Vendredi, le capitaine malien a fait comprendre qu’il n’acceptait pas les conclusions de la réunion de la Cédéao. Il a confié qu’il se sentait trahi par le texte adopté à Abidjan.
Pour les militaires putschistes de Kati, la transition de Dioncounda Traoré ne doit pas excéder les quarante jours prévus par la Constitution. Une personnalité consensuelle doit lui succéder, disent-ils.
Des proches du capitaine Sanogo ne cachent pas leur souhait de voir la junte assurer la transition. Les putschistes du 22 mars ont également clairement fait comprendre qu’ils étaient contre l’envoi d’une force de la Cédéao. Ca ne se discute même pas, disent-ils en privé.
Ils ont probablement peu apprécié l’invitation qui leur a été formulée à Abidjan, à savoir de regagner leur caserne et de se soumettre au pouvoir civil. Voilà donc un nouveau défi pour les médiateurs, qui n’ont pas encore débuté leurs entretiens à l’heure où nous écrivons ces lignes.
RFI