Le Premier ministre, ancien inspecteur des impôts, semble reproduire un réflexe professionnel mal adapté au rôle de chef de gouvernement en faisant de la fiscalité l’outil principal d’un redressement qui devrait d’abord passer par l’investissement, la confiance et la stimulation de l’activité productive.
Au lieu de bâtir une relance par l’injection ciblée de ressources dans des secteurs porteurs, le plan proposé semble mettre la charrue fiscale avant les bœufs économiques.
Se faisant, on risque d’étouffer des ménages déjà affaiblis et des entreprises en quête de souffle. En 2024, le taux de pression fiscale était estimé à 16,9 % du PIB (MEF Sénégal). L’ambition est de le porter à 20 %, voire au-delà sans que l’on ait vu, pour l’instant, un plan massif de relance de la demande ou de l’investissement public.
Pire encore, l’investissement public a chuté de 30,3 % au T1 2025 par rapport à la même période l’année précédente, selon le Rapport d’Exécution Budgétaire. Cela signifie que l’État investit moins mais prélève plus.
Ce qui est économiquement contre-productif.
Penser que l’on peut relancer une économie à bout de souffle par la pression fiscale est une chimère.
La taxation doit être la conséquence d’une dynamique économique et non son point de départ. Taxer un tissu économique exsangue revient à le fragiliser davantage. Nous n’avons pas assisté à la présentation d’un plan de redressement mais à celle d’un plan de compression déguisé, habillé de mots forts mais sans les injections vitales que réclame notre économie.
Thierno Bocoum
Président AGIR-LES
LEADERS
Au lieu de bâtir une relance par l’injection ciblée de ressources dans des secteurs porteurs, le plan proposé semble mettre la charrue fiscale avant les bœufs économiques.
Se faisant, on risque d’étouffer des ménages déjà affaiblis et des entreprises en quête de souffle. En 2024, le taux de pression fiscale était estimé à 16,9 % du PIB (MEF Sénégal). L’ambition est de le porter à 20 %, voire au-delà sans que l’on ait vu, pour l’instant, un plan massif de relance de la demande ou de l’investissement public.
Pire encore, l’investissement public a chuté de 30,3 % au T1 2025 par rapport à la même période l’année précédente, selon le Rapport d’Exécution Budgétaire. Cela signifie que l’État investit moins mais prélève plus.
Ce qui est économiquement contre-productif.
Penser que l’on peut relancer une économie à bout de souffle par la pression fiscale est une chimère.
La taxation doit être la conséquence d’une dynamique économique et non son point de départ. Taxer un tissu économique exsangue revient à le fragiliser davantage. Nous n’avons pas assisté à la présentation d’un plan de redressement mais à celle d’un plan de compression déguisé, habillé de mots forts mais sans les injections vitales que réclame notre économie.
Thierno Bocoum
Président AGIR-LES
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