Yoff Virage : Un propriétaire d’immeuble prive 20 familles des lueurs du soleil et de la plage


 Une défiance totale face à l’autorité judiciaire, ou ça en a tout l’air! C’est le sentiment le mieux partagé par le collectif des 37 copropriétaires d’immeubles situés à Yoff Virage, à quelques pas de la plage. Ce syndicat de copropriétaires dénonce avec la dernière énergie le mur érigé par un promoteur qui désormais les sépare des lueurs du soleil et les prive de l’accès à la mer.
 
Ce scandale a trop duré selon un plaignant, le premier d’ailleurs à avoir pris son courage à deux mains et entamé la bataille judiciaire jusqu’à l’obtention d’une décision de la part du juge intimant l’ordre au sieur de rétablir les occupants de ses immeubles dans leurs droits les plus légitimes. Sous la houlette du nommé Ngalla Dia, propriétaire d’appartement  qui a fini de rentrer au bercail après de longues années passées au pays de Dupont. Engagé, hyper motivé et prêt à en découdre jusqu’à obtenir gain de cause, l’immigré a alerté toutes les autorités compétentes : Gendarmerie, Dscos, la protection civile, lettre adressée au président de la République, entre autres démarches. Cinq ans que cette situation dramatique pour ses habitants qui ont pourtant gagné la manche juridictionnelle en ce sens que les décisions rendues plaident en leur faveur et exigent au principal concerné, un certain Dr Seydina Issa Laye Sèye de démolir toute construction faite sur les lieux avec une astreinte de 100.000 par jour qui aujourd’hui dépasse 50.000.000 F cfa. Outre le caractère illégal et illégitime de ce mur appelé mûr de la honte, un réel problème de santé publique se pose avec acuité. À en croire Ngalla Dia, les désagréments de ce scandale se sont répercutés sur la santé des occupants. « J’amène mon fils de quatre ans chez le pédiatre chaque mois parce qu’il n’arrive pas respirer normalement tout comme les autres d’ailleurs. J’ai aussi fait évacuer ma mère aux USA. Le mur surplombe la façade de nos habitations. De ce fait, nous vivons comme des prisonniers enfermés. C’est un véritable calvaire qu’on est en train de vivre actuellement », fulmine-il.  
 
Pour ce cas d’espèce, vingt familles sont touchées par ce drame environnemental qui, selon les propriétaires foule au pied les normes régies par le code de l’urbanisme. Un mur d’une hauteur de 10m et d’une longueur de 500 m avec deux portes entravent  gravement  l’épanouissement des gens qui y habitent. Écœurés, ces propriétaires appellent les bonnes volontés à porter ce combat qui est leur et rappellent le Dr Seydina Issa Laye Sèye à la raison.   
 
 
Vendredi 25 Octobre 2019
Dakaractu



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