Chinois tué par la police à Paris : Pékin demande des explications

Après la mort d’un ressortissant chinois, tué dimanche lors d'une intervention policière à Paris, Pékin a demandé aux autorités françaises, ce mardi 28 mars, de faire « toute la lumière sur l'incident ». Pour l’instant, les versions de la police et de la famille des victimes s’opposent totalement.


Ce mardi 28 mars, la Chine a vivement réagi en demandant à la France de protéger « la sécurité et les droits » de ses ressortissants. Lors d'un point de presse, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a indiqué que Pékin avait officiellement protesté auprès des autorités françaises et « exigé » que Paris fasse « toute la lumière sur cette affaire ». La sécurité des Chinois en France est « une priorité » a répondu le ministère français des Affaires étrangères.

Versions contradictoires

Pour l’instant, deux versions contradictoires existent. Selon la préfecture de police de Paris, les fonctionnaires de la brigade anti-criminalité sont intervenus dans le 19e arrondissement de la capitale, dimanche soir, pour un différend familial. Un voisin s'était plaint de cris répétés dans l'immeuble.

Arrivés sur place, les policiers racontent que dès l'ouverture de la porte, un homme armé d'une paire de ciseaux s’est précipité sur eux, blessant l'un des fonctionnaires. Son collègue aurait alors ouvert le feu « pour le protéger », blessant mortellement l’agresseur.

Les policiers ont « tiré sans sommation »

Ce récit des événements est contesté par les représentants de la communauté chinoise de Paris à laquelle appartenait le défunt. Selon l'avocat des proches, il n'y a eu « aucun différend familial », dimanche soir. L'homme se trouvait chez lui, avec ses trois enfants âgés de 15 à 21 ans et « découpait du poisson » avec ses ciseaux. Lorsque les policiers ont enfoncé la porte de son logement, l'homme a été « propulsé vers l'arrière » et « ne s'est pas précipité sur eux », poursuit l'avocat avant de préciser que les policiers ont « tiré sans sommation ».

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Mardi 28 Mars 2017
Dakaractu




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