ENTRE «MÛT MBA MOTT» : Le choix sans équivoque de Rewmi

Dans une “contribution“, que j’ai eu le privilège d’avoir fait paraître dans les tabloïdes des 05 et 06 février de cette année, intitulée “Délires apéristes : Au nom de quoi Idy et Rewmi devaient-ils la boucler“, je m’offusquais de l’intolérance dont faisaient montre les inconditionnels du “khalife général“ de l’Alliance pour la République (Apr), Son Excellentissime Haj Macky Sall, contre le patron du parti Rewmi, cet allié «rebelle» de la coalition «Arc-en-ciel», qu’est Benno Bokk Yaakar (Bby). En effet, il ne se passait (déjà) pas une semaine sans que des missiles à têtes chercheuses ne vinssent traverser le ciel relativement turbulent du landerneau politique sénégalais, pour venir s’éclater dans une sourde déflagration sur le crâne tondu (à la Abdoulaye Wade ?) du Maire de Thiès, et candidat malheureux à la dernière présidentielle.


ENTRE «MÛT MBA MOTT» : Le choix sans équivoque de Rewmi
Le paroxysme aura été atteint lorsque Ndamal Cadior et ses acolytes du parti Rewmi eurent l’outrecuidance de se prononcer, dans leur désormais célèbre communiqué de presse sanctionnant la réunion de leur Secrétariat national du 30 janvier 2013, sur les points (toujours chauds !) de l’actualité nationale. Idrissa Seck eut “l’impardonnable toupet“ d’y avoir exhorter le gouvernement de Macky Sall à «veiller à ce que la traque des biens supposés mal acquis se fasse dans le strict respect de l’Etat de droit (…), et dans la non-immixtion de l’Exécutif dans le fonctionnement de la justice» ; tout en se montrant favorable à une «protection de l’institution judiciaire contre toute forme de pression d’où qu’elle vienne», dans le «respect strict des droits de la défense et du secret de l’instruction». Mais les «Idy Brothers» auront surtout commis le pêché mortel d’avoir invité le gouvernement «à renforcer les mécanismes de contrôle pour préserver les deniers publics, placés sous sa gestion, et empêcher les nouvelles autorités de verser dans les mêmes pratiques répréhensibles de mauvaise gouvernance».
Le Rubicon était dés lors “scandaleusement“ franchi, à l’instar du téméraire Jules César, dont le courage politico-martial aura marqué le seuil de notre ère, quand il traversa hardiment, avec son armée, la rive éponyme séparant l’Italie de la Gaulle, signant du même coup le déclanchement de mémorables hostilités militaires. Idrissa Seck savait qu’il venait d’adopter une posture de défiance dont il devait se résoudre à accepter toutes les conséquences. Et les snipers du “Mackyland“ d’entrer en scène, donnant libre cours à leur sport favori : des tirs groupés, sans sommation, à fortiori sur le turbulent ex-candidat de la coalition «Idy4Président», qui affichait déjà son ambition de devenir le 5e président de la République du Sénégal. De la remarque relativement feutrée de Aly Ngouille Ndiaye, alors ministre de l’Energie et des Mines («La sortie de Idy fait désordre») à la sommation nettement radicale de Mor Ngom, alors directeur de Cabinet du chef de l’Etat («Qu’il se taise ou qu’il s’en aille»), presque tous les éléments de la garde prétorienne de «Bour Sine» étaient montés au front, pour un tir de barrage sans précédent, contre cet allié-rebelle.
Pourquoi un allié de Bby, se déclarant librement et publiquement préoccupé par la souffrance des Sénégalais moyens, n’aurait-il pas le droit de tirer la sonnette d’alarme sur le coût des denrées de première nécessité, qui persistent dans leur cherté ? Sur les enfants de bas âge qui continuent à mourir accidentellement dans les bassins de rétention, toujours sans clôture de sécurité, de Jiddah Thiaroye Kao, sous le regard impuissant des riverains ? Sur les entreprises qui rechignent toujours de verser aux travailleurs licenciés leurs indemnités légales, en dépit des décisions de justice qui leur sont favorables ? Sur la situation des militaires invalides, à qui on a fait miroiter des logements et d’hypothétiques indemnisations ? Sur la baisse incompréhensible de certaines maigres pensions de retraités ? Ou sur le calvaire des bacheliers non-voyants de l’Inefja (Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles) de la Ville de Thiès, qui avaient entamé une grève de la faim pour ensuite tenter de rallier Dakar à la marche, avant d’être, avec une rare brutalité, interceptés par la Police au niveau de la Promenade des Thiessois ?  [C’était le 20 septembre de l’année dernière, dans l’indifférence quasi-générale, excepté une déclaration d’indignation de la Lsdh, (Ligue sénégalaise des droits de l’homme) ; ces braves aveugles, honteusement agressés par de robustes policiers, ne réclamaient rien de plus que des préinscriptions, pour poursuivre leurs études à l’étranger, ou dans d’autres écoles spécialisées pouvant les accueillir ; une promesse que leur avaient pourtant faite les autorités de la République durant la campagne présidentielle].
Ou sur la situation déplorables de ces jeunes du Rdses  (Regroupement des diplômés sans emploi du Sénégal - que le leader du parti Rewmi a d’ailleurs reçu le lundi 16 septembre dernier), qui «exhortent le Président Macky Sall à respecter ses engagements, notamment le recrutement de 5 500 jeunes dans la Fonction publique » ? Ou sur les sempiternelles misères que la Senelec fait endurer aux consommateurs, presque abandonnés à eux-mêmes, depuis que le “Mackyland“ a réussi à “débaucher“ celui qui fut jadis leur plus acharné défenseur, mais qui  s’embourgeoise à présent dans les lambris dorés du Cese (Conseil économique, social et environnement        al) ? Sans oublier le rationnement, devenu effet de mode, du liquide précieux, dont les populations dakaroise viennent de vivre la semaine dernière des séquences les plus infernales, avec pas moins de six (6) jours d’interruption totale de fourniture d’eau, consécutivement à des “avaries techniques, ayant endommagés la station de Keur Momar Sarr“. Ou sur ces menaces de graves perturbations qui planent sur la rentrée académique d’octobre, suite à la décision de la coalition Saes/Satuc (Syndicat autonome des enseignants du supérieur/Syndicat autonome des travailleurs des universités et des centres universitaires) de se braquer contre leur tutelle, dont ils menacent d’assiéger le ministère, suite à une flopée d’engagements non-tenus ? Le tout agrémenté par cette fronde des étudiants, qui annoncent une rentrée universitaire de feu, consécutivement à la hausse exorbitante des frais d’inscription, assortie de menaces à peine voilées de remise en question de la généralisation des bourses – pourtant instituée par “le régime sans pitié de Wade“… Bref tout un cocktail explosif, qui promet de s’inviter à cette rentrée de tous les dangers, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, dont les disciples soupçonnent l’Etat de vouloir la privatiser, au grand dam de l’écrasante majorité de ses pensionnaires, souvent issus de familles modestes de l’intérieur du pays.
Pendant ce temps que propose le “Mackyland“ aux pauvres “goorgoorlus“ que nous sommes? De provocantes frasques du tonitruant Farba Ngom (décidément à chaque régime “son“ Farba, pour ne pas dire son “fou-du-village“ !). Griot autoproclamé de “Bour Sine“, il ne trouva rien de mieux à faire, dans ce climat de grisaille économique et de front sociale délétère - où le Sénégalais lambda, “Mackylosé“ jusqu’à la moelle épinière, peine toujours à trouver la queue du Diable -, qu’à inaugurer, la semaine dernière, en grande pompe, sa villa des Almadies de 600 m², en bordure de mer, d’un luxe insolent, narguant le bas-peuple du haut de son coût faramineux de 700 millions de nos francs, en tant que parfaite illustration d’un “Yoonu Yokuté“ à sens unique ! Et l’on veut que personne (à fortiori “Idy-le-maudit“) ne pipe mot sur ces dérives, après seulement 18 mois de règne, sous peine d’être voué aux gémonies ! On est dans quel pays ?
Le silence assourdissant des «ex-indignés du 23 juin»
Cet ostracisme du nouveau pouvoir, vis-à-vis du leader de Rewmi, était autant inacceptable que le fut jadis le scandaleux bannissement, par l’ex-président Wade, des membres fondateurs de la défunte Ca 2000. Bien qu’ils eussent bravement porté la candidature du “Pape du Sopi“, au premier tour de la Présidentielle de 2000, ils n’en auront pas moins, une fois le pouvoir arraché de haute lutte des mains de l’hégémonique parti socialiste, signé leur arrêt de mort en commettant l’impardonnable crime de lèse-majesté d’avoir porté des remarques impertinentes sur la «gouvernance solitaire» (Amath Dansoko du Pit) du Président Wade, ou d’avoir osé proposer une «Direction politique unifiée» (Abdoulaye Bathily de la Ld). Avant que l’irascible Abdoulaye Wade ne mette brutalement fin à son compagnonnage avec ces éternels “loosers“, prétendument “faiseurs de roi“ !
Au juste que sont-ils devenus ces “brailleurs en chef“, incorrigibles “jusqu’au-boutistes“ et autres “catastrophistes“ impénitents, naguère si prompts à envahir les médias, pour s’émouvoir des “misères d’un peuple, appauvri par Wade“ ? Où diable se cachent ces anciens opposants, qui n’avaient pour tout programme politique que leur anti-wadisme primaire en bandoulière ? Surtout ce rebut de la Société civile, néo-apériste et indécrottable rhétoricien, devant qui même les “apéristes de lait“, fussent-ils les plus zélés, font désormais piètre figure ? Il leur aura depuis belle-lurette damé le pion avec ses prétendues crises d’indignation qu’il se plaisait à donner en spectacle sur les podiums d’une Place de l’Obélisque en ébullition, notamment à l’heure où le Conseil constitutionnel venait de valider la candidature controversée du président sortant. Il s’était alors lamentablement départi de son sang-froid, se laissant aller à de lamentables et irresponsables harangues, ponctuées de gestuelles agressives, où l’injure se le disputait à la fanfaronnade fébrile. Dans les heures qui suivirent, il poussa la bravade jusqu’à menacer, par écrit, de ses foudres le “Mollah de Khar Yalla“, dont la télévision populiste eu le culot d’avoir diffusé en boucle un pitoyable extrait de ses diatribes hystériques – qui prétendaient émouvoir une opinion publique, qui à présent doit lui en vouloir terriblement d’avoir sans vergogne surfé sur les misères du “Peuple du 23 juin“, pour se faire une place au soleil. Le célèbre Mollah en fut tellement scandalisé qu’il ne put se retenir de s’en plaindre, en direct sur sa chaîne, la veille de l’ouverture de la campagne électorale du premier tour de la Présidentielle de février 2012.
A propos justement de “Soleil“, l’actuel patron de “L’Astre de Hann“ ne nous démentira pas, pour avoir récemment, lui-aussi, suscité l’ire épistolaire de ce donneur-de-leçons, doctrinaire et intolérant, qui ne digère toujours pas ce toupet qu’a eu à son égard (lui, le grand “conseiller spéciale du Président“) notre quotidien national, en gelant une de ses “contributions“ - réputées d’un pédantisme de mauvais aloi - dont il abreuve régulièrement la presse écrite, à partir de sa planque douillette, à la Présidence, d’où il largue ses flèches empoisonnées sur tout patriote qui s’aventurerait à émettre la moindre critique sur la gestion de son nouveau mentor. Icône d’une transhumance new-look, ses arrogantes sorties médiatiques, confondant à souhait “saine émulation politique“ et “haineuse adversité politique“, l’auront conduit - la bienséance républicaine étant le cadet de ses soucis – à traiter publiquement, lors d’une émission radio intitulée “Point-de-vue“, l’ancien chef d’Etat, alors en fonction, de “cancer de la République“. Sans pourtant être inquiété le moins du monde par le pouvoir d’alors [contrairement à un certain Bara Gaye qui, depuis le 27 mai 2013, est retenu par les liens d’un certain article 80 dans les geôles du “Mackyland“, pour “offense au chef de l’Etat“], il n’en aura pas moins choqué de nombreux auditeurs de cette émission au grand audimat! Il continue de s’agiter fiévreusement depuis sa nouvelle plate-forme lance-missile, à la recherche d’une crédibilité  perdue à jamais. Mais surtout pour “tuer le temps“, afin de justifier sa sinécure, après avoir trahi sans vergogne les nobles idéaux de la Société civile.
Bref, ces nouveaux arrivistes du sérail politique sénégalais, anciens encagoulés et néo-militants politiques de la 25e heure, ayant usé et abusé du label “Société civile“ comme cheval de Troie, sont fort heureusement d’une représentativité électorale microscopique, ne dépassant guère leur propre personne. Mais le drame c’est qu’ils sont légion dans l’entourage du Président Sall ! Avec comme “Commandant en chef“ un ancien “Zorro“ de la plume, célèbre recordman de brûlots au vitriole, sous l’ancien régime. Il aura lui aussi fait tomber le masque. Froidement zappé, lors de la constitution du premier gouvernement de l’alternance du 25 mars 2012, il avait, dans un argumentaire teigneux, rué dans les brancards, au “Grand Jury“ d’une station radiophonique, reprenant à son compte un attendu des “Assises nationales“ pour tirer à boulets rouges sur le ministre de l’Intérieur, fraichement nommé lors cette deuxième alternance, et dont il estimait que son “apérisme“ zélé était incompatible avec la judicieuse équidistance politique, requise pour le management de ce délicat ministère. Mais le voilà qu’à peine réhabilité, quelques semaines plus tard, lors d’un (re)partage du gâteau, il s’invente sans sourciller un nouveau job : édulcorer et avaliser tous les excès et écarts du “Mackyland“ ! Du scandale de la drogue, qui a récemment secoué et sali notre Police d’Etat, à la récente nomination d’un “apériste“ pure et dure à la tête de ce même ministère de l’Intérieur, organisateur des élections, «Zorro» n’en a cure, se spécialisant désormais à tout peindre en… “marron-beige“, par de condamnables postures de reniement, aux antipodes même de ses attitudes guerrières de jadis. Au point de gêner moralement nombre de ses confrères, restés majoritairement dignes dans leur noble mission d’alerte, de veille et de défense des intérêts d’un peuple longtemps meurtri par des escroqueries politiques et intellectuelles de tous genres. Lesquelles auront au moins eu l’effet de lui avoir progressivement forgé une conscience politiquement mûre, et tonifiée à l’aune d’une démocratie, certes turbulente, mais qui se veut désormais majeure.
Macky Sall, en fin stratège, aura eu le mérite d’avoir habilement entrepris de neutraliser ces intrigants, ex-animateurs de ce qui fut la Société civile. Non pas parce qu’il attend d’eux le moindre apport en suffrage (ils ne représentent souvent que leur propre ombre, c’est connu), mais parce qu’il est conscient qu’il s’agit simplement “d’empêcheurs-de-gouverner-en-rond“, ayant largement fait la preuve de leur capacité de nuisance, et qu’il est par conséquent préférable d’avoir avec soi que contre soi. Pas plus ! Aussi, le réalisme politique voudrait que l’on reconnaisse qu’une des erreurs stratégiques ayant été fatales au Président Wade aura été d’avoir durablement snobé cette nouvelle espèce de politiciens, longtemps encagoulés - et qu’abhorre à juste raison le tonitruant leader du Bcg (Bloc des centristes Gaïndé), qui leur dénie toujours le droit d’aller disputer les élections Locales, sous de prétendues «listes indépendantes», avec des politiques qui, eux, auront eu le mérite d’avoir toujours joué franc jeu, en avançant à visage découvert, et affichant sans détour leur appartenance politique !
Pour en revenir à l’incontournable recomposition politique, il est flagrant que celle-ci fait son petit bonhomme de chemin, à travers des concertations informelles, entre chapelles politiques, souvent lorsque “tous les chats sont gris“. Comme cette singulière visite nocturne, annoncée par la presse en ligne (et qui n’a toujours pas démentie), que le leader du Parti Rewmi aurait rendu, le 11 septembre dernier, quelques heures seulement après avoir officiellement annoncé son clash définitif avec la coalition au pouvoir, au coordonnateur de l’Irp (Initiative pour le rassemblement patriotique, Boolo taxawu askanwi), regroupant une quinzaine de formations politiques issues des flancs du Parti démocratique sénégalais (Pds) et d’ex-partis alliés au précédent régime. Et il se susurre même qu’outre ces rencontres informelles, nombre de responsables libéraux, électrons-libres de leur état, ainsi que certaines franges militantes du Pds en mal de repère (et de leader !) seraient disposés à suivre l’«actionnaire majoritaire» autoproclamé du Pds, dans cette nouvelle aventure. Ce qui devrait, à moyen terme, provoquer une profonde recomposition du landerneau politique, avec à la clé un inévitable chamboulement des rapports de force, entre le nouveau pouvoir et cette nouvelle opposition en construction.
En tout état de cause, les fameuses “retrouvailles de la famille libérale“, que des puristes partisans voudraient circonscrire dans le périmètre strict de “ceux qui auront su garder les mains propres“, pourrait aussi se résumer en cette lapidaire interrogation : lequel de ces deux “fils putatifs“ (Idy et Macky) héritera des 35% de suffrages, engrangés par le Président Abdoulaye Wade au premier tout de la Présidentielle de 2012? Car, il faudra bien que cet électorat-là choisisse (notamment lors de ces prochaines Locales de 2014, qui se veulent une répétition générale de la Présidentielle cruciale de 2017) celui qu’il estime être le mieux à même de concrétiser l’indécrottable rêve du “Vieux“, qui croit encore dure comme fer au “50 ans de règne du libéralisme“ au Sénégal ! Et Macky comme Idy s’y emploient déjà, dans des tractations politiques tous azimuts, qui semblent avoir déjà eu raison (à l’avantage de Macky Sall) d’un leader de parti, musicien-rocker de son état, qui, en dépit de ses extravagances artistiques et de ses fantaisies politiques, se sera mine de rien taillé une bien solide base électorale, au terme des dernières joutes municipales, qu’il aura âprement et courageusement disputées. Et perdu. Mais que de “solides“ bulletins de renseignement auront malgré tout classé “deuxième force politique“ de cette populeuse commune d’arrondissement, un des plus gros viviers électorale par excellence du département de Dakar.
D’autres débauchages, dont des plus inattendus, sont en chantier dans les officines des sergents-recruteurs des deux camps, tellement Macky comme Idy sont respectivement conscients que, pour un pôle politique au pouvoir, perdre ces Locales décisives équivaudrait à entamer une implacable descente aux enfers, à l’instar de celle amèrement vécu, en mars 2009, par le précédent régime, avant sa dégringolade mémorable, lors de l’étape Présidentielle de 2012.
 
Bassirou Thioune
Enseignant à la Retraite
Pikine Tally Icotaf, Plle 843


 
Jeudi 19 Septembre 2013




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