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Confidences d’Abdou Aziz Tall : « Le OUI va l’emporter, le PSE poursuivra son agenda…»

Vendredi 18 Mars 2016 - 20:21

A quelques heures de la fin de la campagne électorale pour le référendum du 20 mars prochain, lateranga.info a décroché une interview exclusive du ministre en charge du suivi du Plan Sénégal Emergent (PSE). Convaincu de la victoire du camp du OUI, Monsieur Abdou Aziz Tall précise que le programme économique du président Macky Sall poursuivra son bonhomme de chemin, quelle que soit l’issue du vote de ce dimanche.


Confidences d’Abdou Aziz Tall :  « Le OUI va l’emporter, le PSE  poursuivra son agenda…»
Monsieur le Ministre, nous sommes à quelques encablures du référendum, êtes-vous optimiste quant à la victoire du OUI ?
 
Je suis très optimiste pour plusieurs raisons. D’abord, parce que nous avons bon espoir que  le scrutin se déroulera de façon parfaite grâce à  une administration professionnelle, neutre et rompue à la tâche. Les organes de contrôle de la régularité du scrutin et de proclamation et éventuellement, de recours fonctionnent à merveille, dans les meilleures conditions de transparence et de sincérité. Chacun est dans son rôle : les électeurs sont informés et sensibilisés. Les acteurs politiques mènent leur campagne et le dispositif global de gestion des élections est en marche. Je salue ce signe de maturité politique et démocratique en évolution constante depuis l’avènement du Président MackySall.
Ensuite, pour toutes ces raisonsles Sénégalais iront très certainement voter dans le calme et la responsabilité comme toujours.
Enfin, je reste optimiste pour la victoire du OUI car les réformes proposées par le Chef de l’Etat vont consolider notre démocratie, renforcer nos institutions et fixer résolument notre pays dans la modernité républicaine.
Et je sais que les Sénégalais en sont conscients. Les pans entiers mobilisés pour la victoire du OUI le confirment. Les avancées majeures amorcées par le Président de la République depuis mars 2012 constituentégalement un puissant levier de ralliement au OUI  pour accentuer la transformation de notre pays sous le leadership, du PrésidentMackySall.
 
Mais vu la détermination du camp du NON, avez-vous intégré l’éventualité d’une défaite du camp présidentiel ?
C’est une perspective que je n’envisage pas et que je ne comprendrais, compte tenu des nombreuses et fructueuses opportunités que recèlent les quinze mesures. Cependant, nous sommes en démocratie. Et puisque je suis profondément ancré dans ces valeurs, nous devons pouvoir intégrer toutes les éventualités. Mais j’ai confiance en la sagesse de notre peuple  et en sa capacité d’aller au-delà des convulsions politiciennes pour identifier le sens historique de son choix du 20 mars prochain. Et la réforme proposée par le Chef de l’Etat va clairement dans le sens voulu par la majorité du pays et manifestement exprimé le 25 mars 2012. Cette ère nouvelle qui se dessine pour notre pays est au cœur des réformes institutionnelles. Et nos compatriotes, contrairementau nihilisme dont font preuve de nombre dirigeants, sont en avance sur leur classe politique et vont le prouver le 20 mars. Et j’ai l’intime conviction que  l’expression de cette conscience politique sera matérialisera par  une adhésion et un vote massifs en faveur du OUI.
 
On parle beaucoup d’émergence en ces temps  de campagne.  Quel est l’état d’avancement des projets du PSE, dont on fait souvent référence ?
 
 A présent, l’essentiel des financements du PSE est déjà bouclé. Des chantiers commencent à  sortir de terre au quotidien tendant vers une transformation structurelle  du Sénégal. Cette émergence est déjà perceptible dans les sous-secteursde l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, où desrésultats sont patents et concrets. Sous peu, ils seront plus encore plus visibles, notamment, cette année avec une accélération du rythme de la mise en œuvre. L’Autoroute Ila Touba, la Cité de l’Emergence, la relance du secteur énergétique, le Parc industriel de Diamniadio, les universités Amadou Mahtar Mbow et Cheikh Ibrahim Niass, les résultats record du secteur agricole, etc. sont des exemples concrets de l’ambition effective du Chef de l’Etat pour le Sénégal.
 
Pensez-vous que, quelle que soit  l’issue du référendum, le PSE continuera à décliner sa feuille de route, pour permettre au Président de la République, d’avoir un bon bilan pour 2019 ?
 
Le PSE est au-delà d’un agenda politicien.  C’est un plan issu de la vision du Président de la République, adossé à une stratégie cohérente de mise en œuvre et décliné dans une feuille de route claire. Le PSE est une planification dans le temps qui vise l’émergence en 2035 mais avec des fondations posées dès maintenant. A ce propos, le PSE dépasse l’almanach des politiques et probablement lui survivra, car c’est une vision rationnelle, réaliste structurante, et partagée, socialement et politiquement validée pour un développement durable inclusif.
Vous parliez tantôt de l’échéance de 2019. Le Chef de l’Etat concentre son énergie d’abord et avant tout sur la promotion individuelle et collective des Sénégalais à travers ses programmes sociaux et ses projets d’infrastructure. Mais d’ores et déjà, il peut justifier d’un bilan très largement positif, pour le laps de temps qu’il est au pouvoir et surtout en relation avec l’état de délabrement profond dans lequel il l’a trouvé en avril 2012. Les réalisations concrète que je viens d’évoquer tantôt, en attestent à suffisance. La vie des Sénégalais est rythmée autour du concept d’émergence. Ils commencent à en voir les premiers résultats. Mais, convenons-en, nous ne perdons rien pour attendre car le mieux est à venir. Les Sénégalais commencent déjà  à vivre dans un pays en mouvement vers la démocratie et en transformation économique et sociale profonde et partagée. Aucune couche de la population ne sera laissée en rade, et tout le monde sentira les effets de cette révolution dans sa vie quotidienne, à tous les instants et sur l’ensemble du territoire nationale et même au-delà, chez nos compatriotes de l’extérieur, qui seront mieux représentés et mieux impliqués dans tous les processus de développement.  C’est là que réside la force de frappe du Président, peu de paroles, beaucoup d’actes et des améliorations constantes à la clé.
 
On sait que vous êtes technocrate.  Est-ce que vous vous sentez réellement soutenu par les hommes politiques qui ont souvent un agenda différent du vôtre ?
Je ne veux pâtir de la connotation péjorative d’un mot« technocrate », qui officie dans un cocon, comme un électron libre, loin des réalités politiques et sociales de son pays. Si technocrate veux dire, technicien, professionnel et orfèvre dans sa matière, je consens à endosser cette étiquette.  Mais au nom du principe communément accepté, que tous nos problèmes sont politiques et que la politique est notre  problème et notre affaire, je pense que nul ne peut dénantir de la réalité politique. Je ne suis pas que politique, pas plus  que je ne suis que technocrate. Je fais un savant alliage des deux fonctions. Je revendique fièrement  cette ambivalence, parce que la politique ne doit être considérée comme une fin, et le technocrate de saurait se réduire   en une sorte d’extraterrestre, hors-sol, au mépris des réalités politiques. Qui plus est, en tant que ministre, j’occupe une fonction politique dans un gouvernement dont je suis naturellement solidaire de l’action. J’ai la confiance du Chef de l’Etat, son soutien permanent et je le sers avec loyauté et dévouement. A ce niveau, il n’y a pas de différence d’agenda entre les membres du gouvernement et moi. Nous sommes tous dans une même logique : servir le Président la République, exécuter loyalement les missions qu’il a bien voulu nous confier et lui rendre compte fidèlement.


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