Pape Diouf, ministre de la Pêche, secrétaire national à la vie politique de Rewmi : «Je ne reçois aucune injonction»


Pape Diouf, ministre de la Pêche, secrétaire national à la vie politique de Rewmi : «Je ne reçois aucune injonction»
La sortie de Pape Diouf, ministre de la Pêche et des Affaires maritimes, était épiée.  Sans prendre de gant, il a opté pour le gouvernement, comme Oumar Guèye. Prenant à témoin sa base enthousiasmée par le ton de son discours, Pape Diouf  a sans doute pris ses distances avec son ex-mentor.
«J’ai gardé mon calme. Mais, le moment de m’adresser à vous pour clarifier beaucoup de choses est venu. Je marque mon ancrage dans Benno bokk yaakaar. Et je suis entièrement solidaire de ce que le gouvernement a fait jusqu’ici. Si quelqu’un pense autre chose, ça n’engage que lui. La phase actuelle du travail gouvernemental repose sur un effort de redressement et d’organisation. Je ne suis pas d’accord avec les attaques contre le gouvernement où je siège. Au­tre­ment, je ne serais pas digne. Nous sommes dans une phase de redressement et d’organisation. Et nous l’avons réussi. Je marque mon désaccord sur tout ce qui a été dit sur le gouvernement. Le gouvernement n’a duré qu’une année. Si on élit un président de la République pour 5 voire 7 années, c’est parce qu’on a conscience qu’en une année, on ne peut achever un programme. Toute l’année passée, était consacrée à une réorganisation et un redressement de l’Etat. Je déclare être en phase avec le gouvernement. Celui qui dit le contraire  l’a dit sans Pape Diouf. Le jour où je sentirais que je suis à l’étroit dans un gouvernement, je vais dire au chef de l’Etat Macky Sall que je ne peux plus siéger dans ce gouvernement. 
 Idrissa Seck a dit qu’il s’est entretenu avec Macky Sall. Et ce dernier lui avait dit que tu as des ministres dans le gouvernement. Ils peuvent t’informer et te rendre compte des décisions que nous prenons. Ce qui fait que des fois, on se rencontrait à trois pour le mettre au courant de certaines affaires. Mais, je dois à la vérité dire que quand je rencontrais Idrissa Seck, ce n’était point pour prendre des instructions. Je ne reçois d’instructions que du président de la République et du Premier ministre.
Un journal de la place a écrit un article parlant d’un scandale sur les licences de pêche et a cité Idrissa Seck mais à ce jour, il n’a pas démenti les propos qui lui ont été prêtés dans cette édition. Ce qui me fait penser qu’il est commanditaire de cet article. Je ne suis mêlé ni de près ni de loin aux licences de pêche dont il a été question. Quand le gouvernement signait les accords avec les Russes, je n’étais pas encore ministre. Depuis avril 2012, je n’ai pas signé de licence appliquant à la lettre les instructions que le chef de l’Etat m’avait données dès ma nomination. Je ne suis en intelligence avec personne. Je dé­mens avec la dernière énergie ces propos qui font état d’une entente avec Fouad Nasser et  d’autres armateurs pour contourner la directive présidentielle relative à la suspension de la délivrance des licences de pêche. Ces licences de pêche, j’en discutais avec Idrissa Seck en présence de Oumar Guèye. On peut avoir des relations, mais c’est politique. C’est au niveau du parti qu’il est mon supérieur hiérarchique. Donc tout ce qui a été dit comme quoi, il m’a donné des instructions pour exécuter telle ou telle tâche et j’ai refusé, je dis que ce sont des contrevérités, des mensonges afin de me salir. 
 
Liberté de ton
 Je suis un homme libre qui a le courage de ses idées et dit ce qu’il pen­se. Personne ne peut me faire dé­roger à cette règle ou bien me faire changer mon calendrier. J’ai mon programme et quand arrivera le moment de parler, je le ferai. Depuis ma naissance jusqu’à nos jours, j’ai pris part à toutes les batailles pour la démocratie au Sénégal. Et nous avons accepté tous les sacrifices. Cela, tous mes contemporains qui ont servi avec moi dans le gouvernement ou avant que je n’accède à des fonctions ministérielles peuvent en attester. Je n’ai jamais été mêlé à une affaire nébuleuse. Cela n’a jamais eu lieu. Personne ne peut me prendre à défaut. Je suis libre de mes choix. Personne ne peut m’obliger à faire ce que je ne veux pas. Je ne reçois aucune injonction de qui que ce soit.
Je fais partie des membres-fondateurs du parti Rewmi. Sur le récépissé délivré par le ministère de l’intérieur, vous trouverez trois noms : Idrissa Seck, Pape Diouf et Youssou Diagne. Vous savez les sacrifices que  nous avons endurés ensemble. Jusqu’au moment où je m’adresse à vous, je suis le secrétaire national à la vie politique. Si je reste militant d’un parti, c’est un choix délibéré et libre. Si je dois prendre une décision autre, je le ferai le moment oppor­tun. J’au­rais aimé passer la journée avec vous mais j’étais occupé avec le président de la République qui recevait des pêcheurs de Guet Ndar. Les raisons de cette rencontre trouvent son fondement dans ce qui se passe dans ce pays. Il y a trop de rumeurs et mon nom a été cité à tort. Il fallait que je vienne ici vers vous pour m’expliquer parce que je n’ai jamais posé un acte en politique sans se référer à ma base. Tout ce que j’ai entrepris en politique, c’est ici à Bambey que je l’ai fait.»

Lequotidien
Lundi 15 Avril 2013




1.Posté par BOUNKATAB le 15/04/2013 14:31
Et nous sommes obliges d'etre diriges par des gens pareils ?Lamentations, justifications, querelles de bas etages.

2.Posté par nas -nas le 15/04/2013 15:10
pape diouf pourquoi tu accepte d etre obliger par cisse lo.

3.Posté par borom gualem gui le 15/04/2013 15:15
idy president,je vous d aller a nimjatt ziare mame cheikhna cheikh saadbou khertou avant 2017,allahou akbar.

4.Posté par kaolack kaolack pour Macky SALL le 15/04/2013 19:38
félicitation monsieur le ministre

5.Posté par kaolack kaolack pour Macky SALL le 15/04/2013 19:40
il faut être courageux pour affronter ce vaux rien idrissa seck



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