Un bulletin issu d’un processus de fiabilisation
Le document s’inscrit dans la continuité des travaux menés sur les finances publiques sénégalaises depuis 2024.
L’Inspection générale des Finances avait réalisé un rapport couvrant la période allant de 2019 au 31 mars 2024. La Cour des comptes a ensuite audité ce rapport et rendu ses conclusions publiques le 12 février 2025.
Selon le bulletin, les travaux de la Cour reposaient sur un échantillonnage des bailleurs. Ils avaient fait apparaître la nécessité de procéder à un inventaire et à une fiabilisation exhaustive de la dette de l’ensemble du secteur public, incluant l’administration centrale et les entités parapubliques.
Le gouvernement a alors mandaté Forvis Mazars pour participer à la fiabilisation de l’encours de la dette sur la période 2019-2024. Le bulletin précise que les chiffres présentés reflètent les travaux de réconciliation des données avec les créanciers et les partenaires financiers.
Cette précision méthodologique est importante. Les montants publiés ne proviennent pas uniquement d’une consolidation interne des administrations. Ils sont présentés comme le résultat d’un rapprochement avec les informations disponibles auprès des parties créancières.
Une dette publique multipliée par 2,3 en cinq ans
L’élément central du bulletin est la progression de l’encours global.
En 2019, la dette du secteur public s’établissait à 11 219 milliards de FCFA. Elle atteint :
· 12 780 milliards en 2020 ;
· 15 093 milliards en 2021 ;
· 18 533 milliards en 2022 ;
· 22 450 milliards en 2023 ;
· 25 583 milliards en 2024.
En cinq ans, l’encours augmente de 14 364 milliards de FCFA, soit environ 128 %. Il a donc été multiplié par près de 2,3.
L’administration centrale porte l’essentiel de cette dette, avec 23 667 milliards de FCFA à fin 2024. Le secteur parapublic en représente 1 917 milliards, hors dette rétrocédée.
Le ratio de dette du secteur public passe de 81,8 % du PIB en 2019 à 128,6 % en 2024. Pour l’administration centrale, le ratio progresse de 75,9 % à 119 %.
Ces pourcentages devront néanmoins être actualisés. Le bulletin indique qu’ils sont calculés sur la base d’un PIB nominal de 19 893 milliards de FCFA et qu’ils n’intègrent pas encore les résultats du rebasage du PIB.
Le rebasage pourrait modifier les ratios. Il ne changera toutefois pas les encours nominaux publiés.
La dette extérieure domine, mais le domestique progresse plus rapidement
La dette extérieure du secteur public atteint 18 008 milliards de FCFA en 2024, contre 9 059 milliards en 2019.
Elle demeure donc majoritaire et représente un peu plus de 70 % de l’encours total.
La dette domestique passe, quant à elle, de 2 160 milliards à 7 576 milliards de FCFA. Sa progression dépasse 250 %, soit un rythme nettement plus rapide que celui de la dette extérieure.
Cette tendance est également visible au niveau de l’administration centrale. La dette domestique y passe de 1 850 milliards en 2019 à 6 773 milliards en 2024. La dette extérieure progresse, dans le même temps, de 8 552 milliards à 16 894 milliards.
L’État a donc accru simultanément son recours aux financements extérieurs et au marché domestique.
Une forte montée des instruments du Trésor
Au sein de la dette domestique, les obligations du Trésor atteignent 3 641 milliards de FCFA en 2024.
Elles sont principalement émises par adjudication, pour un encours de 2 831 milliards. Les obligations par appel public à l’épargne représentent 760 milliards.
La dette bancaire atteint 2 377 milliards de FCFA. Les bons du Trésor progressent fortement à 509 milliards, contre 193 milliards un an auparavant.
Cette évolution traduit un recours croissant aux instruments du marché domestique et régional. Elle modifie également le profil du portefeuille.
La maturité résiduelle moyenne de la dette domestique est de 3,6 ans, contre 8,7 ans pour la dette extérieure. Son taux d’intérêt effectif ressort à 5,3 %, contre 3,4 % pour l’extérieur.
Le financement domestique apparaît ainsi plus court et plus coûteux dans les indicateurs publiés.
Les financements commerciaux prennent une place croissante
La composition de la dette extérieure évolue elle aussi.
Les créanciers multilatéraux restent la première catégorie avec 6 749 milliards de FCFA, représentant 40 % de la dette extérieure.
Les créanciers commerciaux arrivent juste derrière avec 5 672 milliards, soit 34 %. Leur encours a plus que doublé depuis 2019.
Les Eurobonds représentent 3 133 milliards. Mais la progression la plus rapide vient des financements commerciaux hors Eurobonds, passés de 210 milliards en 2019 à 2 539 milliards en 2024.
Les crédits à l’exportation progressent également de 252 à 1 539 milliards de FCFA.
La dette extérieure est donc de moins en moins composée uniquement de prêts multilatéraux ou bilatéraux traditionnels. Les instruments commerciaux, les crédits bancaires internationaux et les financements liés aux exportations occupent une place croissante.
Une cartographie diversifiée des créanciers
La Banque mondiale est l’un des principaux créanciers individuels recensés, avec 2 803 milliards de FCFA.
Les Eurobonds représentent une ligne globale de 3 133 milliards. L’Exim Bank of China porte 1 380 milliards, le FMI 905 milliards, la Banque islamique de développement 896 milliards et l’Agence française de développement 808 milliards.
Société Générale CIB est enregistrée pour 779 milliards dans les crédits à l’exportation. Standard Chartered Bank apparaît avec 579 milliards dans la catégorie commerciale.
Le bulletin prévient néanmoins que le créancier renseigné peut être une banque agent et non le prêteur ultime. Cette réserve doit être prise en compte dans toute lecture individualisée des montants.
Le secteur parapublic dominé par cinq entités
La dette directe du secteur parapublic atteint 1 917 milliards de FCFA en 2024.
Cinq entités en concentrent près de 81 % :
· Groupe Petrosen : 660,2 milliards ;
· SOGEPA : 299 milliards ;
· Senelec : 227,6 milliards ;
· AIBD : 188,7 milliards ;
· FERA : 170,9 milliards.
Le Groupe Petrosen représente à lui seul plus du tiers du total. Sa dette est presque entièrement extérieure.
L’AIBD et le FERA enregistrent d’importantes augmentations en 2024. L’encours de l’AIBD passe de 17,4 à 188,7 milliards, tandis que celui du FERA progresse de 37,2 à 170,9 milliards.
À l’inverse, la dette de la Senelec recule de 284,5 à 227,6 milliards et celle de la Société africaine de raffinage de 101,6 à 55,2 milliards.
La lecture de ce tableau exige une autre précaution : il porte sur la dette directe, hors dette rétrocédée. Les emprunts contractés par l’administration centrale et rétrocédés aux entreprises publiques restent comptabilisés au niveau de l’administration centrale.
Une forte augmentation du service historique
L’augmentation de l’encours commence à se traduire dans le niveau des remboursements.
Hors dette bancaire locale, le service de la dette de l’administration centrale passe de 808 milliards de FCFA en 2019 à 2 751 milliards en 2024.
Le remboursement du principal augmente de 536 à 1 893 milliards. Les intérêts passent de 272 à 858 milliards.
La progression est particulièrement rapide après 2022 :
· 1 289,5 milliards en 2022 ;
· 1 859 milliards en 2023 ;
· 2 751 milliards en 2024.
En deux ans, le service annuel a plus que doublé sur le périmètre présenté.
Des échéances très élevées jusqu’en 2029
Les projections montrent que la charge devrait rester élevée au cours des prochaines années.
Le service de la dette est évalué à 4 462 milliards de FCFA en 2025, puis à 5 498 milliards en 2026.
Il devrait revenir à 4 415 milliards en 2027 avant de remonter à 4 974 milliards en 2028. Le montant projeté pour 2029 est de 4 245 milliards, puis de 2 966 milliards pour 2030.
Sur les six années allant de 2025 à 2030, le cumul atteint 26 560 milliards de FCFA :
· 21 053 milliards de remboursement du principal ;
· 5 507 milliards d’intérêts.
Ces montants sont présentés suivant une logique budgétaire. Ils comprennent le service des dettes déjà décaissées, mais aussi les charges induites par les nouveaux financements envisagés dans les budgets futurs.
Il ne faut donc pas interpréter les 26 560 milliards comme un encours supplémentaire. Il s’agit du cumul des flux de remboursement et d’intérêts projetés sur six exercices.
Les principaux enseignements
Le bulletin fait ressortir cinq évolutions majeures.
Premièrement, la dette publique a plus que doublé entre 2019 et 2024, avec une accélération notable à partir de 2022.
Deuxièmement, la dette extérieure reste dominante, mais la dette domestique progresse beaucoup plus rapidement.
Troisièmement, le portefeuille s’oriente davantage vers les financements commerciaux, les obligations du Trésor, les crédits à l’exportation et les emprunts bancaires.
Quatrièmement, la dette du secteur parapublic est très concentrée autour de quelques entités, en particulier le Groupe Petrosen, la SOGEPA, la Senelec, l’AIBD et le FERA.
Cinquièmement, l’augmentation de l’encours s’accompagne d’une forte hausse du service de la dette, avec des paiements projetés particulièrement élevés entre 2025 et 2029.
Une photographie détaillée, mais pas une analyse complète de soutenabilité
Le Bulletin statistique de la dette publique apporte une base chiffrée particulièrement détaillée. Il précise les encours, les types de créanciers, les devises, les taux, les maturités et les échéances.
Il ne constitue toutefois pas, à lui seul, une analyse complète de soutenabilité. Le document ne présente pas de scénario macroéconomique détaillé, de trajectoire des recettes publiques, de comparaison entre service de la dette et recettes budgétaires, ni de simulation exhaustive de chocs sur les taux ou les devises.
Son principal apport est de fournir une photographie consolidée et réconciliée de la situation à fin 2024, ainsi qu’un calendrier indicatif du service attendu.
Le document s’inscrit dans la continuité des travaux menés sur les finances publiques sénégalaises depuis 2024.
L’Inspection générale des Finances avait réalisé un rapport couvrant la période allant de 2019 au 31 mars 2024. La Cour des comptes a ensuite audité ce rapport et rendu ses conclusions publiques le 12 février 2025.
Selon le bulletin, les travaux de la Cour reposaient sur un échantillonnage des bailleurs. Ils avaient fait apparaître la nécessité de procéder à un inventaire et à une fiabilisation exhaustive de la dette de l’ensemble du secteur public, incluant l’administration centrale et les entités parapubliques.
Le gouvernement a alors mandaté Forvis Mazars pour participer à la fiabilisation de l’encours de la dette sur la période 2019-2024. Le bulletin précise que les chiffres présentés reflètent les travaux de réconciliation des données avec les créanciers et les partenaires financiers.
Cette précision méthodologique est importante. Les montants publiés ne proviennent pas uniquement d’une consolidation interne des administrations. Ils sont présentés comme le résultat d’un rapprochement avec les informations disponibles auprès des parties créancières.
Une dette publique multipliée par 2,3 en cinq ans
L’élément central du bulletin est la progression de l’encours global.
En 2019, la dette du secteur public s’établissait à 11 219 milliards de FCFA. Elle atteint :
· 12 780 milliards en 2020 ;
· 15 093 milliards en 2021 ;
· 18 533 milliards en 2022 ;
· 22 450 milliards en 2023 ;
· 25 583 milliards en 2024.
En cinq ans, l’encours augmente de 14 364 milliards de FCFA, soit environ 128 %. Il a donc été multiplié par près de 2,3.
L’administration centrale porte l’essentiel de cette dette, avec 23 667 milliards de FCFA à fin 2024. Le secteur parapublic en représente 1 917 milliards, hors dette rétrocédée.
Le ratio de dette du secteur public passe de 81,8 % du PIB en 2019 à 128,6 % en 2024. Pour l’administration centrale, le ratio progresse de 75,9 % à 119 %.
Ces pourcentages devront néanmoins être actualisés. Le bulletin indique qu’ils sont calculés sur la base d’un PIB nominal de 19 893 milliards de FCFA et qu’ils n’intègrent pas encore les résultats du rebasage du PIB.
Le rebasage pourrait modifier les ratios. Il ne changera toutefois pas les encours nominaux publiés.
La dette extérieure domine, mais le domestique progresse plus rapidement
La dette extérieure du secteur public atteint 18 008 milliards de FCFA en 2024, contre 9 059 milliards en 2019.
Elle demeure donc majoritaire et représente un peu plus de 70 % de l’encours total.
La dette domestique passe, quant à elle, de 2 160 milliards à 7 576 milliards de FCFA. Sa progression dépasse 250 %, soit un rythme nettement plus rapide que celui de la dette extérieure.
Cette tendance est également visible au niveau de l’administration centrale. La dette domestique y passe de 1 850 milliards en 2019 à 6 773 milliards en 2024. La dette extérieure progresse, dans le même temps, de 8 552 milliards à 16 894 milliards.
L’État a donc accru simultanément son recours aux financements extérieurs et au marché domestique.
Une forte montée des instruments du Trésor
Au sein de la dette domestique, les obligations du Trésor atteignent 3 641 milliards de FCFA en 2024.
Elles sont principalement émises par adjudication, pour un encours de 2 831 milliards. Les obligations par appel public à l’épargne représentent 760 milliards.
La dette bancaire atteint 2 377 milliards de FCFA. Les bons du Trésor progressent fortement à 509 milliards, contre 193 milliards un an auparavant.
Cette évolution traduit un recours croissant aux instruments du marché domestique et régional. Elle modifie également le profil du portefeuille.
La maturité résiduelle moyenne de la dette domestique est de 3,6 ans, contre 8,7 ans pour la dette extérieure. Son taux d’intérêt effectif ressort à 5,3 %, contre 3,4 % pour l’extérieur.
Le financement domestique apparaît ainsi plus court et plus coûteux dans les indicateurs publiés.
Les financements commerciaux prennent une place croissante
La composition de la dette extérieure évolue elle aussi.
Les créanciers multilatéraux restent la première catégorie avec 6 749 milliards de FCFA, représentant 40 % de la dette extérieure.
Les créanciers commerciaux arrivent juste derrière avec 5 672 milliards, soit 34 %. Leur encours a plus que doublé depuis 2019.
Les Eurobonds représentent 3 133 milliards. Mais la progression la plus rapide vient des financements commerciaux hors Eurobonds, passés de 210 milliards en 2019 à 2 539 milliards en 2024.
Les crédits à l’exportation progressent également de 252 à 1 539 milliards de FCFA.
La dette extérieure est donc de moins en moins composée uniquement de prêts multilatéraux ou bilatéraux traditionnels. Les instruments commerciaux, les crédits bancaires internationaux et les financements liés aux exportations occupent une place croissante.
Une cartographie diversifiée des créanciers
La Banque mondiale est l’un des principaux créanciers individuels recensés, avec 2 803 milliards de FCFA.
Les Eurobonds représentent une ligne globale de 3 133 milliards. L’Exim Bank of China porte 1 380 milliards, le FMI 905 milliards, la Banque islamique de développement 896 milliards et l’Agence française de développement 808 milliards.
Société Générale CIB est enregistrée pour 779 milliards dans les crédits à l’exportation. Standard Chartered Bank apparaît avec 579 milliards dans la catégorie commerciale.
Le bulletin prévient néanmoins que le créancier renseigné peut être une banque agent et non le prêteur ultime. Cette réserve doit être prise en compte dans toute lecture individualisée des montants.
Le secteur parapublic dominé par cinq entités
La dette directe du secteur parapublic atteint 1 917 milliards de FCFA en 2024.
Cinq entités en concentrent près de 81 % :
· Groupe Petrosen : 660,2 milliards ;
· SOGEPA : 299 milliards ;
· Senelec : 227,6 milliards ;
· AIBD : 188,7 milliards ;
· FERA : 170,9 milliards.
Le Groupe Petrosen représente à lui seul plus du tiers du total. Sa dette est presque entièrement extérieure.
L’AIBD et le FERA enregistrent d’importantes augmentations en 2024. L’encours de l’AIBD passe de 17,4 à 188,7 milliards, tandis que celui du FERA progresse de 37,2 à 170,9 milliards.
À l’inverse, la dette de la Senelec recule de 284,5 à 227,6 milliards et celle de la Société africaine de raffinage de 101,6 à 55,2 milliards.
La lecture de ce tableau exige une autre précaution : il porte sur la dette directe, hors dette rétrocédée. Les emprunts contractés par l’administration centrale et rétrocédés aux entreprises publiques restent comptabilisés au niveau de l’administration centrale.
Une forte augmentation du service historique
L’augmentation de l’encours commence à se traduire dans le niveau des remboursements.
Hors dette bancaire locale, le service de la dette de l’administration centrale passe de 808 milliards de FCFA en 2019 à 2 751 milliards en 2024.
Le remboursement du principal augmente de 536 à 1 893 milliards. Les intérêts passent de 272 à 858 milliards.
La progression est particulièrement rapide après 2022 :
· 1 289,5 milliards en 2022 ;
· 1 859 milliards en 2023 ;
· 2 751 milliards en 2024.
En deux ans, le service annuel a plus que doublé sur le périmètre présenté.
Des échéances très élevées jusqu’en 2029
Les projections montrent que la charge devrait rester élevée au cours des prochaines années.
Le service de la dette est évalué à 4 462 milliards de FCFA en 2025, puis à 5 498 milliards en 2026.
Il devrait revenir à 4 415 milliards en 2027 avant de remonter à 4 974 milliards en 2028. Le montant projeté pour 2029 est de 4 245 milliards, puis de 2 966 milliards pour 2030.
Sur les six années allant de 2025 à 2030, le cumul atteint 26 560 milliards de FCFA :
· 21 053 milliards de remboursement du principal ;
· 5 507 milliards d’intérêts.
Ces montants sont présentés suivant une logique budgétaire. Ils comprennent le service des dettes déjà décaissées, mais aussi les charges induites par les nouveaux financements envisagés dans les budgets futurs.
Il ne faut donc pas interpréter les 26 560 milliards comme un encours supplémentaire. Il s’agit du cumul des flux de remboursement et d’intérêts projetés sur six exercices.
Les principaux enseignements
Le bulletin fait ressortir cinq évolutions majeures.
Premièrement, la dette publique a plus que doublé entre 2019 et 2024, avec une accélération notable à partir de 2022.
Deuxièmement, la dette extérieure reste dominante, mais la dette domestique progresse beaucoup plus rapidement.
Troisièmement, le portefeuille s’oriente davantage vers les financements commerciaux, les obligations du Trésor, les crédits à l’exportation et les emprunts bancaires.
Quatrièmement, la dette du secteur parapublic est très concentrée autour de quelques entités, en particulier le Groupe Petrosen, la SOGEPA, la Senelec, l’AIBD et le FERA.
Cinquièmement, l’augmentation de l’encours s’accompagne d’une forte hausse du service de la dette, avec des paiements projetés particulièrement élevés entre 2025 et 2029.
Une photographie détaillée, mais pas une analyse complète de soutenabilité
Le Bulletin statistique de la dette publique apporte une base chiffrée particulièrement détaillée. Il précise les encours, les types de créanciers, les devises, les taux, les maturités et les échéances.
Il ne constitue toutefois pas, à lui seul, une analyse complète de soutenabilité. Le document ne présente pas de scénario macroéconomique détaillé, de trajectoire des recettes publiques, de comparaison entre service de la dette et recettes budgétaires, ni de simulation exhaustive de chocs sur les taux ou les devises.
Son principal apport est de fournir une photographie consolidée et réconciliée de la situation à fin 2024, ainsi qu’un calendrier indicatif du service attendu.