Le président Bassirou Diomaye Faye a consacré la matinée du lundi, à trois audiences avec des représentants du secteur privé américain, à Washington, dans le cadre de sa mission de travail. Ces rencontres, organisées à l'initiative des organisations américaines elles-mêmes selon la présidence sénégalaise, ont réuni Cybastion, la Chambre de Commerce des États-Unis et le Corporate Council on Africa.
Face à la délégation de Cybastion, spécialisée dans la cybersécurité et le numérique, une annonce d'environ 300 millions de dollars a été faite pour financer des projets de digitalisation au Sénégal, couvrant la cybersécurité, les centres de données et le transfert de technologies, avec l'implication de start-up sénégalaises.
La Chambre de Commerce des États-Unis a de son côté réaffirmé l'intérêt des entreprises américaines pour le marché sénégalais dans les secteurs de l'énergie, de la santé et du numérique, se disant disponible pour des partenariats public-privé. Le Corporate Council on Africa, association des investisseurs américains sur le continent, s'est engagé à mobiliser ses entreprises membres autour des priorités sénégalaises.
Devant ces interlocuteurs, le chef de l'État a inscrit chacune de ces rencontres dans une logique de souveraineté économique. Il a résumé sa position par une formule reprise par la présidence : le Sénégal ne peut pas être assis sur une mine d'or et tendre la main. Le pays affirme ainsi privilégier des partenariats dits « gagnant-gagnant », dans lesquels l'investisseur trouve sa rentabilité tout en laissant à l'État la maîtrise de son développement.
Pour la présidence sénégalaise, ce mouvement du secteur privé américain confirme que la stabilité politique, l'État de droit et la proximité géographique du Sénégal avec les États-Unis restent des atouts reconnus par les investisseurs, dans un contexte où le pays cherche par ailleurs à consolider sa crédibilité financière auprès du FMI et de la Banque mondiale.