Ziguinchor / Abdoulaye Fall, directeur de l’hôpital de la Paix : « Tout peut se vérifier. On est clean, on est quitte avec notre conscience »


Suite à la sortie des travailleurs de l’hôpital de la Paix qui ont décrié la gestion du directeur, la réaction de ce dernier ne s’est pas fait attendre. 

«J’avoue que les arriérés dont ils parlent datent de mathusalem. Des arriérés d’indemnité de prime mais de toutes sortes que j’ai trouvés ici. Des arriérés de 11 mois qui n’ont pas été payés. Quand nous sommes arrivés, on a essayé de mettre en place un système  pour élargir notre gamme de prestations  afin de pouvoir payer l’ensemble de ces primes. C’est dans ce cadre que nous avons réussi à faire beaucoup d’investissements au niveau du laboratoire, du bloc opératoire pour augmenter les prestations pour pouvoir satisfaire les populations et pouvoir payer toutes ces primes. Des primes qu’en tant que gestionnaire, nous avons accepté de payer.

Par contre, depuis que nous sommes là, nous payons la totalité des indemnités du personnel jusqu’au dernier centime. Concernant les arriérés que j’ai trouvés, je leur ai promis si toutefois nous avons des recettes recouvrées de procéder  petit à petit à l’épurement de ces arriérés.

L’IRM est un droit pour les travailleurs. C’est une revendication du SAMESS qui est acceptée. Nous avons cinq agents contractuels, cinq médecins pour lesquels il faut impérativement appliquer ces mesures. Nous leur avons demandé de nous laisser le temps d’étudier l’évolution de nos recettes. C’est dans ce sens que nous avons accepté de présenter les cas au conseil d’administration. La somme totale ne dépasse pas six cent mille francs Cfa. Il n’y pas deux poids deux mesures. C’est un cas normal et rentrons dans la normalisation des dossiers. Il faut que les syndicats sachent que c’est un droit, et c’est un droit que nous acceptons.

En ce qui concerne l’Ipres, nous avons fait des avancées. Nous avons proposé un plan d’apurement de dette à l’institution qui l’a accordée. Nous faisons tant bien que mal le maximum pour payer la dette. Tout peut se vérifier. On est clean, on est quitte avec notre conscience.

Les cotisations au niveau de la caisse, c’est la même chose. Il y avait trop de problèmes à notre arrivée, mais on est parvenu à éponger beaucoup de dettes. Je lance un appel à la raison. Qu’on se retrouve autour de l’essentiel.

Leur préoccupation, ce sont les contractuels. Le personnel qui a un contrat à durée déterminée. De ce côté, nous avons fait des concessions. Je leur ai proposé sur les vingt huit contractuels, de prendre dix pour leur  proposer des CDI. Là, ils étaient d’accord. Au départ c’étaient cinq qui étaient proposés, mais vu les recettes avec les efforts que nous avons faits dans le cadre de la production, j’ai donc accru le nombre. J’ai créé une commission pour la sélection de ces dix agents selon des critères qui seront déterminés. C’est une préoccupation qu’on a prise en charge. Donc il reste dix huit agents que je leur ai promis d’intégrer au fur et à mesure que les recettes augmenteront.

Nous sommes satisfaits de ce nous avons fait. D’ailleurs eux-mêmes nous ont félicité pour les efforts consentis. Je préconise la concertation. Les problèmes de la structure ce n’est pas le directeur seul qui va les régler, mais avec l’ensemble des travailleurs. On se bat au quotidien pour régler les préoccupations des populations de Ziguinchor...»
Jeudi 28 Novembre 2019
Dakaractu



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