Violences post-électorales en Guinée : Les preuves d’Amnesty International qui accablent les Forces de défense et de sécurité.


Les violences post-électorales en Guinée ont fait plusieurs victimes. Les autorités reconnaissent la mort d’au moins neuf personnes alors que l’Union des forces démocratiques de Guinée évoque 27 victimes tombées sous les balles des Forces de sécurité depuis le 19 octobre.

 

Les autorités guinéennes ont requisitionné l'armée pour assurer le maintien de l'ordre apres la tenue du scrutin du 18 octobre dernier.

 

Amnesty International dit n’être pas pour l'heure en mesure d’établir un bilan exhaustif, même si les discussions avec ses différentes sources ont confirmé la mort d’au moins neuf personnes, essentiellement tuées par balle, depuis le 19 octobre.

 

Par contre, l’Organisation de défense des droits humains détient les preuves de l'implication des forces de défense et de sécurité dans la mort de ces personnes. Par exemple, une vidéo filmée à Kobayah le 21 octobre et authentifiée montre un membre des FDS casqué et vêtu d'un gilet pare-balle tirer à trois reprises et à hauteur de personnes en direction de présumés civils, sans aucun menace apparente sur sa vie, révèle Amnesty International. 

 

Ensuite, l’analyse de balles et des douilles photographiées à Labé (région de Labé) où des militaires ont été déployés montre qu’il s’agit de munitions de types 7.62X39 mm, dont le calibre correspond aux armes de type AK/PMAK portées par les Fds.

 

Internet et appels téléphoniques perturbés

 

En plus de ces exactions passées sous silence par la Communauté internationale, l'organisation de défense des droits humains a constaté entre vendredi 23 et samedi 24 octobre, une perturbation de la connexion à Internet et des appels téléphoniques depuis et vers la Guinée. 

 

Selon le chercheur Fabien Offner, « c’est une attaque contre la liberté d’expression et une manœuvre pour réduire au silence les protestataires, les défenseurs des droits humains et les blogueurs ». 

 

 

L’organisation a aussi déploré la suspension du site Guineematin.com pour diffusion en direction sur sa page Facebook des opérations de dépouillement ». Selon Amnesty, c’est une décision extrême aux contours juridiques flous, qui n’a été susceptible d'aucun recours. 


Dimanche 25 Octobre 2020
Dakaractu



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