La Coordination du campus de Dakar du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a vivement condamné, dans un communiqué, les violences survenues à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), qui ont coûté la vie à un étudiant. Le syndicat dénonce une situation « grave et inacceptable », sur fond de tensions liées à la réforme des bourses et à des problèmes structurels persistants dans l’enseignement supérieur.
Le SAES dit déplorer « avec une profonde tristesse » le décès de l’étudiant et présente ses condoléances à la famille endeuillée ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Pour la coordination, l’université doit rester un espace de savoir et de liberté, et non un terrain de confrontation sécuritaire. « L’université n’est ni une caserne ni un champ d’expérimentation sécuritaire », rappelle le communiqué.
Le syndicat appelle au respect strict des franchises universitaires garanties par la loi n°94-79 du 7 novembre 1994 et exige le retrait « immédiat et sans condition » des forces de l’ordre du campus social. Il demande également la réouverture sans délai des restaurants universitaires, jugés essentiels à la dignité et à la sécurité des étudiants.
Face à la crise, le SAES plaide pour un dialogue « franc, responsable et sans préalable » entre toutes les parties prenantes. Il se dit disponible pour toute initiative de médiation visant à apaiser les tensions et à éviter un impact sur le calendrier universitaire.
Enfin, la coordination interpelle le gouvernement et lui demande d’assurer la protection des enseignants et de leurs familles résidant dans l’espace académique.
Cette nouvelle escalade de tensions relance le débat sur la gouvernance du système universitaire sénégalais, marqué par des revendications récurrentes liées aux conditions d’études, à la gestion des bourses et aux infrastructures.