L’Assemblée nationale et le ministère de l’Énergie et du Pétrole ont conjugué leurs voix, ce mardi, à l’occasion du lancement de la mise en œuvre de la stratégie de communication du Partenariat pour une transition énergétique juste (JETP), un atelier destiné à porter la parole gouvernementale et parlementaire sur ce chantier structurant pour le Sénégal.
Directrice de la Transition énergétique au ministère de l’Énergie et du Pétrole, Yaye Catherine Diop a d’abord planté le décor en rappelant l’objet de la rencontre : lancer la campagne nationale de communication et de sensibilisation sur la transition énergétique juste, un projet engagé par le gouvernement du Sénégal depuis plusieurs années et qui vise à basculer vers l’exploitation d’énergies propres en remplacement des sources polluantes.
Cette stratégie, désormais déployée sur l’ensemble du territoire national, s’articule autour de six axes majeurs : la territorialisation de la transition énergétique, la création d’emplois, l’inclusivité sociale et territoriale, ainsi que l’intégration du genre à travers la promotion de l’emploi des femmes et des jeunes.
Yaye Catherine Diop a précisé que le partenariat noué avec les bailleurs depuis 2023 a déjà permis de financer plusieurs projets, dont une stratégie de formation et de renforcement de capacités pour le secteur de l’énergie ainsi qu’un outil digital de communication sur la transition. Elle a cité, à titre d’illustration, une étude de faisabilité en cours pour une centrale solaire de 100 mégawatts financée par la France, ainsi que plusieurs projets soutenus par l’Allemagne, notamment pour l’électrification des îles du Sine Saloum. Interrogée sur le montant des ressources effectivement mobilisées, la directrice a reconnu que celui-ci demeure en deçà du milliard d’euros à ce jour, un niveau qu’elle a justifié par la phase de structuration des projets prioritaires actuellement en cours, jugée indispensable pour en assurer la bancabilité auprès des partenaires.
Pour sa part, le président de la Commission énergie et ressources minérales de l’Assemblée nationale, Babacar Ndiaye, a insisté sur les critères d’appréciation de la réussite de cette transition. Pour le parlementaire, celle-ci ne saurait se mesurer au seul nombre de mégawatts installés ni aux montants financiers mobilisés, mais bien à son impact concret sur le quotidien des Sénégalais : emplois créés, réduction des inégalités territoriales, accès à l’électricité et nombre de villages électrifiés. Il a assuré que les parlementaires ne ménageraient aucun effort pour accompagner, contrôler et surveiller la matérialisation de ces impacts positifs.
Abordant la question sensible de l’exploitation des ressources minérales critiques, indissociable selon lui de la transition juste, Babacar Ndiaye a posé une ligne rouge claire : les droits des communautés sont bafoués dès lors que l’exploitation de leurs ressources se fait sans leur implication. Il a plaidé pour une exploitation inclusive, participative et équitable, rappelant que la Commission énergie-mines n’a jamais ménagé ses efforts pour se rendre sur le terrain, aux côtés des communautés, afin de les accompagner face aux exploitations pétrolières et gazières et de les sensibiliser sur leurs droits.
Directrice de la Transition énergétique au ministère de l’Énergie et du Pétrole, Yaye Catherine Diop a d’abord planté le décor en rappelant l’objet de la rencontre : lancer la campagne nationale de communication et de sensibilisation sur la transition énergétique juste, un projet engagé par le gouvernement du Sénégal depuis plusieurs années et qui vise à basculer vers l’exploitation d’énergies propres en remplacement des sources polluantes.
Cette stratégie, désormais déployée sur l’ensemble du territoire national, s’articule autour de six axes majeurs : la territorialisation de la transition énergétique, la création d’emplois, l’inclusivité sociale et territoriale, ainsi que l’intégration du genre à travers la promotion de l’emploi des femmes et des jeunes.
Yaye Catherine Diop a précisé que le partenariat noué avec les bailleurs depuis 2023 a déjà permis de financer plusieurs projets, dont une stratégie de formation et de renforcement de capacités pour le secteur de l’énergie ainsi qu’un outil digital de communication sur la transition. Elle a cité, à titre d’illustration, une étude de faisabilité en cours pour une centrale solaire de 100 mégawatts financée par la France, ainsi que plusieurs projets soutenus par l’Allemagne, notamment pour l’électrification des îles du Sine Saloum. Interrogée sur le montant des ressources effectivement mobilisées, la directrice a reconnu que celui-ci demeure en deçà du milliard d’euros à ce jour, un niveau qu’elle a justifié par la phase de structuration des projets prioritaires actuellement en cours, jugée indispensable pour en assurer la bancabilité auprès des partenaires.
Pour sa part, le président de la Commission énergie et ressources minérales de l’Assemblée nationale, Babacar Ndiaye, a insisté sur les critères d’appréciation de la réussite de cette transition. Pour le parlementaire, celle-ci ne saurait se mesurer au seul nombre de mégawatts installés ni aux montants financiers mobilisés, mais bien à son impact concret sur le quotidien des Sénégalais : emplois créés, réduction des inégalités territoriales, accès à l’électricité et nombre de villages électrifiés. Il a assuré que les parlementaires ne ménageraient aucun effort pour accompagner, contrôler et surveiller la matérialisation de ces impacts positifs.
Abordant la question sensible de l’exploitation des ressources minérales critiques, indissociable selon lui de la transition juste, Babacar Ndiaye a posé une ligne rouge claire : les droits des communautés sont bafoués dès lors que l’exploitation de leurs ressources se fait sans leur implication. Il a plaidé pour une exploitation inclusive, participative et équitable, rappelant que la Commission énergie-mines n’a jamais ménagé ses efforts pour se rendre sur le terrain, aux côtés des communautés, afin de les accompagner face aux exploitations pétrolières et gazières et de les sensibiliser sur leurs droits.
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