ZIGUINCHOR : Moussa Baldé (Maer) préside l’assemblée général constitutive de l’interprofession Cajou au Sénégal.


L’interprofession Cajou du Sénégal s’est réunie en AG ce samedi 28 août 2020 à Ziguinchor, sous la présidence effective de Moussa Baldé (Maer) en compagnie des acteurs de la filière. Ainsi, au cours de cette assemblée constitutive, un bureau a été mis en place et installé par le ministre de l’agriculture. Et dans cet élan, les trois régions de la Casamance naturelle (Kolda, Sédhiou et Ziguinchor) doivent jouer un rôle important pour une organisation porteuse de la filière. 

Et à l’issue de cette assemblée générale, les acteurs ont porté à la tête de l’interprofession, M. Boubacar Konta. Et cette AG n’est que l’aboutissement d’un réel désir de structuration de la filière pour mieux lutter contre la pauvreté, le chômage et assurer une belle opportunité d’emploi surtout pour les jeunes. 

Présidant la rencontre, le ministre Moussa Baldé s'est avancé : « je félicite tous les acteurs pour les sacrifices consentis pour avoir su respecter la volonté de ce dispositif législatif et réglementaire commandant le processus interactif inclusif et participatif. Et ceci permettra de bâtir une interprofession légale légitime et représentative. Le mérite vous revient d’avoir conduit avec patience et abnégation cette dynamique de la base au sommet en réalisant beaucoup d’activités. Cela a commencé d’abord par la mise en place le 15 juillet 2015 d’un comité d’initiative par les acteurs pour piloter le processus de structuration de la filière en interprofession achevée le 26 au 30 décembre 2020. » 

Dans la même lancée, il précise : « suite à des concertations, les acteurs ont convenu aujourd’hui d’adopter les statuts, d’installer le conseil d’administration et le bureau exécutif rendant ainsi effective la mise en place de l’interprofession cajou du Sénégal. Je rappelle que malgré la Covid-19 en 2020 près de 39 mille tonnes de noix de cajou ont été collectées pour un chiffre d’affaires de 22 milliards de f cfa. 

Boubacar Konta, président élu de l’interprofession :  « je me réjouis de cette confiance placée en ma modeste personne pour diriger l’interprofession. Et avec cette structuration, on pourrait avoir des productions records d’où l’importance de se formaliser. C’est pourquoi, cette situation va créer des emplois et développer des unités de transformation. Mais également, nous devons penser à multiplier les récépissés d’entrepôts pour pouvoir stocker le maximum de cajou. Et dans cette lancée, nous avons une vision de cent mille tonnes en 2024… » 

C’est ce qui fait dire à Mamadou Ndione, le DG du Cosec que « ce dispositif arrive à son heure car l’anacarde génère beaucoup de revenus pour les acteurs. Et c’est une filière exportatrice. Aujourd’hui, si on se rappelle bien en 2017, il n’y avait que 56 tonnes qui étaient exportées au port de Ziguinchor car notre pays n’était pas considéré comme un pays exportateur de cajou. Depuis 2018, grâce aux investissements que le chef de l’État a eu à faire dans le fleuve Casamance pour le rendre navigable, la filière s’est beaucoup développée. Et rien qu’en 2019 avec 56 mille tonnes, on avait multiplié les exportations par mille. Et malgré la covid en 2020, nous nous sommes impliqués avec la DER pour permettre aux exportateurs d’exporter 40 mille tonnes. Et cette année, on ira vers des exportations records. »  

C’est ce qui lui fait dire que dans ce processus « le Cosec a joué un rôle important en intervenant dans la chaine logistique de transport maritime, d’accompagnement des dockers, des acteurs et la formation… » 

Moussa Baldé d’estimer que «  cette raison justifie aisément l’option du président Macky Sall de faire de l’anacarde l’une des filières prioritaires du projet-jeunes de transformation agro-industrielle du sud, communément appelé AGROPOL SUD… » 


Samedi 28 Août 2021
Dakaractu



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