Une affaire mêlant alcool, accusations croisées, violences et soupçons d’acte contre nature a tenu en haleine le tribunal de Pikine-Guédiawaye. Au terme de plusieurs heures d’audience sous haute tension, M. Touré et M. Y. Bâ ont été condamnés à sept ans de prison ferme pour acte contre nature et violences et voies de fait.
Selon le récit des débats judiciaires, les faits remontent à la nuit du 3 au 4 mai dernier, dans le quartier Afia 5 de Yeumbeul. D’après l’enquête, un gardien chargé de surveiller un chantier en construction aurait été alerté vers 3 heures du matin par des gémissements provenant d’une pièce inachevée.
À la barre, le vigile affirme avoir surpris les deux hommes totalement nus dans une position jugée compromettante. Pris de panique après avoir été découverts, les deux suspects auraient tenté de prendre la fuite. Le gardien soutient avoir été aspergé d’une bombe asphyxiante puis frappé au visage par l’un des prévenus, pendant que l’autre sautait depuis la terrasse du chantier pour s’échapper.
Dans leur fuite précipitée, plusieurs objets auraient été abandonnés sur les lieux : une carte nationale d’identité, des vêtements, des chaussures ainsi qu’une bouteille d’alcool. Selon les enquêteurs, l’un des accusés serait revenu le lendemain pour récupérer ses effets personnels avant d’être pris à partie par des habitants du quartier. Il aurait finalement été sauvé d’un lynchage par les policiers de la Brigade de recherches.
Devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye, les deux prévenus ont toutefois livré une version totalement différente des faits. M. Touré, âgé de 29 ans, a nié toute relation homosexuelle et dénoncé un complot monté contre lui après une soirée fortement alcoolisée.
Son coaccusé, M. Y. Bâ, un tapissier de 27 ans, a reconnu avoir beaucoup bu cette nuit-là avant de retrouver son compagnon. Mais il a accusé le vigile de l’avoir agressé physiquement puis sexuellement après l’avoir enfermé dans une pièce du chantier. À plusieurs reprises, il a insisté devant les juges : « Je ne suis pas homosexuel ».
Le président du tribunal a cependant relevé que cette accusation de viol n’avait jamais été évoquée auparavant durant l’enquête, ce qui a jeté le doute sur cette nouvelle version.
Malgré les contradictions soulevées par les avocats de la défense, le parquet s’est montré particulièrement ferme. Le procureur a estimé que les objets retrouvés sur les lieux et les témoignages recueillis confirmaient les déclarations du gardien. Il avait requis dix ans de prison ferme contre les deux hommes.
La défense, elle, a dénoncé un dossier marqué par « des incohérences et des zones d’ombre », notamment l’absence d’expertise médicale prouvant un rapport sexuel.
Mais après délibéré, le tribunal a finalement reconnu les deux prévenus coupables d’acte contre nature. Ils ont été condamnés à sept ans de prison ferme. M. Touré devra également verser 100 000 FCFA de dommages et intérêts à chacune des parties civiles.
Selon le récit des débats judiciaires, les faits remontent à la nuit du 3 au 4 mai dernier, dans le quartier Afia 5 de Yeumbeul. D’après l’enquête, un gardien chargé de surveiller un chantier en construction aurait été alerté vers 3 heures du matin par des gémissements provenant d’une pièce inachevée.
À la barre, le vigile affirme avoir surpris les deux hommes totalement nus dans une position jugée compromettante. Pris de panique après avoir été découverts, les deux suspects auraient tenté de prendre la fuite. Le gardien soutient avoir été aspergé d’une bombe asphyxiante puis frappé au visage par l’un des prévenus, pendant que l’autre sautait depuis la terrasse du chantier pour s’échapper.
Dans leur fuite précipitée, plusieurs objets auraient été abandonnés sur les lieux : une carte nationale d’identité, des vêtements, des chaussures ainsi qu’une bouteille d’alcool. Selon les enquêteurs, l’un des accusés serait revenu le lendemain pour récupérer ses effets personnels avant d’être pris à partie par des habitants du quartier. Il aurait finalement été sauvé d’un lynchage par les policiers de la Brigade de recherches.
Devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye, les deux prévenus ont toutefois livré une version totalement différente des faits. M. Touré, âgé de 29 ans, a nié toute relation homosexuelle et dénoncé un complot monté contre lui après une soirée fortement alcoolisée.
Son coaccusé, M. Y. Bâ, un tapissier de 27 ans, a reconnu avoir beaucoup bu cette nuit-là avant de retrouver son compagnon. Mais il a accusé le vigile de l’avoir agressé physiquement puis sexuellement après l’avoir enfermé dans une pièce du chantier. À plusieurs reprises, il a insisté devant les juges : « Je ne suis pas homosexuel ».
Le président du tribunal a cependant relevé que cette accusation de viol n’avait jamais été évoquée auparavant durant l’enquête, ce qui a jeté le doute sur cette nouvelle version.
Malgré les contradictions soulevées par les avocats de la défense, le parquet s’est montré particulièrement ferme. Le procureur a estimé que les objets retrouvés sur les lieux et les témoignages recueillis confirmaient les déclarations du gardien. Il avait requis dix ans de prison ferme contre les deux hommes.
La défense, elle, a dénoncé un dossier marqué par « des incohérences et des zones d’ombre », notamment l’absence d’expertise médicale prouvant un rapport sexuel.
Mais après délibéré, le tribunal a finalement reconnu les deux prévenus coupables d’acte contre nature. Ils ont été condamnés à sept ans de prison ferme. M. Touré devra également verser 100 000 FCFA de dommages et intérêts à chacune des parties civiles.