Rejet de la LFR : à Dahra, le ministre Idrissa Samb accuse la majorité parlementaire d’une "une insoutenable irresponsabilité"


Rejet de la LFR : à Dahra, le ministre Idrissa Samb accuse la majorité parlementaire d’une "une insoutenable irresponsabilité"

Les responsables et militants du parti Kiiraay dans le département de Linguère ont exprimé leur désaccord avec le rejet de la loi de finances rectificative (LFR). Réunis autour du ministre Idrissa Samb, ils ont organisé, ce vendredi 6 novembre 2026, une conférence de presse à Dahra pour dénoncer le vote de la majorité parlementaire et alerter sur ses conséquences potentielles pour le pays.

La rencontre a mobilisé des maires, des directeurs généraux, des responsables politiques, des jeunes, des femmes ainsi que des personnes du troisième âge. Face aux journalistes, le ministre Idrissa Samb n’a pas mâché ses mots à l’endroit des députés de la majorité parlementaire.

« La majorité parlementaire vient d’inscrire son nom dans une page sombre de nos annales institutionnelles », a-t-il déclaré. Selon lui, le rejet de la LFR dépasse le cadre d’une simple divergence démocratique et traduit « une insoutenable irresponsabilité face aux urgences immédiates de notre peuple ».

Pour le ministre, une loi de finances rectificative constitue un instrument d’ajustement budgétaire destiné à prendre en charge les urgences sociales, à soutenir le pouvoir d’achat des ménages et à assurer la continuité de l’État. Il estime ainsi que rejeter un tel texte sans proposer d’alternative crédible revient à « paralyser la machine publique ».

« Où est le patriotisme tant proclamé quand on asphyxie les projets de développement et les investissements prioritaires pour le seul bénéfice de calculs d’arrière-boutique ? », s’est-il interrogé. Il considère que le blocage de l’action publique, dans le contexte actuel, revient à pénaliser directement les populations.

Idrissa Samb a également mis en garde contre les répercussions que pourrait avoir ce rejet sur les prochaines échéances budgétaires. À ses yeux, le blocage de la LFR pourrait constituer « le préambule d’une manœuvre d’envergure » susceptible de compromettre l’examen de la loi de finances initiale (LFI) 2027 et la mise en œuvre du Programme de redressement économique et social (PRES).

« Entraver le PRES et brider la LFI 2027, c’est compromettre la trajectoire d’émergence, la souveraineté économique et la crédibilité financière du Sénégal vis-à-vis de nos partenaires techniques et financiers », a-t-il soutenu.

Face à ce qu’il qualifie de blocage systématique, le ministre a lancé un appel à la responsabilité des parlementaires, les invitant à privilégier l’intérêt national au détriment des considérations partisanes.

« Que les parlementaires se rappellent qu’ils sont les représentants de la Nation tout entière, et non les exécutants dociles d’un dogme ou d’une faction. Leur mandat doit servir le peuple, non l’asphyxier », a-t-il martelé.

Il a enfin plaidé pour « la culture du compromis républicain, du dialogue exigeant et du sens de l’État », estimant que les urgences liées à la jeunesse, à la relance économique et à la préservation de la paix sociale nécessitent un dépassement des clivages politiques.

Cette conférence de presse a également été l’occasion pour les responsables de Kiiraay dans le département de Linguère de réaffirmer leur mobilisation derrière le ministre Idrissa Samb. Une démonstration de soutien que ce dernier présente comme le signe d’un engagement commun en faveur du rayonnement de sa formation politique dans le Djoloff et à l’échelle nationale.

Samedi 7 Novembre 2026
Zale Ndiaye (Linguère)



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