Une fugue de collégienne a débouché sur la mise au jour d’un réseau de prédateurs sexuels sévissant dans un appartement meublé de la Cité Mixta, à Dakar. Sept personnes ont été déférées au parquet par la Division des investigations criminelles (Dic), poursuivies pour incitation à la débauche, viols répétés sur mineure, détournement de mineure et transmission volontaire du VIH pour trois d’entre elles.
Tout commence, d’après Libération, le 5 février 2026, lorsque N.A.Ndiaye, 15 ans, disparaît d’un marché de Grand-Louga alors qu’elle accompagnait sa mère faire des courses. Invoquant des violences paternelles, la jeune fille prend la fuite et gagne Dakar à bord d’un taxi « Allô Dakar », dont le chauffeur lui prête son téléphone. Au bout du fil : le tik-tokeur Omar Diop, alias Boun Khatab, qui la récupère à Bountou Pikine avant de l’acheminer vers l’appartement de la Cité Mixta, tenu par un certain Idy Barro.
Les enquêteurs localisent la mineure le 29 mars, à l’entrée de la Cité. Conduits par elle dans l’appartement, ils y trouvent Matar Lô, Mouhamed Diagne, Idy Barro, ainsi que trois jeunes femmes. N.A.Ndiaye avoue avoir eu des rapports sexuels à deux reprises avec Omar Diop avant de rejoindre la Cité Mixta. Les tests VIH pratiqués révèlent que Omar Diop, Idy Barro et Mouhamed Diagne sont tous séropositifs et ont tous abusé de la mineure.
Au total, sept personnes ont été déférées : Matar Lô (21 ans), Sala Touré (21 ans), Mouhamed Diagne (20 ans), Mariama Diallo (24 ans), Matié Tavarez (22 ans), Idy Barro (34 ans) et Omar Diop dit Boun Khatab (24 ans). Lors de son audition, Idy Barro aurait cité le nom de Pape Cheikh Diallo, pour des raisons non encore élucidées. L’affaire est à suivre.