Constat d’un citoyen sénégalais sur les résultats économiques de notre pays depuis 2000. (Bocar Ba)


Constat d’un citoyen sénégalais sur les résultats économiques de notre pays depuis 2000. (Bocar Ba)
Depuis le début de l’année 2000, un espoir (ou peut-être une illusion) était né de voir le Sénégal vaincre enfin le sous-développement séculaire qui caractérisait I’économie et la société, avec son lot de pauvreté, de chômage, d’analphabétisme, de retard technologique, de dépendance et de domination. Cette période coïncida bien sûr à ce qu’il est convenu d’appeler alternance politique au Sénégal avec comme figure de proue l’actuel Président de la République du Sénégal, maitre Abdoulaye Wade.
Les principaux textes de doctrine, inspirés par cet homme qui se considère comme le chef d’Etat le plus diplomé du Caire au Cap, ont toujours marqué une volonté de ne négliger aucun domaine de la vie socio-économique pour assurer, à l’horizon des années 2010, à la fois un rythme soutenu de croissance économique, le plein emploi des ressources matérielles et humaines disponibles, une répartition équitable des fruits de la croissance.
II s’agissait là d’un programme très ambitieux : le promoteur de ces textes assignaient à I’économie, notamment à l’agriculture en voie de restructuration-modernisation et à l’industrie en expansion rapide, une place de choix dans le mouvement général tendant au renversement des rapports économiques et au rééquilibrage des niveaux de développement entre le Sénégal et les nations industrialisées.
Cette vision, à la fois noble et novatrice, fut, sans aucun doute, atteinte en partie pendant son premier mandat. Ce qui avait incontestablement placé notre pays sur un bon sentier de croissance.
Toutefois, depuis sa réélection en 2007 à la magistrature suprême (disons réélection même si elle est loin de faire l’unanimité, ou du moins elle est contestée par l’opposition politique qui la considère comme un trucage au sommet de l’Etat), ses ambitions dégringolent de plus en plus. Ce qui est le résultat de notre médiocre performance économique et nous place aujourd’hui à un rang moins envié. Cet état de fait fera de notre économie celle qui est sous-développée, sous-industrialisée, déstructurée, incapable de générer une offre de biens et services suffisamment importante et durable pour faire face aux rythmes croissants de la demande sociale en matière d’alimentation, de logement, d’emploi, de santé, d’éducation, etc.
A cela, s’ajoute une myriade de remaniements ministériels qui créent une instabilité gouvernementale et qui, par ricochet, influent négativement sur l’efficacité économique.
Des bourdes notées ça et là, orchestrées par le camp libéral (camp du Président Abdoulaye Wade pour ceux qui sont profanes à la politique) vont, elles aussi, dans le sens d’affecter les résultats économiques car tendant à détourner l’esprit (celui des travailleurs) de l’essentiel pour se focaliser à des palabres inutiles voire même futiles.
Nous ne manquerons pas d’ajouter à ces maux sa volonté manifeste de hisser son fils, Karim puis que c’est de lui qu’il s’agit, au sommet de la hiérarchie en lui conférant un certain pouvoir qui serait difficilement gérable, même par l’homme le plus doué au monde.
Monsieur le Président, épargnez notre cher pays d’un éventuel désastre macabre en partant vous reposer librement comme l’auraient fait certains chefs d’Etat soucieux de la stabilité de leur pays.Cela vous assurerait une sortie par la grande porte car, nonobstant les mauvais résultats notés ces derniers temps, vous méritez cette sortie honorable après avoir beaucoup fait pour le Sénégal.

Bocar Ba, étudiant à l’université Montpellier I/ Sup Agro
Lundi 21 Novembre 2011
bocar ba




Dans la même rubrique :

AIDA CHERIE - 22/05/2015