De Jololi à Prince Arts: le "Contrat" raconte l'histoire à la nouvelle génération


En présence du leader du Super Étoile, Youssou Ndour, la projection du film documentaire « Le Contrat » s’est tenue ce 5 septembre au Cinéma Pathé . D’une durée d’environ 1 h 30, le film, produit par Prince Arts, retrace une partie de l’histoire de la structure, de Jololi jusqu’à Prince Arts, à travers plusieurs années de productions et de contributions à la musique sénégalaise.

Le documentaire revient sur les différentes productions réalisées au fil des années, les artistes accompagnés ainsi que les nombreux projets qui ont marqué le parcours de Prince Arts dans l’industrie musicale sénégalaise. Il met également en lumière la continuité entre Jololi et Prince Arts, deux étapes importantes dans l’histoire de la production musicale portée par la famille Ndour.
Pour Ngoné Ndour, productrice et entrepreneure, « Le Contrat » est à l’origine une télé-réalité musicale lancée l’année dernière . Le projet mettait en scène cinq jeunes artistes : Mya Diaker, Aïssatou, Néné Gallé, Nafy Mbaye et Oumar Fouta, réunis autour d’une compétition fictive basée sur les plateformes digitales, notamment le streaming et les vues.

Après la réalisation des cinq clips, l’équipe de production a décidé d’aller plus loin. Au lieu de diffuser simplement les clips séparément, elle a choisi d’en faire un long métrage permettant de raconter l’histoire et l’héritage de Prince Arts.
« On avait le choix de diffuser carrément les cinq clips. Mais on s’est dit : pourquoi ne pas profiter de cette occasion pour faire un long métrage et parler carrément de l’histoire de Prince ? », explique Ngoné Ndour.

Le film revient ainsi sur plusieurs productions qui ont contribué à l’histoire de Prince Arts dans la musique sénégalaise, mais également sur son ouverture à l’audiovisuel, aux téléfilms, aux grands concerts et à différents projets culturels.
Pour Ngoné Ndour, cette histoire ne peut être dissociée de Jololi et de Youssou Ndour. Elle évoque une véritable continuité entre les deux structures, avec des artistes ayant évolué de Jololi vers Prince Arts. Titi est notamment citée comme l’un des exemples de cette continuité.
Le documentaire rend donc hommage à cet héritage tout en donnant une place importante à la nouvelle génération. Les cinq jeunes artistes présentent des parcours et des univers différents. Quatre d’entre eux sont issus du programme Sen Petit Gallé, tandis que Mya Diaker a été choisie directement par Ngoné Ndour pour son talent et sa singularité artistique.

Dans le cadre du projet, chacun des cinq artistes a également enregistré une chanson, avec la collaboration de différents producteurs. Cette diversité dans la production musicale permet à chaque artiste de conserver son propre univers. Les chansons constituent ainsi un prolongement du film et du projet « Le Contrat ».
Les titres des cinq artistes sont progressivement rendus disponibles sur les plateformes digitales afin de permettre au public de découvrir leur travail et de les soutenir. La sortie de ces morceaux s’inscrit pleinement dans la philosophie du projet, qui entend encourager les Sénégalais à découvrir de nouvelles façons de soutenir les artistes, notamment à travers le streaming.

À travers cette démarche, Prince Arts veut également sensibiliser le public à l’importance des plateformes de streaming. Ngoné Ndour estime que la musique est encore trop souvent consommée gratuitement au Sénégal et qu’il est nécessaire d’encourager les mélomanes à utiliser davantage les plateformes légales.
« Si on veut aider l’artiste vraiment, on cherche à streamer pour qu’au moins, derrière, il puisse gagner en termes de royalties », souligne-t-elle.
La productrice regrette toutefois l’absence du ministère de la Culture dans ce type d’initiative. Elle estime que les structures privées qui investissent dans la production, la création et l’accompagnement des jeunes artistes ne devraient pas être les seules à porter cette responsabilité.
À travers « Le Contrat », Prince Arts entend ainsi raconter son parcours, de Jololi à Prince Arts, revenir sur plusieurs années de productions qui ont marqué la musique sénégalaise et, dans le même temps, présenter une nouvelle génération d’artistes appelée à prendre la relève.



Dimanche 6 Septembre 2026
Idy Sow



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