REPONSE DU Pr Mourtalla KA au SG du SAES : Pour qu’il n’y ait point de divergences entre Médecins Militaires et Médecins Civils


REPONSE DU Pr Mourtalla KA au SG du SAES : Pour qu’il n’y ait point de divergences entre Médecins Militaires et Médecins Civils

Grande a été  ma surprise à la lecture de l’interview de M.Seydi Ababacar Ndiaye Secrétaire Général du SAES, publiéepar l’Enquête dans sa parution du 05 Aout 2015, en particulier sur les passages concernant les médecins militaires universitaires.

M. Ndiaye allègue ceci : << ….Je crois qu’il y a un des collègues militaires qui a été directeur d’UFR santé à Thiès et je crois qu’il a entendu mon conseil……J’avais dit, il y a deux ans, que les militaires n’ont qu’à créer une faculté de médecine militaire s’ils veulent, pour s’occuper des questions spécifiques de blessures qu’on peut avoir en temps de guerre. Ou bien s’ils veulent rester avec nous, qu’ils démissionnent. Celui-là a démissionné. Mais eux, ils ne veulent pas démissionner. …… Si ça continue, on peut arriver un jour à avoir un certain  président de la République avec certaines idées et qui n’hésiterait pas à nommer à l’Université un recteur militaire. Vous pensez qu’on va accepter ça…..? >>

Ces allégations sont une contre vérité totale; je n ‘ai absolument pas démissionné de l’Armée sénégalaise parce M Seydi Ndiaye m’a conseillé de le faire. Ces propos sont parfaitement mensongers

1 / Je n’ai jamais rencontré Seydi Ababacar Ndiaye

Je n’ai jamais vu Mr Seydi Ababacar Ndiaye que sur les écrans de télévision. Et la seule fois où je lui ai parlé au téléphone, c’est ce Samedi 8 Aout 2015, pour lui signifier, quand j’ai fini de lire l’article, toutes les contre vérités qui y étaient  contenues. M Seydi Ndiaye  m’a alors demandé, d’user  de mon droit de réponse pour rétablir la vérité des faits. 

Je dois noter aussi avoir reçu une fois,  un message de M Seydi Ndiaye le 26 Mars 2015 à 16h50 : voici les termes de son message. : 

<< ….je suis au courant de ce que vous êtes entrain de réaliser à Thiès ; Je compte vous rendre visite sous peu car nous avons besoin de managers  de votre trempe dans un contexte de rareté des ressources ; Que Dieu vous accompagne. Signé Seydi Ababacar Ndiaye SG SAES>> 

Alors, je vais rester très courtois tout au long de ce texte.

 

2/ Précisions sur les Lois et Règlements

Selon les termes de nos différentes lois, un médecin militaire peut parfaitement être Doyen, chef de service hospitalo-universitaire, Président de Commission Médicale d’Etablissement. (Loi 81-59 ; Décret Numéro 81-1212 ; voir les articles 3 et 17). J’ai d’ailleurs personnellement occupé touteces fonctions hospitalo-universitaires, pendant mes 25 ans de carrière universitaireJe vous prie, cher collègue de bien lire encore une fois,  les lois et décrets régissant le personnel universitaire, et que vous citez fort bien, mais aussi les récents arrêts  de la Cour Suprême  ( notamment l’Arrêt N°17 du 22 Mars 2012 J /223 / PG /11 )Ils vous aideront à mieux comprendre, j’en suis sûr.

3/ Sur ma prétendue démission de l’Armée :

Tout de même, j’en suis actuellement au terme de mon deuxième et dernier mandat de directeur, et je devrais passer le relais dans quelques semaines à mon successeur.

Pourquoi devrais je attendre  les derniers semestres de mon dernier  mandat  pour finalement  entendre  les prétendus conseils de M. Seydi Ndiaye  pour comme il dit   << démissionner de l’Armée, >>, parce que je n’aurai pas ma place à la Direction de cette faculté en tant que Médecin Colonel et malgré mon statut de Professeur Titulaire des Universités depuis quinze ans.   

En réalité, depuis 7 ans que je dirige l’UFR, les syndicalistes et autres antimilitaristes m’attaquent, et me manifestent régulièrement leur hostilité. Les coupures de presse peuvent en témoigner à souhait. Si j’avais accordé  un quelconque crédit à ces arguments qui manquent de cohérence et qui sont sans fondement sérieux  je serais parti depuis 6 ans maintenant. 

Nous n’avons jamais répondu d’une façon ou d’une autre à ces  attaques insensées et puériles. Nous avons préféré nous concentrer sur notre sujet, et avons des résultats indiscutables.

J’ai été élu   à deux reprises avec 100 % des voix, étant déjà seul Médecin Militaire parmi les collègues membres du Conseil d’établissement, et électeurs.

Je leur remercie  encore une fois de leur confiance, et de l’énorme travail qu’ils ont abattu à mes côtés. Suite au Procès Verbal des élections en date du 30 Octobre 2009, j’ai été nommé Directeur de l’UFR des Sciences de la Santé de l’Université de Thiès par Décret présidentiel N° 2011-333  en date du 16 Mars 2011. Exactement, comme cela se passe avec tous les établissements d’enseignement supérieur, de notre pays. 

Alors où se situe l’irrégularité ?

L’UFR Santé de Thiès, peut être considérée comme une fiertésénégalaise, et une  exception  dans l’univers de l’enseignement supérieur  sénégalais actuel au triple  plan de lapproche pédagogique, des innovations,  et des résultats obtenus. A l’UFR Santé de l’Université de Thiès, nous ne sommes ni civil ni militaire, nous sommes des sénégalais engagés pour faire avancer notre jeunesse et notre pays dans la voix du développement et de l’excellence.

4 / Fin des missions et non démission 

C’est récemment, à la fin de mon deuxième et dernier mandat de directeur de l’UFR Santé, après  34 ans  passés dans l’Armée Sénégalaise, et Médecin Colonel pendant 9 ans, que j’ai  demandé et obtenu de Mr le Président  de la République de bien vouloir m’accorder comme les textes m’y autorisaient(au-delà de 25 ans de carrière), une retraite anticipée et m’inscrire au corps des officiers de  réserve, avec mon grade de Colonel. 

Cette demande acceptée, était bien motivée par des raisons personnelles, et des choix, que mes amis proches et parents connaissent très bien. En particulier, j’ai maintenant beaucoup d’engagements au plan international. Mes motivations n’ont rien à voir avec  ma carrière  de Médecin Militaire et d’Universitaire, déjà fort bien remplie. Nous rendons grâce à Dieu.

 

5/ L’équation du Recteur militaire

Aussi,  M. Seydi Ndiaye semble très  préoccupé  par l’idée qu’un jour un Militaire soit nommé recteur d’une Université Sénégalaise, et il  le dit souvent. En cela, M. Ndiaye semble être le seul à ignorer que j’ai été bien pressenti par la tutelle pour le poste  de recteur de l’Université de Thiès, en Octobre 2010, du  fait uniquement de mon travail et de mon engagement. J’ai dû faire preuve de beaucoup de persuasion pour convaincre la tutelle jusqu’à la veille du Conseil des Ministres, de ne pas valider mon éventuelle nomination. Ceci,pour disais-je, continuer à me consacrer  exclusivement à la consolidation de la deuxième faculté de Médecine publique du Sénégal. Ce qui était un enjeu de taille. Les collègues de Thièset Dakar, comme le cabinet du MESR de l’époque pourraient vous le confirmer. Pour simplement vous dire que les postes ne nous obnubilent  point, et nous ne les cherchons même pas.En tous les cas, le Président de la République nomme aux emplois militaires et civils qui il veutJe note que MNdiayedit qu’il <<… n’acceptera pas qu’un militaire soit recteur…>>. Je n’en ferai aucun commentaire.

Jpense personnellement que Monsieur le Président désigne qui il veut,  dans n’importe quelle fonction, et dans l’unique intérêt du Sénégal. 

 

 

6/ Une méconnaissance profonde du système médical

En lisant votre argumentaire sur les Médecins militaires, je ne peux m’empêcher d’être triste. Il procède d’une parfaite méconnaissance des systèmes de formation des médecins militaires. Ils  doivent être diplômés d’Etat au même titre que tous les autres médecins pour ne point être dans une situation d’exercice illégal de la Médecine. Penser comme vous dites qu’ils doivent  être cantonnés à <<… s’occuper des questions spécifiques de blessures qu’on peut avoir en temps de guerre >>, est une pure hérésie . L’histoire de l’enseignement et la pratique médicale au Sénégal nous apprend que tous ses fondateurs étaient des médecins militaires. Les exemples font légion : Professeurs Maurice Payet et Mark Sankalé, tous deux anciens doyens ( Médecine Interne) Prs SOHIER (Anatomie), Boiron (Microbiologie), , Carmain (Anatomie pathologique) Henri Collomb (Neuro-Psychiatrie), Bézes (Orthopédie), Armengaud (Maladies infectieuses) Linhard (hématologie), Baylet (Santé publique), Pills, Josselin et Kerarho (en Pharmacie) et Grappin ( en Chirurgie dentaire) ; Notre maitre, Feu le Pr Ibrahima Diop Mar (Maladies Infectieuses), ancien doyen de la Faculté de Médecine a été avec le Dr Amadou Yoro Sy (Médecin Capitaine à l’époque) et le Dr konimba , dans l’équipe de premiers médecins militaires déployés sur un théâtre d’opération en 1961 au Chabaa par l’Armée Sénégalaise (La fameuse Campagne du Congo). Ces dernières décennies, les enseignants militaires de la Faculté de Médecine ont largement participé au rayonnement de l’UCAD. Nul besoin de les citer ici.  

La création de l’Ecole Militaire de Santé en 1968, avait trois objectifs principaux: Fournir des médecins militaires à la troupe ; Apporter du personnel médical à la Santé publique en particulier aux localités éloignées de Dakar;  et  Contribuer à l’enseignement de la Médecine, à la recherche et aux soins médicaux spécialisés pour les populations sénégalaises. Cher Collègue, les  sénégalais qui fréquentent les médecins militaires dans les hôpitaux civils et  militaires (Hôpital Principal de Dakar, Hôpital Militaire de Ouakam, les CMG) apprécieront le caractère très iconoclaste de vos propos. Les médecins militaires sauront également apprécier, la << haute idée >> que l’ancien enfant de troupe tient à leur endroit

L’Armée nationale, fait partie intégrante des institutions de la République et a bien écrit et continue d’écrire de belles pages de la Médecine au Sénégal.

 

7/ Ayons plus  de  sérénité , chers collègues médecins

Je finis par dire que médecins civils, médecins militaires, nous sommes tous des frères et sœursnous nous connaissons, et  avons tout fait ensemble malgré les uniformes que nous portions. Les vrais combats devront être menés sur d’autres terrains : l’amélioration de la qualité de l’enseignement, et des soins rendus à nos populations, la prise en charge desproblèmes de la Santé Publique, les problèmes de développement etc..

La poussée d’agitation actuelle est liée aux récentes délibérations de la Cour Suprême,  rétablissant  des  collègues médecins militaires  dans leurs droits fondamentaux   à l’UniversitéRespectons la justice de notre pays

La Cour Suprême a délibéré et a dit le Droit. Les collègues qui pourraient  se sentir  lésés peuvent se rapprocher de cetterespectable institution, et qu’on arrête  de porter  ce débat stérile sur la place publiqueJe pense pour finir qu’une attitude responsable doit inspirer au mieux le respect de nos institutions judiciaires qui ont vidé le débat.

Il est temps de se remettre enfin au travail.

 

Très cordialement !

 

Dr Mamadou Mourtalla KA

Médecin Colonel (CR)Professeur Titulaire des Universités

Agrégé de Médecine interne

Chevalier des Palmes Académiques du CAMES

Médaille des Nations Unies Pour la Paix

Membre du Collège Royal des Médecins de Londres

Directeur de l’UFR Santé de l’Université de Thiès

Vice Recteur chargé des Etudes, de la Pédagogie, et de la Vie Universitaire

 
Vendredi 14 Août 2015
Dakaractu



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42.Posté par Abdourahim KA le 28/08/2015 11:13
Tous nos encouragement Professeur. Vous méritez plus que d’être recteur. Je connais le bon niveau des médecins militaires pour avoir formé beaucoup d'élèves en TS1 qui ont intégré l'école de santé militaire.

41.Posté par Lamine le 18/08/2015 18:07
@Moustaph,

"Lamine" n'est qu'un pseudo. Je ne peux être un "malade mental", tout le monde peut le devenir, a commencer par toi, mais je crois pas que tu me connaisses et je ne prétends surtout pas parler "bien le francais" et ce d'autant plus d'ailleurs que je m'y exerce fort rarement ; le francais n'etant ni ma langue de travail ni,de facon preponderante, ma langue de conversation...

Je trouve justifié de s'inquieter, s'indigner du bas niveau de langue de nos universitaires du SAES (et donc francophones). Quand en effet plus personne ne se souciera de la bonne maitrise de cet outil de communication, il arrivera simplement un moment où l'enseignement qu'ils dispensent ne passera plus, puisque ce dernier se fait dans cette langue et que sa maitrise est essentielle a la bonne transmission des savoirs. Et s'ils sont aussi nuls en francais, il est a se demander ce qu'il en est de leur niveau en anglais, langue de leurs publications (pourvu d'ailleurs qu'ils publient quelque chose lol).

Pour ceux qui me prennent pour un litteraire, je reponds que là n'est pas le debat et je n'en suis pas un. Je suis du domaine des sciences dites "exactes".

Fin du debat en ce qui me concerne !

40.Posté par Rose le 18/08/2015 16:13
Félicitations Professeur et avec toute mon admiration! Une de vos patientes!

39.Posté par FALL le 18/08/2015 14:52
Bravo à ces médecins militaires! Le plus important n'est-il pas de soigner et former les sénégalais.
Nous devrions nous mettre au travail et construire notre pays.
C'est triste, beaucoup prennent la politique et le syndicaliste comme raccourcis vers le succès.
Le travail élève et anoblit, tout le reste est gesticulation et perte de temps!

38.Posté par Moustaph le 18/08/2015 13:23
En fait, je connais bien Lamine. C'est un malade MENTAL. Il parle bien le Français s'habille très bien ; En réalité il n'est pas bien dans sa tete; Il a vraiment réussi à vous divertir…….

37.Posté par fall le 17/08/2015 19:34
Les médecins militaires sauront également apprécier "la haute idée" que l'ancien enfant de troupe tient à leur endroit.

Il doit être reconnaissant pour une corporation qui a fortement contribué pendant 07 ans, s'il a fait tout son cursus moyen-secondaire là bas, à sa formation.

Mon colonel, nous vous témoignons toute notre sympathie.

36.Posté par yacine le 17/08/2015 13:10
Chapeau bas au Pr Mourtalla KA pour sa réponse limpide et pleine d’enseignements pour tout public.
A ce monsieur Seydi Ababacar Ndiaye je demande de faire l’effort de méditer sur ces deux citations :
L'hypocrisie a toujours pour compagne la méchanceté (Pierre-Claude-Victor Boiste )
La bonté nous rapproche de Dieu, comme la méchanceté nous en éloigne (Charles Dubois).

35.Posté par ousseynou diouf le 17/08/2015 12:33
félicitation Professeur ta réaction a été pertinente, juste un petit rappel à ce lamine qui nous tympanise avec ses règles grammaticales, que ce ne sont pas les littéraires qui font avancer le monde mais plutôt les scientifiques. ce qu'il faut comprendre dans tout ça c'est qu'une mise au point devait être faite et tu l'as fait de fort belle manière pour que ces microbes de syndicalistes ferment leurs bouches une bonne fois et pour toute. tu n'es point leur égal et ils ne peuvent même pas être à l'origine du tiers de tes réalisations dans ta carrière professionnelles. Donc les éternels parleurs n'ont qu'à exceller dans leur domaine et laisser ceux qui travaillent continuer dans ce sens.

34.Posté par nite faye le 17/08/2015 11:25
félicitations et encouragements au medecin colobel ka

33.Posté par Tan thiély le 17/08/2015 06:50
Félicitation professeur et bonne continuation, que ce minable de seydina dégage et qu'il aille au diable, avec lui c'''

32.Posté par patriote le 17/08/2015 01:55
Que les gens du SAES (Tout le bureau) publient leurs CV et les comparent avec ceux des militaires qu'ils récusent.
Les sénégalais sauront faire le discernement.
C'est le seul défi que je leur lance.

31.Posté par moussa gaye le 17/08/2015 00:37
merci professeur pr cette leçons de persévérance et de modestie tout le monde connait votre mérite vous avez servis votre pays comme il se doit et nous prions d avoir d ici quelques années des milliers d homme vous pourqu en le senegal emerge

30.Posté par mécontent le 16/08/2015 22:09
Merci d'avoir ridiculiser ce moniseur Seydi Ndiaye qui est très jaloux, cet energuène de Ndiaye se croit ou ????.

Merci encore Prof ka

29.Posté par Lamine le 16/08/2015 14:12
@@Lamine,

J’ai regretté l’âpreté de mes propos à l'égard du Professeur Ka, dont le mérite est sans nul doute digne d'éloge. Mais je regrette aussi que ses talents de composition (de texte) soit très en-decà de ce dont on est en droit d'attendre de lui. On ne demande pas au Professeur Mourtalla Ka, que je ne connais et ne connaissais meme pas de nom jusqu'à ce qu'il publie cette contribution, de s'engager dans des procédés rhétoriques et langagiers digne d'un littéraire, mais l'observance de ce qui caracterise l'universitaire : à savoir ; le respect délibéré des normes grammaticales, syntaxiques en vigueur dans la langue qu'il utilise est quand meme souhaitable. Et il lui etait possible de satisfaire a cette exigence. Il ne peut etre aussi bon en medecine et à ce point nul en composition de texte d'autant plus d'ailleurs qu'il dirige une structure universitaire et est par ce fait habitué a ecrire des textes non destinés aux revues de medecine. L’excuse absolutoire que vous lui trouvez n’est donc pas operante. Nous avons d'ailleurs tous encore en memoire les excellents textes de l'ouvrage d'un autre colonel : Aboul Aziz Ndaw de la Gendarmerie... Est-il professeur de Lettres ?

Je suis habitué par ailleurs a la tradition d’ecriture universitaire puisqu’habitué a composer et a lire des textes scientifiques n'ayant rien a voir avec la littérature des gens des Lettres... Je puis affirmer que tout écart par rapport aux normes grammaticales, syntaxiques, narratives ne peut etre vu que comme un signe d'incompétence.
Quand bien meme donc qu'un professeur de médecine n'est pas un professeur de Lettres, il doit neanmoins se conformer aux canons littéraires officiels ou pour le moins normatifs sous peine d’ailleurs de favoriser l'anarchie dans l'usage de la langue. Les professeurs etant des modeles… Le Professeur aurait gagné de faire relire et corriger ce texte concu comme une prise de position publique sur une question injustement soulevée par une bande de trainards à la tête du SAES. Qu'il soit dit par prolepse que je connais personne au SAES ne residant pas au Senegal et n'y ayant jamais fréquenté d’université.

"Le style médical" n'y est pour rien. Car comme n'importe quel autre style, dès lors qu'il est universitaire, il ne saurait s'écarter des principes sus-cités ; à savoir : le respect scrupuleux des normes grammaticales, syntaxiques, morphologiques... D'ailleurs ce "style medical" appliqué rigoureusement lui aurait valu un texte plus concis, mieux calibré ainsi qu’une plus grande systematicité dans son expression... En n’y mettant pas toute la rigueur requise, il a helas deserti la cause, pourtant juste et noble, qu’il defend.

Vous ne pouvez pas mettre à son actifs la formation de "générations de médecins qui brillent au Sénégal et ailleurs" et passer sous silence, id est, ne pas mettre à son passif, les generations d'etudiants incrits a ses enseignements mais qui ont dû quitter l'Université sans devenir médecins. Je ne suis pas convaincu qu'il ait formé a lui seul ces "generations de medecins". Il a simplement participer, contre rémunération, a un segment dans leur formation.

Que Pr Ka soit "le seul sénégalais membre du collège royal des médecins de Londres" ne veut rien dire pour moi, tant que je ne saurais pas selon quels critères on devient membre de ce collège et quel serait le taux de refus qui serait opposé aux medecins senegalais qui manifesteraient le desir de devenir membre de ce collège. Il se peut tres bien qu'il soit très ardu d’en devenir membre et je veux bien le croire. Mais j'ai si souvent entendu des universitaires senegalais perorer leur appartenance a des cercles savants d'une maniere telle qu'on croirait l'admission a de tels cercles absolument difficile, alors que bien souvent il suffit d'en exprimer le desir et payer sa cotisation. Je ne dis pas que cela soit le cas du Professeur Ka, mais je peux citer de memoire un certain nombre d'universitaires qui aiment ainsi surfer sur la vraisemblance :

* on a le cas Mounirou Sy qui appartient a je ne sais quelle societé francaise ou internationale de droit constitutionnel et ce, aux cotés de feu le Professeur Carcassonne (je ne suis pas juriste et ne connais pas Mounirou Sy personnellement ni ne connaissais Carcassonne) . Il s'agit pourtant de ce genre de societe savante où il suffit de payer une carte d'adhérent, comme on peut s'en payer pour devenir membre d'un parti politique... Quel est donc le merite particulier pour un docteur en droit d’en faire partie ?

*on a le cas aussi d'une universitaire senegalaise dont un journaliste a dit qu'elle est la seule specialiste africaine des divorces, je crois... Mais quel merite y a-t-il à en etre la seule, si cette specialité n'interesse que peu de chercheurs et ne presente pas une difficulté plus grande a maitriser qu'une autre specialité ?

*il y a le cas de Arona Coumba Ndoffène Diouf qui se dit "Professeur", alors qu'il n'était qu'Assistant Professeur d'une université totalement inconnue et n'etait qu'en CDD et était situé tous au bas de la hierarchie academique. Il fanfaronne partout au Senegal avoir decroché un prix rare qu'on croirait presque equivalent a un Nobel, alors qu’il s’agit d’un prix exotique et qu’aux USA, bien souvent il suffit de payer une modique somme, meme mille dollars fait parfois l’affaire, pour se voir decerner un prix ! Il suffit juste de payer, sans magouille, ni competition ni rien !

*dernier cas ; celui de Oumar Sankaré qui egalement fanfaronne partout dans les medias qu'il est agregé de Latin (ou Grec, je ne me souviens plus trop) et de Grammaire Ancienne. Il omet pourtant de dire qu'il s'agit de l'agregation du second cycle et non celui du Superieur et que ces agregations sont donc destinées a pourvoir en enseignants, les collèges et lycees en France. Pire : alors qu'il a une vingtaine voire une trentaine d'annees d'experience professionnelle et est sans doute agé de plus de 50 ans, c'est avec des gosses de 21 à 24 ans, qu'il se disputait ces agregations. Il ne les a reussies qu'apres 2 echecs et a fini bon dernier derrière des enfants de 21 ans. C'est à cet age que les Magatte Thiam, Souleymane Bachir Diagne, Mamoussé Diagne etc. ont sans doute eu leur agregation. Quel merite alors pour un enseignant du Superieur agé d’une cinquantaine d’année au moins, de reussir a un concours destinés a des etudiants de 5e année agé de 21 a 24 ans pour l’essentiel ?

Cela dit, tous mes encouragements et voeux de succès au sans nul doute brillant Professeur qu'est Mourtalla Ka. Le chemin qui me separe du point où il en est actuellement est sans doute tres long, étant Junior Professeur en Allemagne. J'espère que tous les militaires et les vrais universitaires (y compris de l'exterieur) resisteront a cette deferlante de cancres au sommet du SAES qui a kidnappé le syndicalisme universitaire et se font obeir par des tetes bien mieux faites, de personnes bien plus gradées et plus meritantes qu'eux !

28.Posté par SAD le 16/08/2015 12:59
Pr MM KA LE CHEVALIER DES PALME ACADEMIQUE DU CAMES.Pr MM KA LE FUTUR PREMIER MEDECIN AFRICAIN PRIME NOBEL DE MEDECINE LE MEMBRE HONNORIFIQUE DU COLLEGE ROYAL DES MEDCIN DE LONDRE LE GRAND MAITRE QUAND LES PETITS SONT GRAND ALORS IMMAGINER LES GRAND

27.Posté par observateur le 16/08/2015 12:12
Pédanterie quand tu nous tiens hélas beaucoup de sénégalais ne font que parler...blablabla mais action zéro... Poste 17 je suis sur que c'est son cas.. Mais pendant que les hommes de terrains font des résultats palpables, ceux qui se disent"éloquent" parlent et critiquent...

26.Posté par La vérité le 16/08/2015 12:06
Bien dit Pr Ka
Certains sénégalais oublient que le Sénégal est un et Indivisible. Un Peuple un But une Foi. Chers syndicalistes surtout vous du SAES ne pensez pas que comme vous êtes des enseignants du Supérieur que vous êtes au Sommet et que vous êtes des SUPERIEURS c'est une ''SUPER ERREUR''. Que l'on soit civil ou militaire le but c'est de mener le pays à bon port.
Arrêtons de chercher les poux des autres et travaillons pour un meilleur avenir de ce pays.

25.Posté par UN COLONEL PROFESSEUR DES UNIVERSITÉS le 16/08/2015 11:57
Hella Willer Wilcox " Prêcher par le silence lorsqu'ils doivent s'exprimer transforme les hommes en des lâches"
Ne voulant pas être classé parmi ceux-ci sur le faux problème des enseignants militaires de la FMPO, je me dois de livrer ma lecture et remettre certains faits à l'endroit.
Ii faut constater que, mon grand, le SG du SAES a été totalement abusé. Le principal responsable est le représentant du SAES à la FMPO. En témoignent la déclaration de la section SAES de la FMPO qu'il a faite circuler sur le mailing liste de la FMPO et d'autres énormités en d'autres circonstance et vite démenties par qui de droit. Des amis sincères du SG du SAES l'avaient aussi mis en garde contre ce monsieur.
Nous connaissons les théoriciens et les inspirateurs de l'idéologie qui ont amené le SG à débiter, de façon récurrente, les contrevérités qui lui ont valu la réponse du Pr Ka. Depuis la publication d'un certain mémorandum en 2003, des antimilitaires primaires de la FMPO croyaient pouvoir faire aboutir une stratégie dont le but écrit était l'éradication de la présence des enseignants militaires à la FMPO. C 'est assurément vouloir arrêter la mer avec ses bras.
Nous sommes à la FMPOI après avoir satisfait tous les critères de promotion exigés par les sections compétentes( Concours d'agrégation et CTS) du CAMES. Ceux ci font obligation aux états membres de nommer les lauréats du concours d'agrégation et les inscrits sur les différentes listes(LAFMA et LAFPT) aux gardes et fonctions correspondants. Toutes nos candidatures avaient été validées par l'UCAD. C'est en cela que le fait de nous considérer comme des associés est illégal( Article 28 loi 81_59)
Leur agitation actuelle est symptomatique de la profondeur du désarroi dans lequel les ont plongés les 3 arrêts de la cour suprême( N° 17 du 22 mars 2102, N°1 et 3 du 09 Janvier 2014), leurs conséquences sur la carrière de certains d'entre eux, les arrêtés inattaquables du recteur et la réponse du Pr KA.
Par ces décisions, la cour suprême a définitivement clos le débat en apportant la vraie solution à ce faux problème si tant est que le Sénégal est un état de droit. La conscience sénégalais se souvient encore de l'aphorisme d'un célèbre magistrat qui, s'adressant au Président Senghor à propos de la cours suprême, disait" Même, nos erreurs s'imposeront à vous" Heureusement que dans ce précis, il n'y aucun erreur car les cour a apporté les preuves que les décisions de l'ex doyen de la FMPO étaient anticonstitutionnelles. De plus, il est aussi opportun de préciser que le doyen n'a pas compétence à nommer à des fonctions universités, encore moins à prendre des arrêtés qui sont de la compétence des ministres et ceux qui en ont le rang comme les recteurs. De fait, l'article 15 du décret 701135 en donne la prérogative au Recteur. En rétablissant les requérants, Monsieur le Recteur, président de l'Assemblée de l'université n'a fait que respecter un principe constitutionnel qui garantit l'égalité des citoyens devant les et les services publiques( Article premier de la constitution du Sénégal)
Quant au Pr Ka, je lui témoigne et manifeste, at vitam aeternum, toute ma reconnaissance pour l'exemple qu'il a été pour moi successivement au Lycée Maiick de Thies, à l'école militaire de santé, à la FMPO, aux CAMES et à l'UFR de santé de Thies. Il est et restera un maitre et un modèle pour moi. Je le remercie aussi de m'avoir associé à tout ce qu'il a entrepris, avec d'autres collègues, à l'UFR santé de Thies. Je suis très fier de contribuer aussi à la formation des futurs enseignants de cette jeune et déjà prestigieuse faculté de Médecine ( Internat des hôpitaux du Sénégal, Maitrises d'assistanat et de conférence Agrégé).
Il faut constater et admettre que ce faux problème des enseignants militaires est de fait derrière nous. Il est à espérer que nous devenions plus sereins et que nous ayons la conscience la plus claire de nos importantes responsabilités vis à vis des populations sénégalaises. Il s'agit de contribuer à leur sécurité en se donnant les moyens humains et matériels de former au mieux des médecins à même de satisfaire leurs innombrables besoins médicaux. Cela aussi contribue à garantir l'égalité des citoyens devant les servies publiques.
Je renouvelle mes sentiments les plus confraternels et amicaux à TOUS les enseignants de la Prestigieuse FMPO.
Mme de Savigny" La meilleure des narration est celle au cours de laquelle, on ne dit que ce qui est nécessaire."

24.Posté par laye kitane le 16/08/2015 11:14
il etait important de répondre à ce monsieur qui n a rien compris.bravo mon colonel

23.Posté par bachir le 16/08/2015 10:49
merci bcp professeur , vs avez rempli une mission enorme , on ne peut pas vs comparer à ces syndicalistes

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