Le Plan Sénégal Emergent : reniement ou confirmation du Yoonu Yokkuté


Le Plan Sénégal Emergent : reniement ou confirmation du Yoonu Yokkuté
Depuis quelques semaines, il est entretenu une polémique inutile autour du plan Sénégal Emergent. Pour certains, il s’agit d’un abandon du Yoonu Yokkuté, pour d’autres il s’agit purement et simplement d’un changement de cap. Il n’en est rien. Il faut bien comprendre la démarche du Président Macky Sall et avoir lu le Yoonu Yokkuté pour le savoir. Car plutôt qu’un reniement ou abandon, il s’agit bel et bien d’une véritable prise en compte du Yoonu Yokkuté. Pour le démontrer, il faut commencer par rappeler le contexte de la mise en œuvre du programme Yoonu Yokkuté dès la prise de pouvoir en 2012 avant de nous pencher sur la comparaison entre le Yoonu Yokkuté et le Plan Sénégal Emergent.
Confronté aux urgences sociales dans un contexte de morosité économique à son arrivée au pouvoir, le Président Macky Sall a choisi d’être pragmatique afin d’apporter une réponse claire et remarquable aux attentes des sénégalais. Il a choisi de mettre en place la Stratégie Nationale de Développement Economique et Sociale (SNDES) pour un délai de 5 ans à la place du DPES (Document de Politique Economique et Sociale) afin d’avoir un document opérationnel de gouvernance à soumettre aux bailleurs de fonds et aux partenaires techniques et financiers et en même temps réussir la stabilisation de l’économie.
Tout cela dans le respect de son engagement et son généreux sacrifice de 2 ans de son mandat de 7 ans pour la stabilité institutionnelle du pays.
Cependant, en termes de délai d’exécution, la SNDES ne répondait pas précisément à la vision et la promesse du Président Macky Sall qui est le véritable développement établit sur une durée de 7 ans.
La SNDES visait la réduction de la pauvreté. Ce qui constituait une version dévaluée du programme du Président Macky Sall et réduisait ses ambitions pour le pays et les sénégalais. Pour rappel, le programme Yoonu Yokkuté a été batti autour d’une seule promesse le véritable développement.
Parallèlement, afin de mieux coller à son engagement, le véritable développement  énoncé dans le Yoonu Yokkuté, le Président Macky Sall a fait travailler des experts nationaux et de la diaspora sur un document plus ambitieux, plus conforme à ses aspirations pour le pays, le Plan Sénégal Emergent.
Le Plan Sénégal Emergent n’est en somme qu’une traduction plus large et concrète du Yoonu Yokkuté. En effet, le Plan Sénégal Emergent contient trois principaux  piliers: la transformation structurelle de l’économie et croissance ; Capital humain, protection sociale et développement durable ;  Gouvernance, institutions et sécurité.
Ces trois piliers reprennent les cinq axes du programme Yoonu Yokkuté qui sont : Mettre fin aux injustices sociales ; Assurer les bases économiques du développement ; Atteindre la productivité développante ; Devenir un modèle de démocratie efficace ; Garantir la paix, la santé, la sécurité et l’intégration africaine.
Le premier pilier du Plan Sénégal Emergent intègre l’axe 2 et 3 du Yoonu Yokkuté, le deuxième pilier l’axe 1 et une partie de l’axe 5 et le troisième pilier reprend l’axe 4 et l’axe 5.
Dans ce plan, le volet énergie contenu dans le pilier (n°1) poursuit et développe les orientations de la Lettre de Développement du Secteur de l’Energie d’octobre 2012 concernant l’électricité, les hydrocarbures et l’accessibilité à l’énergie en milieu rural.
Le volet développement du capital humain avec Dakar Campus Régional de Référence, contenu dans le pilier (n°2), se base en partie sur la réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Dans le pilier (n°3), le volet aménagement du territoire, du développement local et de la décentralisation intègre parfaitement l’acte III de la décentralisation afin de faire la promotion de la viabilité des territoires et des pôles de développement et le renforcement des capacités des collectivités locales.
Les exemples peuvent être cités à longueur de texte pour montrer la continuité et la cohérence de l’option de gouvernance prise par le Président Macky Sall.
Donc, il ne s’agit nullement d’un reniement mais d’une véritable traduction du Yoonu Yokkuté en plan opérationnel de gouvernance.
Par ailleurs, un petit malentendu est entretenu sur le pilotage du suivi du Plan Sénégal Emergent. Pour qui connait le Président Macky Sall, la création d’un ministère ne vise pas à caser un homme mais répond d’abord à une vision. La création du Ministère du Plan dans l’attelage gouvernemental répond à un souci d’efficacité et d’accélération de la cadence. Le Président a confié ce ministère à un homme, Abdoulaye Bibi Baldé, qui a fait ses preuves au ministère de l’agriculture, la campagne agricole 2013 a été l’une des mieux organisées depuis plusieurs décennies. Le suivi de ce plan doit donc revenir à ce ministère pour sa bonne mise en œuvre, pour son suivi rapproché et son évaluation systématique n’en déplaise à ceux qui s’agitent.
D’ailleurs, un des facteurs de réussite de ce plan est un pilotage et un suivi rapproché au niveau le plus élevé de l’Etat.
Moussa DIOUF
APR
 
 
Mercredi 19 Février 2014
Dakaractu




1.Posté par Sénégalais le 20/02/2014 09:19
Très bonne analyse mais il faudra que ceux qui accompagnent le Président sachent qu'il ne sert à rien de se disputer pour le pilotage de tel ou tel projet parce que tout simplement ce qu'ils feront bien individuellement ils le feront mieux collectivement en plus on ne cherche pas à savoir qui ou qui pilotera le projet mais juste que cela se passe bien pour faire émerger notre pays. On a vu Moubarack quitter pour ces genres de trucs. Le sénégalais comme moi vous demande tout juste de réussir ces projets ou du moins d'essayer de réussir pour faire renaitre cet espoir qu'on avait la veille de votre élection à la tête du pays Monsieur le Président



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