Affaire Nourah Bah : le service d’état civil de Nguidilé affirme ne pas avoir encore reçu la réquisition

Alors que les autorités cherchent à vérifier les conditions d’obtention des documents sénégalais de Nourah Bah, le service d’état civil de Nguidilé assure n’avoir pas encore reçu la réquisition annoncée. L’Observateur replace cette vérification dans un contexte de difficultés persistantes de gestion de l’état civil dans le département de Louga.


Le service d’état civil de Nguidilé se dit prêt à procéder aux vérifications concernant Nourah Bah, mais affirme attendre une notification officielle. Selon L’Observateur, Aki Diop, responsable de ce service, indique que la réquisition de la Division spéciale de cybersécurité n’était pas encore parvenue à la mairie au moment où il s’exprimait.


L’influenceuse, déférée le lundi 12 octobre au tribunal de Dakar, fait l’objet d’une procédure liée à des publications. Parallèlement, les enquêteurs cherchent à éclaircir les conditions de délivrance de ses documents d’identité, notamment sa carte nationale d’identité et son passeport.


Le quotidien rapporte que des réquisitions auraient été adressées à la mairie de Nguidilé, présentée comme son lieu de naissance déclaré, ainsi qu’à la Direction de l’automatisation du fichier. L’objectif est de vérifier les éléments ayant permis l’établissement de ces documents.


Aki Diop précise que les résultats des recherches seront transmis en priorité aux autorités qui les ont demandés. Il reste réservé sur le fond du dossier et évoque la possibilité d’un jugement supplétif, dont l’établissement relève de l’autorité judiciaire.


L’Observateur souligne que les difficultés d’état civil ne se limitent pas à cette affaire. Lors d’un atelier destiné à 17 maires du département et à des officiers d’état civil, Boubacar Ndiaye Fall, président du tribunal de première instance de Louga, avait indiqué que les problèmes relevant de l’état civil représentaient 80 % des contentieux portés devant la juridiction d’instance.


Le maire de Nguidilé, Abdou Khadre Lô, mentionne des registres non signés, des enregistrements en double ou en triple et des volets perdus ou détériorés. Ces défaillances peuvent affecter la scolarité, l’accès aux examens et les démarches administratives des citoyens.


Plusieurs communes du département ont commencé à numériser leurs centres d’état civil depuis 2022, avec l’objectif de sécuriser les données et de limiter les fraudes. Dans le dossier Nourah Bah, les soupçons évoqués restent néanmoins à vérifier 
Mardi 13 Octobre 2026
Dakaractu



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