Violences à ascendant : Mouhamed et Fatoumata Binetou Hann envoyés au tribunal par leur père


Mouhamed B Hann et sa Fatoumata Bintou Hann ont été attraits, hier à la barre du tribunal de Dakar statuant en matière de flagrants délits par leur père. Poursuivis pour violence et voie de fait à ascendant et outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions,  les prévenus ont nié les faits qui leur sont reprochés. Jugés, la fille a été relaxée tandis que son frère a écopé 6 mois assorti de sursis pour rébellion. Par ailleurs, le parquet a requis 6 mois assorti de sursis pour le délit de rébellion pour Fatou Binetou Hann avant de déclarer coupable Mouhamed B Hann du chef de violence à ascendant pour 2 ans ferme.
Il ressort des débats d’audience que le 01 juin dernier, la gendarmerie de la Foire a été informée par le père des prévenus, qu'il est victime d’une insécurité totale. Ainsi, les limiers ont fait une descente chez lui pour alpaguer son fils aîné, Mouhamed B Hann qui a d’abord refusé de les suivre. Sa sœur Fatou Bintou Hann s’en est mêlée.
«C’est leur mère qui les a montés contre moi arguant que je voulais épouser une deuxième femme»
Retraité et père de 8 enfants, le plaignant déclare qu’il n’est pas en sécurité dans sa propre maison, car ses enfants sont contre lui. A la barre, la partie civile souligne que le fond du problème venait de leur mère. Selon lui, leur mère ne cesse de les monter.
«Elle est allée jusqu’à leur dire que je vais prendre une deuxième épouse, alors que je n’en ai pas les moyens. Je crois qu’ils pensent même que c’est leur mère qui m’entretient ».
Pour le plaignant, seul leur petit frère Alioune est de son côté. Par ailleurs, d’après lui, le jour des faits son fils Mouhamed qui est un agent de la Daf est descendu sans le saluer. C’est ainsi qu’une altercation s’en est suivie et n’eut été l’intervention de son frère Alioune, « sûrement il allait m’asséner des coups », révèle le père.
Naturellement, le prévenu a balayé d’un revers de main ces accusations.
 
«Ses problèmes avec ma mère, je n’y connais absolument rien. J’ai arrêté de me mêler de ces conflits, car il n’accepte aucune critique. Je reconnais lui avoir jeté la nappe de prière et un seau qui contenait de l’eau, car j’étais très énervé contre lui ».
 Dans la même veine, Fatou Hann nie tout acte de rébellion. Pour le conseil de la défense, il n’y a aucune preuve pour le délit de violence à ascendant, avant de plaider la relaxe.
Les deux enfants ont été relaxés...
Jeudi 8 Juin 2017
Dakar actu




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