été interpellé au Burkina Faso après avoir dénoncé l’adoption d’un projet de loi encadrant l’exercice des libertés religieuses dans un pays où environ 60% de la population est musulmane. Plusieurs de ses partisans avaient également été arrêtés après avoir manifesté à Ouagadougou pour exiger sa libération et la mosquée centrale du mouvement sunnite avait été fermée “jusqu’à nouvel ordre” par les autorités
Une centaine des partisans interpellés avaient été conduits dans un camp militaire pour une “formation civique et citoyenne”, avaient-elles assuré. “Ils ont été libérés dans la journée du dimanche et ont pu regagner leurs domiciles après avoir été accueillis par leurs frères musulmans”, a indiqué à l’AFP un membre du bureau du Mouvement sunnite. “C’est un soulagement de les voir libres mais nous avons une pensée pour Docteur Kindo qui reste toujours aux mains des autorités”, a poursuivi la même source.
Pas une démocratie
Ce pays d’Afrique de l’Ouest est dirigé depuis quatre ans par une junte, avec à sa tête le capitaine Ibrahim Traoré, qui mène une politique répressive envers toute voix critique et revendique de ne pas être une démocratie.
Depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Traoré, plusieurs disparitions marquantes de voix critiques du régime ont été rapportées. Le régime militaire justifie notamment sa politique répressive par la guerre qu’il mène depuis plus d’une décennie contre les groupes djihadistes.
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