Les prix à la consommation ont connu une légère détente au Sénégal au deuxième trimestre 2026. D’après la note d’analyse de l’Indice harmonisé des prix à la consommation publiée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, l’indice général a reculé de 0,3 % par rapport aux trois premiers mois de l’année.
La baisse est essentiellement attribuable à deux composantes importantes du panier des ménages : les produits alimentaires et boissons non alcoolisées, dont les prix diminuent de 1,0 %, ainsi que les dépenses de logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles, en repli de 0,6 %.
Mais la situation change lorsqu’on compare le deuxième trimestre 2026 à la même période de l’année précédente. En glissement annuel, les prix à la consommation restent en effet en augmentation de 1,0 % par rapport au deuxième trimestre 2025.
Cette double évolution — baisse sur trois mois, hausse sur un an — montre que la détente observée au printemps 2026 n’a pas encore totalement effacé les augmentations accumulées depuis l’année précédente.
Au deuxième trimestre, les prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » diminuent donc de 1,0 %. Avec une contribution de -0,5 point de pourcentage, cette division constitue le principal facteur du recul de 0,3 % de l’indice général.
L’ANSD explique notamment cette évolution par une meilleure disponibilité de certains produits sur les marchés.
Les prix des légumineuses diminuent de 8,7 %. Les légumes-fruits frais ou réfrigérés reculent de 6,3 %. Pour ces produits, l’Agence évoque principalement l’abondance de l’offre sur les marchés.
Le recul est encore plus prononcé pour les poissons frais, dont les prix diminuent de 11,1 % en seulement trois mois.
Les fruits à noyau et les fruits à pépins frais enregistrent également une baisse de 2,9 %, tandis que le café et ses succédanés deviennent 2,4 % moins chers.
Ces évolutions ont suffisamment pesé dans le panier des ménages pour faire diminuer l’indice alimentaire dans son ensemble.
Plusieurs produits de consommation courante connaissent au contraire des augmentations importantes.
C’est particulièrement le cas de la viande fraîche, réfrigérée ou congelée, dont les prix progressent de 5,6 % entre le premier et le deuxième trimestre 2026.
Les agrumes frais enregistrent une hausse beaucoup plus spectaculaire encore, de 24,9 %.
Les fruits séchés et déshydratés progressent de 10,3 %, les légumes feuillus ou à tiges de 9,9 %, les animaux terrestres vivants de 7,3 % et les épices, herbes culinaires et graines de 6,9 %.
Il apparaît donc une véritable opposition au sein même du panier alimentaire : une forte baisse de certains légumes et des poissons tire l’indice vers le bas, alors que la viande, certains fruits et d'autres denrées continuent de se renchérir.
En comparaison avec le deuxième trimestre 2025, les produits alimentaires et boissons non alcoolisées restent d’ailleurs 0,8 % plus chers.
Ses prix diminuent de 0,6 % par rapport au premier trimestre 2026.
L’ANSD relève notamment une baisse de 5,7 % des prix des services d’approvisionnement en eau par les systèmes de réseau.
Les services d’électricité de toutes sources diminuent également de 0,8 %, tandis que les services destinés à la collecte des ordures ménagères se replient de 0,4 %.
Mais, là encore, les évolutions sont contrastées.
Les matériaux destinés à la réparation et à l’entretien des logements augmentent de 1,1 %. Les loyers progressent également, même si la hausse demeure limitée à 0,2 %.
Sur un an, l’ensemble de cette division est en augmentation de 0,3 %.
Le transport affiche ainsi une progression de 0,6 %.
La hausse la plus spectaculaire concerne les services de transport aérien de passagers à l’international, dont les prix progressent de 14,9 %.
Le prix des pneus augmente également de 5,2 %.
Les services de déménagement et de stockage progressent de 4,7 %, tandis que les pièces destinées aux équipements de transport personnel deviennent 1,3 % plus chères.
Par rapport au deuxième trimestre 2025, les prix du transport progressent globalement de 0,3 %.
Les services de restaurants et d’hébergement progressent de 0,4 % en trois mois.
L’ANSD relève une hausse de 0,6 % des prix dans les restaurants, cafés et établissements avec service limité, de 0,3 % pour ceux avec service complet ainsi qu'une augmentation de 0,2 % dans les hôtels, motels et auberges.
Sur un an, le renchérissement est beaucoup plus visible : les prix de la division progressent de 2,3 % par rapport au deuxième trimestre 2025.
L’indice correspondant augmente de 0,8 % sur le trimestre et de 2,7 % sur une année.
Cette hausse est notamment liée aux bijoux et montres, dont les prix progressent de 7,6 %.
Les services de soins personnels de toilettage augmentent de 1,9 %, tandis que les prestations de coiffure se renchérissent de 1,6 %.
Les appareils électriques destinés aux soins personnels augmentent également de 0,8 %.
Les services de réparation, de confection et de location de vêtements progressent de 3,5 %.
Les chaussures pour hommes augmentent de 1,6 %, les vêtements pour hommes et garçons de 0,6 %, les chaussures pour femmes de 0,5 % et les accessoires vestimentaires de 0,3 %.
Sur un an, la division « vêtements et chaussures » progresse de 1,1 %.
Les produits d’assistance à la mobilité et à la vie quotidienne augmentent de 2,1 %.
Les produits de diagnostic médical progressent de 1,5 %, les services de prévention dentaire de 0,9 % et les médicaments, vaccins et autres préparations pharmaceutiques de 0,5 %.
Cependant, les ordinateurs, ordinateurs portables et tablettes enregistrent une progression de 1,3 %.
Les équipements de téléphonie mobile augmentent de 0,3 % et les équipements de téléphonie fixe de 0,2 %.
À l’inverse, les services de réparation et de location de matériels informatiques et de communication baissent de 3,2 %, tandis que certains accessoires diminuent de 1,1 %.
Entre le premier et le deuxième trimestre, les prix des produits locaux diminuent de 0,4 % et ceux des produits importés de 0,2 %.
Mais sur un an, les évolutions sont totalement différentes.
Les produits locaux sont 1,5 % plus chers qu’au deuxième trimestre 2025, tandis que les produits importés affichent une baisse de 0,7 %.
Pour l’ANSD, ces résultats montrent que l’inflation observée sur la période est principalement portée par les produits d’origine locale, les produits importés contribuant au contraire à modérer la pression sur les prix.
Les biens non durables reculent de 0,8 % sur le trimestre.
À l’inverse, les biens durables augmentent de 0,3 %, les biens semi-durables de 0,5 % et les services de 0,4 %.
Sur un an, les services enregistrent la hausse la plus importante avec +1,8 %, devant les biens durables (+1,3 %) et les biens semi-durables (+1,1 %).
L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits frais et l’énergie, ressort à -0,6 % sur le trimestre, mais reste à +1,6 % sur un an. Les prix de l’énergie sont stables sur trois mois et diminuent de 1,3 % sur un an.
Ainsi, derrière le recul général de 0,3 %, le deuxième trimestre 2026 présente une situation beaucoup plus nuancée : la détente des produits alimentaires et de certaines factures essentielles soulage l’indice global, mais plusieurs dépenses quotidiennes — viande, restauration, transport, coiffure, habillement et santé — continuent de progresser.
La baisse est essentiellement attribuable à deux composantes importantes du panier des ménages : les produits alimentaires et boissons non alcoolisées, dont les prix diminuent de 1,0 %, ainsi que les dépenses de logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles, en repli de 0,6 %.
Mais la situation change lorsqu’on compare le deuxième trimestre 2026 à la même période de l’année précédente. En glissement annuel, les prix à la consommation restent en effet en augmentation de 1,0 % par rapport au deuxième trimestre 2025.
Cette double évolution — baisse sur trois mois, hausse sur un an — montre que la détente observée au printemps 2026 n’a pas encore totalement effacé les augmentations accumulées depuis l’année précédente.
L’alimentation, principal moteur de la baisse
L’alimentation reste de très loin la composante la plus déterminante dans l’évolution de l’indice général. Elle représente une part importante du panier de consommation suivi par l’ANSD.Au deuxième trimestre, les prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » diminuent donc de 1,0 %. Avec une contribution de -0,5 point de pourcentage, cette division constitue le principal facteur du recul de 0,3 % de l’indice général.
L’ANSD explique notamment cette évolution par une meilleure disponibilité de certains produits sur les marchés.
Les prix des légumineuses diminuent de 8,7 %. Les légumes-fruits frais ou réfrigérés reculent de 6,3 %. Pour ces produits, l’Agence évoque principalement l’abondance de l’offre sur les marchés.
Le recul est encore plus prononcé pour les poissons frais, dont les prix diminuent de 11,1 % en seulement trois mois.
Les fruits à noyau et les fruits à pépins frais enregistrent également une baisse de 2,9 %, tandis que le café et ses succédanés deviennent 2,4 % moins chers.
Ces évolutions ont suffisamment pesé dans le panier des ménages pour faire diminuer l’indice alimentaire dans son ensemble.
La viande augmente pourtant de 5,6 %
Cette baisse moyenne de l’alimentation ne signifie cependant pas que tous les produits alimentaires sont devenus moins chers.Plusieurs produits de consommation courante connaissent au contraire des augmentations importantes.
C’est particulièrement le cas de la viande fraîche, réfrigérée ou congelée, dont les prix progressent de 5,6 % entre le premier et le deuxième trimestre 2026.
Les agrumes frais enregistrent une hausse beaucoup plus spectaculaire encore, de 24,9 %.
Les fruits séchés et déshydratés progressent de 10,3 %, les légumes feuillus ou à tiges de 9,9 %, les animaux terrestres vivants de 7,3 % et les épices, herbes culinaires et graines de 6,9 %.
Il apparaît donc une véritable opposition au sein même du panier alimentaire : une forte baisse de certains légumes et des poissons tire l’indice vers le bas, alors que la viande, certains fruits et d'autres denrées continuent de se renchérir.
En comparaison avec le deuxième trimestre 2025, les produits alimentaires et boissons non alcoolisées restent d’ailleurs 0,8 % plus chers.
Eau et électricité contribuent également à la détente
Le deuxième facteur ayant contribué au recul de l’inflation est la division « logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles ».Ses prix diminuent de 0,6 % par rapport au premier trimestre 2026.
L’ANSD relève notamment une baisse de 5,7 % des prix des services d’approvisionnement en eau par les systèmes de réseau.
Les services d’électricité de toutes sources diminuent également de 0,8 %, tandis que les services destinés à la collecte des ordures ménagères se replient de 0,4 %.
Mais, là encore, les évolutions sont contrastées.
Les matériaux destinés à la réparation et à l’entretien des logements augmentent de 1,1 %. Les loyers progressent également, même si la hausse demeure limitée à 0,2 %.
Sur un an, l’ensemble de cette division est en augmentation de 0,3 %.
Le transport repart à la hausse
Alors que l’alimentation et certaines charges liées au logement tirent l’indice général vers le bas, plusieurs autres dépenses des ménages ont augmenté durant le trimestre.Le transport affiche ainsi une progression de 0,6 %.
La hausse la plus spectaculaire concerne les services de transport aérien de passagers à l’international, dont les prix progressent de 14,9 %.
Le prix des pneus augmente également de 5,2 %.
Les services de déménagement et de stockage progressent de 4,7 %, tandis que les pièces destinées aux équipements de transport personnel deviennent 1,3 % plus chères.
Par rapport au deuxième trimestre 2025, les prix du transport progressent globalement de 0,3 %.
Restaurants et hôtels : +2,3 % sur un an
Les consommateurs qui fréquentent restaurants, cafés ou hôtels ont également subi de nouvelles augmentations.Les services de restaurants et d’hébergement progressent de 0,4 % en trois mois.
L’ANSD relève une hausse de 0,6 % des prix dans les restaurants, cafés et établissements avec service limité, de 0,3 % pour ceux avec service complet ainsi qu'une augmentation de 0,2 % dans les hôtels, motels et auberges.
Sur un an, le renchérissement est beaucoup plus visible : les prix de la division progressent de 2,3 % par rapport au deuxième trimestre 2025.
Coiffure, soins personnels et bijoux progressent
Autre poste en augmentation : les « soins personnels, protection sociale et biens divers ».L’indice correspondant augmente de 0,8 % sur le trimestre et de 2,7 % sur une année.
Cette hausse est notamment liée aux bijoux et montres, dont les prix progressent de 7,6 %.
Les services de soins personnels de toilettage augmentent de 1,9 %, tandis que les prestations de coiffure se renchérissent de 1,6 %.
Les appareils électriques destinés aux soins personnels augmentent également de 0,8 %.
Vêtements et chaussures : les services de confection augmentent de 3,5 %
L’habillement connaît également une hausse générale de 0,7 % entre le premier et le deuxième trimestre.Les services de réparation, de confection et de location de vêtements progressent de 3,5 %.
Les chaussures pour hommes augmentent de 1,6 %, les vêtements pour hommes et garçons de 0,6 %, les chaussures pour femmes de 0,5 % et les accessoires vestimentaires de 0,3 %.
Sur un an, la division « vêtements et chaussures » progresse de 1,1 %.
Médicaments et soins de santé : +1,5 % sur un an
La santé affiche une hausse trimestrielle limitée à 0,2 %, mais la progression atteint 1,5 % sur un an.Les produits d’assistance à la mobilité et à la vie quotidienne augmentent de 2,1 %.
Les produits de diagnostic médical progressent de 1,5 %, les services de prévention dentaire de 0,9 % et les médicaments, vaccins et autres préparations pharmaceutiques de 0,5 %.
Ordinateurs, portables et tablettes : +1,3 %
Le secteur de l’information et de la communication reste relativement stable dans son ensemble, avec une augmentation trimestrielle de seulement 0,1 %.Cependant, les ordinateurs, ordinateurs portables et tablettes enregistrent une progression de 1,3 %.
Les équipements de téléphonie mobile augmentent de 0,3 % et les équipements de téléphonie fixe de 0,2 %.
À l’inverse, les services de réparation et de location de matériels informatiques et de communication baissent de 3,2 %, tandis que certains accessoires diminuent de 1,1 %.
Une inflation davantage tirée par les produits locaux
L’analyse selon l’origine des biens constitue l’un des enseignements les plus intéressants de la note de l’ANSD.Entre le premier et le deuxième trimestre, les prix des produits locaux diminuent de 0,4 % et ceux des produits importés de 0,2 %.
Mais sur un an, les évolutions sont totalement différentes.
Les produits locaux sont 1,5 % plus chers qu’au deuxième trimestre 2025, tandis que les produits importés affichent une baisse de 0,7 %.
Pour l’ANSD, ces résultats montrent que l’inflation observée sur la période est principalement portée par les produits d’origine locale, les produits importés contribuant au contraire à modérer la pression sur les prix.
Les services restent sous pression
L’analyse par durabilité confirme cette tendance.Les biens non durables reculent de 0,8 % sur le trimestre.
À l’inverse, les biens durables augmentent de 0,3 %, les biens semi-durables de 0,5 % et les services de 0,4 %.
Sur un an, les services enregistrent la hausse la plus importante avec +1,8 %, devant les biens durables (+1,3 %) et les biens semi-durables (+1,1 %).
L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits frais et l’énergie, ressort à -0,6 % sur le trimestre, mais reste à +1,6 % sur un an. Les prix de l’énergie sont stables sur trois mois et diminuent de 1,3 % sur un an.
Ainsi, derrière le recul général de 0,3 %, le deuxième trimestre 2026 présente une situation beaucoup plus nuancée : la détente des produits alimentaires et de certaines factures essentielles soulage l’indice global, mais plusieurs dépenses quotidiennes — viande, restauration, transport, coiffure, habillement et santé — continuent de progresser.
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